Julie Saint-Onge, chef de service équipe volante, développement de la relève et aspect déontologique en soins infirmiers d’assistance, rive nord, pour le CIUSSS-MCQ.
Julie Saint-Onge, chef de service équipe volante, développement de la relève et aspect déontologique en soins infirmiers d’assistance, rive nord, pour le CIUSSS-MCQ.

125 nouvelles infirmières au CIUSSS-MCQ: «Une bouffée d’air frais»

Trois-Rivières — C’est un vent de fraîcheur qui déferle ces jours-ci sur le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, avec l’accueil en ses murs de dizaines de nouvelles candidates à l’exercice de la profession infirmière (CEPI). En cette période particulière, ce recrutement est d’autant plus apprécié par les équipes qui mettent les bouchées doubles pour répondre à la demande dans un contexte de crise sanitaire.

D’ici la fin du mois de juin, ce sont pas moins de 125 nouvelles CEPI qui arriveront au CIUSSS-MCQ. Cette semaine, 84 recrues des cégeps de Trois-Rivières et Shawinigan et de l’UQTR ont fait leur arrivée et sont en formation pour les deux prochaines semaines, avant d’être déployées sur les différents départements qui les accueilleront pour le début de leur carrière. Dans quelques semaines, leurs collègues des cégeps de Drummondville et Victoriaville les rejoindront.

«C’est une bouffée d’air frais pour tout le monde, et surtout pour les équipes qui ont bien hâte de les accueillir», résume Julie Saint-Onge, chef de service équipe volante, développement de la relève et aspect déontologique en soins infirmiers d’assistance, rive nord, pour le CIUSSS-MCQ.

Selon Mme Saint-Onge, le recrutement annuel normal au CIUSSS pour la période actuelle tourne toujours autour de 125 nouvelles infirmières. Ce nombre sera d’environ 200 annuellement étant donné que le recrutement se poursuit tout au long de l’année, mais est forcément plus élevé lorsque les cohortes terminent. Toutefois, le contexte actuel donne une couleur particulière à cette arrivée.

«À chaque année, les CEPI ont hâte de débuter leur carrière, et les collègues ont hâte de voir arriver la relève. Mais évidemment, cette année, le caractère est particulier. Les équipes ont été très éprouvées par le contexte. Avant la pandémie, on connaissait déjà une pénurie, avec ce que ça apporte de fatigue, de temps supplémentaire. De voir arriver ces jeunes très motivées, avec la fougue dans les yeux, prêtes à débuter et à venir prêter main-forte, c’est évidemment apprécié», explique Julie Saint-Onge.

La fin abrupte des cours au cégep et à l’université lors de l’arrivée de la pandémie a causé beaucoup d’inquiétude, tant pour les futures infirmières qui craignaient de devoir reporter d’un an l’obtention du diplôme, que pour les établissements de santé qui attendaient de pied ferme cette importante relève.

«La délivrance du permis en contexte d’urgence sanitaire par Québec est venue nous rassurer», explique Julie Saint-Onge, qui ajoute que la fin de session a pu se compléter par des enseignements à distance. Par contre, étant donné l’absence de stage ou de pratique technique durant les dernières semaines, le CIUSSS-MCQ a devancé de trois semaines l’accueil habituel des CEPI pour prolonger le stage d’accueil.

«On peut dire qu’on leur a fait un accueil spécial-COVID, avec des formations théoriques mais aussi pratiques et en laboratoire pour revoir certaines notions et rafraîchir les connaissances», souligne-t-elle, précisant que la formation habituelle de 3 jours est donc prolongée de 8 à 10 jours selon les départements. Par la suite, les CEPI seront déployées dans les différents départements où elles ont été assignées, et pourront y réaliser un stage d’orientation variant de 6 à 10 jours, avant d’intégrer les équipes de soins au mois de juin. En tout temps durant ce processus, elles peuvent compter sur l’appui de 15 préceptrices, des infirmières d’expérience qui joueront auprès d’elles le rôle de «fée marraine».

Il faut dire que plusieurs de ces infirmières avaient déjà eu la chance de travailler dans le réseau de la santé, soit comme préposées aux bénéficiaires le soir et les fins de semaine en conciliation travail-études, ou encore lors d’un externat qu’elles pouvaient réaliser durant la période estivale. «Nous avons un beau partenariat avec les établissements d’enseignement de la région, ce qui nous permet aussi d’assurer une rétention auprès de ces étudiants. Pour eux, ça s’inscrit aussi dans un cheminement de carrière intéressant», croit Julie Saint-Onge, qui rappelle que l’embauche des infirmières, infirmières auxiliaires ou préposés aux bénéficiaires se continue à l’année longue au CIUSSS-MCQ, et que les taux de placement en ce moment pour les différentes formations sont pratiquement de 100 %.