La nouvelle glissoire réfrigérée connaît un grand succès à l’île Saint-Quentin. D’autres investissements sont à venir cet été, confirme le président de la corporation, Pierre-Luc Fortin.

2018, l’année de l’île Saint-Quentin

Trois-Rivières — Il semble désormais bien loin le jour où l’île Saint-Quentin devait limiter ses activités et faire un grand ménage dans son administration pour assurer la survie de cette corporation. En 2018, les investissements s’annoncent importants, au bénéfice des utilisateurs qui pourront avoir accès à des installations beaucoup plus modernes et repensées.

On se souviendra qu’à la suite d’une grande restructuration, la Corporation de l’île Saint-Quentin a choisi de revoir sa grille tarifaire et de recentrer sa mission autour de la famille, de la nature et de l’accessibilité. On a du même coup statué sur la gratuité pour les enfants en ce qui concerne l’accès à l’île. Déjà, l’inauguration cet hiver de la nouvelle glissoire réfrigérée a marqué un point tournant dans les activités et l’achalandage de l’île Saint-Quentin, reconnaît le président de la corporation, Pierre-Luc Fortin.

«La nouvelle grille tarifaire, c’est une chose, mais c’est vraiment la glissoire réfrigérée qui a fait la différence. On le constate depuis son inauguration», explique-t-il. En effet, alors que l’île n’attirait plus beaucoup de groupes scolaires dans les dernières années, pas moins de 18 écoles sont venues en sortie scolaire avec les enfants depuis le 22 décembre dernier. Déjà, des groupes réservent aussi des dates pour l’an prochain.

La vente des abonnements annuels a également doublé durant la période des Fêtes, comparativement au même moment l’an dernier. En 15 jours, il s’est vendu deux fois plus de passes annuelles qu’à la même période en 2016-2017. Une réussite attribuable tant à la nouvelle grille tarifaire qu’aux nouveaux services offerts, croit M. Fortin.

Déjà, d’importants travaux s’annoncent pour le printemps afin de se refaire une beauté pour la saison estivale. Le plus important investissement sera fait du côté du pavillon des baigneurs, qui sera complètement rénové. «On change les toilettes, les douches, on fait peau neuve! Ça faisait très longtemps qu’on attendait ça, et les usagers aussi», fait remarquer Pierre-Luc Fortin.

À quelques mètres de là, tout près de l’aire de jeux, sera construit un nouveau pavillon baptisé la Rosalie. Ce local servira notamment de salle de réunion pour les groupes, mais surtout de lieu de rassemblement pour la clientèle des garderies et CPE qui choisissent de fréquenter le parc.

La promenade et les sentiers situés entre le pavillon Jacques-Cartier et le pavillon des baigneurs, le long du fleuve, seront complètement refaits, avec notamment du repavage, installation de mobilier urbain, nouvelles tables, lampadaires, poubelles et le souci de meubler cet espace avec des équipements aux couleurs des équipements utilisés ailleurs dans les parcs de la Ville, afin d’assurer une signature uniforme.

Le stationnement sera aussi repensé afin de préserver le plus possible les espaces verts.

Déjà, un grand ménage avait été fait sur le site avec des opérations d’élagage des arbres, en plus de la plantation de 75 nouveaux arbres. L’automne dernier, le préau situé non loin du pavillon des baigneurs a aussi été refait.

Au total, tous ces investissements, incluant la glissade réfrigérée, représentent tout près de 1,4 M$, de l’argent obtenu par des subventions de même que par le rebalancement de la part de la Ville d’une partie des surplus budgétaires. Par ailleurs, les investissements qui permettront d’amener l’eau et les égouts à l’île Saint-Quentin sont repoussés à plus tard, alors que la corporation étudie les différentes options sur la table.

Un projet de rénovation de la passerelle sera également à l’étude dans les prochains mois, cet équipement étant un produit d’appel important pour le parc, rappelle Pierre-Luc Fortin.

«En tout, on aura fait plus en un an que durant bien des années. Les gens qui vont venir nous voir et s’abonner, il est clair qu’ils vont en avoir pour leur argent», conclut Pierre-Luc Fortin.