L’Amphithéâtre Cogeco accueillera des concerts intimistes jusqu’au 15 août prochain, puis pourrait ensuite présenter des événements de plus grande envergure.
L’Amphithéâtre Cogeco accueillera des concerts intimistes jusqu’au 15 août prochain, puis pourrait ensuite présenter des événements de plus grande envergure.

250 personnes: un cadeau du ciel pour le secteur culturel

Pierrick Pichette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Avec la décision du gouvernement d’autoriser les rassemblements publics de 250 personnes et moins, les citoyens de la région sont en droit de s’attendre à une fin d’été plus mouvementée.

«À 50 personnes, c’était très limitatif pour nous. Maintenant à 250, on voit apparaître beaucoup plus d’opportunités. C’est donc très positif pour nous, ça nous permettra de rouvrir notre billetterie, fermée depuis mars dernier, et reprendre la plupart de nos services», a indiqué la directrice générale de Culture Trois-Rivières, Nancy Kukovica.

L’organisation devrait d’ailleurs procéder à une grosse annonce dans le courant de la semaine prochaine. «Il nous est impossible de donner des détails pour le moment, mais disons que c’est quelque chose qu’on travaille depuis plusieurs semaines, qui est maintenant rendu possible grâce à cette annonce de la Santé publique», a-t-elle ajouté.

Lorsque le gouvernement a donné le feu vert pour la tenue de ces rassemblements, le même cri de joie a été poussé par les membres de la Corporation des événements de Trois-Rivières, qui avaient d’ailleurs planifié quelques concerts intimistes devant 50 personnes et moins au cours des prochaines semaines, à l’Amphithéâtre Cogeco.

«On avait déjà travaillé sur une façon d’offrir tout de même quelque chose à notre public, mais c’est certain que cette nouvelle, qui arrive quelques jours plus tard, est encore plus réjouissante. On va pouvoir développer des événements à plus grand déploiement qui relanceront encore plus notre saison estivale», a fait savoir la directrice générale adjointe de la Corporation des événements de Trois-Rivières, Marie-Michelle Mantha.

Il faut toutefois noter que les concerts intimes continueront d’accueillir un maximum de 50 spectateurs en raison de «l’environnement différent qui a été aménagé à l’amphithéâtre». Le public pourra effectivement prendre place sur des tabourets et profiter de quelques tables hautes pour admirer la performance des artistes.

La billetterie de la salle J.-Antonio-Thompson reprendra du service dès le 12 août.

C’est à partir du 15 août, date du dernier spectacle annoncé par l’organisation, que les événements culturels de plus grande envergure commenceront à être mis sur pied, «dans une tout autre ambiance». L’équipe qui administre l’Amphithéâtre Cogeco ne ferme pas la porte à organiser d’autres activités d’ici le 15 août, mais concentrera ses efforts dans l’organisation de spectacles à plus grand déploiement après cette date.

En ce qui a trait au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, qui avait dévoilé sa programmation estivale mercredi, cette annonce a également été accueillie dans la joie. Les divers spectacles et célébrations eucharistiques qui devaient y prendre place devant un maximum de 50 personnes pourront désormais être présentés devant 250 spectateurs.

«On a l’impression d’avoir été prophètes de bonheur. On est encore en train d’évaluer nos possibilités, mais c’est certain qu’on veut maximiser cette opportunité. Ça tombe bien parce que nous sommes encore à quelques jours de notre festival de l’Assomption. Si tout se déroule comme prévu, nous devrions déplacer les spectacles du petit sanctuaire, où il y a 300 places assises, vers la basilique, où on en compte 1600. Ça va nous permettre de respecter les normes imposées», a exprimé le coordonnateur aux communications et aux événements du sanctuaire, Marc-André Pelletier.

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap tiendra de nombreuses activités estivales à vocations religieuse et culturelle.

Bonne nouvelle pour les industries trifluviennes

Par ailleurs, les instances culturelles de la région ne seront pas les seules à bénéficier de la plus récente autorisation de la Direction nationale de santé publique. Les industries de Trois-Rivières, qui ont eu la vie particulièrement dure lors des derniers mois, pourraient elles aussi voir leur achalandage augmenter grâce à cette nouvelle.

«En plus de pouvoir faire vivre encore mieux notre amphithéâtre, ces 250 personnes pourront également contribuer aux succès des entreprises de restauration et des services hôteliers qui se situent en périphérie. Souvent, quand les gens viennent voir un spectacle, ils ont l’habitude de faire une sortie complète, donc d’aller manger, de prendre un verre et même parfois de dormir en sol trifluvien», a expliqué Mme Mantha.

Chose certaine, partout dans la région, cette permission représente une occasion en or de finir la saison touristique sur une bonne note.

«Je ne sais pas si on peut qualifier ça de second souffle. À tout le moins, pendant le confinement, nous n’avons pas cessé de travailler pour élaborer des façons d’offrir quelque chose aux gens malgré le contexte actuel. C’est donc un scénario vers lequel on est très contents de se diriger», a conclu Nancy Kukovica.