Des élèves de l'école Chavigny ont planté 200 arbres et végétaux, mardi, sur le terrain de leur école, pour compenser les émissions de gaz à effet de serre du grand Prix de Trois-Rivières.

200 arbres plantés pour compenser les émissions de CO2

TROIS-RIVIÈRES — Tel que promis à la fin mai, le Grand Prix de Trois-Rivières a fourni près de 200 arbres et végétaux aux élèves de l’école Chavigny afin de compenser les émissions de gaz à effet de serre de l’événement. Les élèves de l’école ont planté ces végétaux mardi sur le terrain de l’école.

«C’est vraiment stimulant de voir les élèves embarquer comme ça, se réjouit Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix. Ç’a l’air beaucoup, 200 arbres, mais pour nous, c’est ce qu’on doit faire pour compenser et capturer le carbone qui est émis par les voitures de course. Ça nous permet de redonner à la communauté trifluvienne et la communauté mauricienne, parce qu’on est vraiment chanceux de pouvoir compter sur une communauté aussi vivante.»

Les 180 arbres plantés serviront de haie brise-vents pour protéger les terrains sportifs de l’école. Ils formeront également une séparation entre la cour d’école et les résidences voisines.

«Parfois, il y a des ballons qui sont envoyés dans les cours voisines et c’est important pour nous de ne pas déranger les gens», explique Élizabeth Allard, membre du comité environnement de l’école Chavigny.

La vingtaine de végétaux restants a servi à créer une forêt nourricière près de la serre de l’école, l’École en fleurs, où travaille un groupe d’élèves ayant des besoins particuliers.

L’activité de mardi était également l’occasion pour les élèves préoccupés par les changements climatiques de faire un geste significatif pour l’environnement. «On veut faire une différence pour les élèves dans le futur, qu’ils aient un environnement vert, une école en santé. On veut aussi faire notre part pour l’environnement», poursuit Élizabeth.

Un premier pas

Les végétaux plantés mardi serviront à compenser les émissions de l’édition 2018 du Grand Prix, mais uniquement celles des véhicules lors des courses. L’organisation de l’événement souhaite en faire davantage pour réduire son empreinte écologique dans les années à venir.

Cette année, la Fondation Trois-Rivières pour un développement durable estimera également les émissions causées par le transport des participants au Grand Prix et par le transport des voitures de course.

«Éventuellement, on veut aussi le faire pour les spectateurs: calculer les repas, la distance qu’ils parcourent pour venir ici, précise M. Fugère. C’est un début. On s’inscrit dans une logique qui va nous permettre de rendre les activités du Grand Prix plus durables.»

L’organisation souhaite également réduire la quantité de déchets produits lors de l’événement, mieux valoriser les déchets récupérés et réduire l’emploi de bouteilles de plastique, même si celles-ci ne pourront être bannies dans l’immédiat, puisque des sources d’eau potable ne se retrouvent pas dans toutes les sections du site.