Un nouveau point de rencontre dans le cadre des Défis du parc, le 2800 du Parc! De gauche à droite: Steeve Carpentier (actionnaire du 2800 du Parc), Martine Tousignant (Parcs Canada), Marie-Josée Gervais (directrice générale des Défis du Parc) et Michel Angers (maire de Shawinigan).

13e édition des Défis du parc: un nouveau terrain de jeu au lac Édouard

Shawinigan — Les travaux toujours en cours sur son terrain de jeu forcent l’organisation des Défi du parc national de la Mauricie de continuer à faire preuve d’ingéniosité pour offrir une fin de semaine à la hauteur des attentes, en septembre. Ces nouveautés ont été présentées lundi après-midi sur le site d’un nouveau partenaire, le 2800 du Parc, qui deviendra le centre d’enregistrement de la prochaine édition ainsi que l’hôte de la traditionnelle journée d’exposants et de conférences du vendredi.

Cette alliance peut être qualifiée de naturelle, puisque tous les participants doivent inévitablement passer devant cette nouvelle attraction touristique avant d’entrer au Parc national de la Mauricie du côté de Saint-Jean-des-Piles. L’ancienne grange a été transformée en pavillon d’accueil, où des ouvriers s’affairent pour le moment à aménager une salle de conférence et trois chalets. Le dévoilement de la programmation était présenté dans la partie bistro, pratiquement terminée.

L’un des promoteurs du 2800 du Parc, Steeve Carpentier, se pince pour être certain de ne pas rêver quand il parle de ce partenariat. En fait, cette association correspond parfaitement à ce qu’il avait imaginé lorsqu’il avait approché Stéphane Diamond et Sophie Milette pour réaliser ce projet, en 2017.

«Nous sommes encore en chantier, mais je veux qu’au début septembre, ce soit plus que présentable», prévient-il. Le triathlète assure que diverses activités seront organisées pendant les Défis du parc pour permettre aux sportifs de relaxer après avoir complété leur épreuve, à quelques kilomètres de là.

Des centaines de participants sont attendus à nouveau à ce grand festival de l’activité physique, du 6 au 8 septembre. En 2019, l’entrée Saint-Jean-des-Piles redeviendra le centre d’accueil, après avoir cédé ce privilège à Saint-Mathieu-du-Parc, l’an dernier, en raison des fameux travaux. Ces derniers ne sont toutefois pas entièrement complétés, ce qui a forcé les organisateurs à créer d’autres nouveautés pour cette treizième édition.

La principale innovation consistera à intégrer le lac Édouard dans la programmation. Une marche de 3 kilomètres y sera présentée le 6 septembre, ainsi qu’un triathlon le 8 septembre. Cette épreuve comprendra un kilomètre de nage en eau libre, 30 kilomètres de vélo et huit kilomètres de course à pied. Pas moins de 600 participants seront attendus. L’équipe féminine des Roses relèvera son défi au même endroit.

«Comme nous sommes du côté de Saint-Jean-des-Piles cette année, le lac Édouard était l’un des lacs accessibles pour nous», explique Marie-Josée Gervais, directrice générale de l’événement. «Il y a une plage extraordinaire pour faire un triathlon. Nous allons donc nous l’approprier pour la journée de dimanche.»

Le 8 septembre également, une course de huit kilomètres sera proposée au lac Édouard. À l’origine, Mme Gervais avait mis une croix sur cette épreuve après onze années, mais elle a dû se raviser. Résultat? Il ne reste qu’une cinquantaine de places disponibles sur les 300 prévues.

«Nous avons eu tellement de demandes!», reconnaît-elle. «C’est juste que c’est une lourde commande d’avoir deux lieux à gérer, soit Rivière-à-la-Pêche et le lac Édouard, où il n’y a pas de chapiteau, pas d’électricité. C’est une grosse gestion, mais après des discussions, on s’est dit qu’il fallait intégrer la course à pied. C’est sans doute la partie la plus ouverte à tous et c’est très en demande.»

«Le lac Édouard n’est pas un site habitué à être dans une dynamique sportive», fait remarquer Martine Tousignant, conseillère, politiques et programmes chez Parcs Canada. «C’est donc une belle nouveauté à apporter à cet événement.»

Les deux épreuves Cyclosportives Sugoi s’étendront cette année sur 57 ou 114 kilomètres, toujours en raison des travaux. Les cyclistes pourront toutefois rouler sur une route fraîchement asphaltée. Selon l’épreuve choisie, il s’agira d’un ou deux allers et retours au belvédère Le Passage. Seul bémol, ce volet est réservé à 1300 participants, pour des raisons de sécurité notamment.

Fraîchement arrivé du Grand défi Pierre-Lavoie, le maire de Shawinigan, Michel Angers, n’a évidemment pas raté l’occasion d’appuyer un événement qui lui a infusé la passion du vélo. En aide financière et en services divers, il estime que la contribution municipale s’élève autour de 100 000 $.

«Les Défis du parc, c’est une aventure difficile, mais agréable», mentionne-t-il. «Cet événement donne à Shawinigan un très beau rayonnement à travers le Québec.»

Défi des entreprises

Dans la région, une dizaine d’entreprises motivent leurs employés pour participer aux Défis du parc, une tendance qui s’accentue depuis trois ans. La Société Laurentide possède un partenariat privilégié, grâce auquel un entraînement spécifique est suggéré aux participants.

«C’est un programme de remise en forme, un peu comme les Roses, mais pour une entreprise», explique Mme Gervais. «On propose aux gens de faire une marche ou de la course à pied en septembre, dans le cadre des Défis du parc. Cette année, une quarantaine d’employés de la Société Laurentide sont inscrits au programme.»