La Ville de Shawinigan s’est entendue sur une nouvelle période de cinq ans avec sa principale attraction touristique.
La Ville de Shawinigan s’est entendue sur une nouvelle période de cinq ans avec sa principale attraction touristique.

2,5 M$ pour cinq ans à la Cité de l’énergie

SHAWINIGAN — La Cité de l’énergie bénéficiera de la même aide financière de base que son entente précédente avec la Ville de Shawinigan, sans les petits extras qui s’étaient ajoutés en cours de route. Un contrat de cinq ans satisfaisant pour la directrice générale, Sandie Letendre, qui convient du même souffle que l’attraction touristique ne pourra éviter un déficit en 2020.

Lors de la séance publique du conseil municipal de Shawinigan mardi soir, les élus ont adopté une résolution qui confirme la ratification d’une nouvelle entente de cinq ans, qui couvre les années 2020 à 2024 inclusivement.

Le contrat précédent couvrait les années 2014 à 2018. Il prévoyait notamment le versement d’un montant de 500 000 $ par année pour le musée, le spectacle et le centre d’interprétation.

Cette aide financière de base avait été bonifiée d’un montant de 60 000 $ en 2014, puis de 50 000 $ en 2015, 2016 et 2017 pour la mise en place de la nouvelle version du spectacle Amos Daragon.

En décembre 2014, la Cité de l’énergie était également parvenue à arracher un montant supplémentaire de 30 000 $ par année pour la durée de l’entente, pour un total de 150 000 $, pour son «développement international». La Ville de Shawinigan versait aussi une aide financière de 10 000 $ chaque année pour l’organisation des feux d’artifice, à la fin de la saison.

Dans les faits, la Cité de l’énergie bénéficiait ainsi d’une aide financière annuelle moyenne de 582 000 $ venant de la Ville de Shawinigan, ou de 2,9 millions $ sur cinq ans.

Le conseil municipal a resserré un peu les modalités dans l’entente adoptée mardi soir. Le montant de base de 500 000 $ est maintenu. Mais pour le reste, les petits extras ont disparu.

«C’est la même entente sur cinq ans», résume le maire, Michel Angers. «C’est le même montant de base, non indexé.»

Le maire de Shawinigan précise que le montant prévu en 2020 sera vraiment déterminé à la fin de l’année, étant donné que le spectacle Nezha a été reporté à l’an prochain en raison de la crise sanitaire. Il s’agit de la même ligne directrice adoptée pour la majorité des événements prévus à Shawinigan cette année, précise-t-il. La Ville remboursera les dépenses encourues, mais ne versera pas la totalité de l’aide financière anticipée aux organisations en 2020.

Plus précisément pour la Cité de l’énergie, la Ville de Shawinigan prévoyait accorder 175 000 $ pour le musée, 150 000 $ pour le centre d’interprétation et 175 000 $ pour le spectacle à la Cité de l’énergie cette année. Le dernier volet fera assurément l’objet de discussions, puisqu’il n’est finalement pas présenté en 2020.

Mieux qu’en 2019

Pour Mme Letendre, la base de référence s’établissait surtout avec l’année 2019. À son arrivée à la direction générale, elle avait dû se débrouiller avec une coupe de la moitié de l’aide de base prévue, donc 250 000 $. La Ville souhaitait rediriger ce quart de million $ vers son développement économique. Il s’agissait d’une décision transitoire en attendant la nouvelle entente à long terme adoptée mardi.

«Nous voulions revenir au niveau d’avant 2019, qui était une situation exceptionnelle», explique Mme Letendre. «Nous étions contents que la Ville ait l’ouverture de revenir à un montant plus important que l’an dernier, car la coupe nous avait fait mal, même si on savait que c’était une situation temporaire.»

«Nous sommes à un niveau un peu plus bas comparativement à l’avant-2019, mais c’est quand même satisfaisant par rapport à notre planification budgétaire.»

La soustraction moyenne annuelle de 82 000 $ par rapport à l’entente quinquennale précédente n’indispose donc pas trop la dirigeante.

«Si on l’avait, on l’utiliserait!», convient Mme Letendre. «Mais de part et d’autre, on vit une situation exceptionnelle. Nous ne pouvons pas présenter de spectacle cette année et la Ville doit affronter des dépenses exceptionnelles liées à la COVID. Au moins, nous avons une base d’entente qui nous satisfait.»

La Cité de l’énergie devra mettre également une croix sur le montant annuel de 10 000 $ pour l’organisation de ses feux d’artifice, puisqu’ils ne seront pas présentés en août.

Actuellement, la Cité de l’énergie se limite à l’accueil de 90 visiteurs par jour, soit 18 à l’heure pendant cinq heures.

«Dans ce contexte de COVID, nous prévoyons un déficit à la fin de l’année; on ne s’en sortira pas», anticipe Mme Letendre. «La Ville fait une bonne contribution et pour le reste, c’est à nous de faire un suivi serré de nos dépenses et de nos revenus.»

La directrice générale est satisfaite de l’adaptation des employés et des visiteurs dans le contexte particulier de cette saison touristique. À compter du 9 juillet, la Cité de l’énergie offrira à nouveau ses croisières et ses tours de ville. Le sommet de la tour d’observation est redevenu accessible samedi dernier.