Le directeur général du Centre de services scolaire de La Riveraine, Pascal Blondin, et le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.
Le directeur général du Centre de services scolaire de La Riveraine, Pascal Blondin, et le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

21 millions $ pour La Riveraine, dont 17 pour la construction d'une école à Bécancour

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Bécancour — Une semaine après les 91 millions de dollars annoncés sur la rive nord en éducation, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a confirmé vendredi un investissement de plus de 21 millions de dollars sur le territoire du Centre de services scolaire de La Riveraine, dont 17,2 millions de dollars serviront à la construction d’une école primaire de 13 classes à Bécancour, possiblement dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval.

Une somme additionnelle de 2,2 millions de dollars servira à l’ajout de deux classes d’éducation préscolaire à l’école Tournesol à Saint-Léonard d’Aston et un montant de deux millions de dollars sera consacré à l’ajout de deux autres classes d’éducation préscolaire, qui seront déterminées éventuellement par La Riveraine.

«Ces projets permettront d’offrir à des milliers d’élèves des milieux d’apprentissage modernes et stimulants», a déclaré M. Martel.

Et les travaux d’infrastructures scolaires devront désormais être réalisés selon la nouvelle vision gouvernementale en matière de construction, d’agrandissement et de rénovation d’écoles. Inscrite dans une perspective d’intégration à la communauté et de développement durable, la nouvelle génération d’écoles sera adaptée aux nouvelles méthodes d’enseignement. Les espaces communs favoriseront la socialisation et le sentiment d’appartenance des élèves.

«Ces nouvelles installations vont répondre à un besoin réel dans nos collectivités, mais je me réjouis tout particulièrement de cette annonce parce que je sais jusqu’à quel point la présence d’une école contribue au dynamisme et à la vitalité d’une communauté en milieu rural. En renforçant notre réseau d’infrastructures scolaires en région, nous contribuons à la qualité de vie de nos concitoyens et nous leur donnons une très belle raison de plus d’habiter le territoire et de s’y installer à demeure», renchérit M. Martel.

Celui-ci n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait de la troisième école qu’il annonçait depuis le dernier mandat, après l’école Marquis, de Saint-Célestin, et l’école de Saint-Sylvère, qui avait été la proie des flammes.

«À une époque, on luttait pour conserver les écoles dans le territoire de Nicolet-Bécancour. Je me rappelle qu’il y a eu des fermetures d’écoles. Depuis quelques années, on annonce des nouvelles constructions, des nouvelles classes», s’est-il plu à soulever.

D’ailleurs, le directeur général de La Riveraine, Pascal Blondin, a rappelé que la dernière construction d’une école sur le territoire remontait à 40 ans, soit à Bécancour et Deschaillons.

«Aujourd’hui, on va avoir trois chantiers, en même temps, trois nouvelles écoles, c’est du gros travail mais ça va répondre à des grands besoins qu’on a exprimés au ministère de l’Éducation. Ce seront des écoles lumineuses, ouvertes, éclairées, acoustiques, avec de l’espace pour les jeunes autant à l’intérieur qu’à l’extérieur», a-t-il commenté.

Si l’école Marquis de Saint-Célestin devrait être prête pour la rentrée scolaire 2021, celle de Saint-Sylvère devrait suivre l’année suivante alors que, dit-il, «on est à l’étape du 60 % des plans et devis qu’on doit présenter au ministère de l’Éducation au plus tard en décembre». Quant à la nouvelle école annoncée pour Bécancour, il a évoqué un horizon de trois ans.

Report des activités parascolaires: «il faut accepter les imperfections»

Appelé à réagir à la controverse soulevée par le report de toutes les activités parascolaires jusqu’au 14 septembre, Donald Martel affirme «qu’il faut accepter les imperfections».

«Le plan que le ministre a préparé, c’est un bon plan. Il faut s’attendre à des imperfections. Mais je pense que c’est bien parti et je suis très confiant pour l’avenir», a-t-il déclaré vendredi en marge d’un point de presse sur des investissements en éducation.

Celui-ci rappelle que «ce n’est jamais arrivé dans l’histoire du Québec que nos enfants ont été cinq mois sans aller à l’école». «On est dans un contexte de pandémie, le virus est toujours là, on connaît les difficultés, les désavantages de ne pas aller à l’école. Il y a 1,1 million d’enfants rentrés, 100 000 éducateurs-professeurs. C’est tout un défi», souligne M. Martel.

D’ailleurs, le directeur général de La Riveraine, Pascal Blondin, admet que «ce n’est pas simple pour les centres de service scolaire, pas plus pour les écoles primaires et secondaires». «Par contre, on comprend la situation. On comprend qu’il y a des directives qui changent au niveau de la santé publique et du ministère de l’Éducation. On essaie de s’ajuster le plus rapidement possible», a-t-il fait savoir.

Finalement, le député Martel a tenu à dire qu’il était «très fier des Québécois pour le début de la pandémie où on a mis la politique vraiment de côté». «Tous les Québécois, on a travaillé de façon solidaire. Je demanderais un peu la même chose pour la rentrée scolaire. Je sais que les centres de service, les professeurs, tout le personnel ont travaillé très fort pour cette réussite de rentrée scolaire», a-t-il conclu.