Le ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Laurent Lessard.

2,5 millions $ pour la Commission scolaire de la Riveraine

Le ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, a annoncé une aide financière de plus de 14 millions $ pour la rénovation des écoles de sa région, en 2018. De ce montant, la Commission scolaire de la Riveraine recevra une part de 2,5 millions $.

La Commission scolaire consacrera une somme importante de ces investissements à la réfection de la piscine de l’école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Béquets qui est âgée de plus de 40 ans et qui est utilisée non seulement par les élèves, mais aussi par les citoyens de la municipalité, indique la présidente de la commission scolaire, Marjolaine Arsenault. «C’est la seule piscine qu’on a dans le secteur à l’exception de celle de Nicolet», précise-t-elle.

Les investissements annoncés par le ministre Lessard font partie de l’enveloppe budgétaire de 740 millions $ prévue pour l’année 2018 par le gouvernement du Québec afin d’améliorer les infrastructures scolaires. Cette enveloppe ne touche pas la construction de nouvelles écoles et ne touche donc pas la reconstruction de l’école Le Rucher de Saint-Sylvère qui fut complètement rasée par un incendie, en août 2017. Le ministre a indiqué que la question de la construction et de la reconstruction des écoles irait plutôt vers le mois d’avril puisqu’il s’agit d’une autre enveloppe budgétaire.

En décembre dernier, la Commission scolaire de la Riveraine a fait savoir au ministère de l’Éducation, par voie de résolution, qu’elle souhaite la reconstruction de l’école Le Rucher de même que la reconstruction de l’école Marquis de Saint-Célestin, fermée depuis juin dernier pour des problèmes de fissures importantes dans la structure. Des analyses d’ingénieurs ont démontré que la rénovation du bâtiment n’était pas une option et que les coûts d’une rénovation seraient équivalents à ceux d’une construction neuve.

La Commission scolaire souhaite que l’école Marquis accueille les élèves de la municipalité de Saint-Célestin, de même que ceux qui ont des besoins particuliers de l’école Le Rucher et les élèves des classes de langage.

Cette école deviendrait donc un projet pilote d’une école inclusive en milieu rural. «Ces élèves-là (de l’école Le Rucher), on ne veut pas les ghettoïser», explique Mme Arsenault. «On veut une école inclusive. Étant dans un milieu où il a une autre école, à l’occasion, ils pourraient jouer avec les autres élèves, aller à la cafétéria avec eux, faire de petites activités, mais être aussi dans leur endroit à eux quand ils en ont besoin. Ce sont des enfants qui vivent en société, qui doivent côtoyer les autres et que les autres doivent côtoyer aussi», plaide-t-elle.

La Commission scolaire souhaite donc que les deux écoles soient près l’une de l’autre, sur des terrains adjacents, à Saint-Célestin.

La Commission scolaire attend toujours des réponses de la part du ministère.
Notons qu’au Centre-du-Québec, la Commission scolaire des Bois-Francs a reçu 5,2 millions $ et la Commission scolaire Des Chênes, 6,4  millions $.