De gauche à droite: Chantal Filion, directrice des services administratifs, Luc Pellerin, directeur général, Alexandre Ollive, président du conseil d’administration, Sylvie Lemay, directrice des études et, à l’avant, Isabelle Harvey, coordonnatrice du programme.
De gauche à droite: Chantal Filion, directrice des services administratifs, Luc Pellerin, directeur général, Alexandre Ollive, président du conseil d’administration, Sylvie Lemay, directrice des études et, à l’avant, Isabelle Harvey, coordonnatrice du programme.

1,2 M$ en équipements de radiodiagnostic au Collège Laflèche

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les finissants en technologie de radiodiagnostic du Collège Laflèche n’auront aucune difficulté à entreprendre leur carrière en milieu hospitalier dès la sortie de leurs études. L’établissement vient en effet d’investir rien de moins que 1,2 M$ pour se procurer des appareils qui leur permettront d’acquérir des connaissances à la fine pointe de la technologie.

L’investissement comprend l’achat d’un nouvel appareil de tomodensitométrie (CT-scan), de deux appareils de radiographie générale en technologie DR, le réaménagement de la structure du local de scan ainsi qu’un fantôme anatomique et un fantôme de sein.

Ces deux pièces d’équipement au nom un peu étrange sont en fait des mannequins dans lesquels se trouvent toutes les structures anatomiques d’un corps humain pouvant être visionnées lors d’un vrai radiodiagnostic.

Isabelle Harvey, coordonnatrice du programme, indique que les appareils acquis sont les mêmes que dans les centres hospitaliers. «Vous iriez passer un scan à Shawinigan, ils ont le même équipement», dit-elle.

Le Laflèche a remplacé ses appareils de radiographie générale car ils dataient de 2009, indique Mme Harvey. «La technologie était devenue désuète», dit-elle. Le collège trouvait important de former ses étudiants avec les appareils représentatifs du milieu, «autant en clinique privée qu’en centre hospitalier», précise-t-elle. L’avantage de cette nouvelle technologie, «c’est qu’elle donne 4 à 5 fois moins de doses» de radiations, explique la coordonnatrice.

En milieu pédagogique, les étudiants ne font pas de radiographies sur eux-mêmes. Ils peuvent malgré tout faire leurs apprentissages grâce aux fantômes anatomiques. Cette approche permet aux étudiants d’être extrêmement près de la réalité. Les étudiants arrivent donc sur le marché du travail prêts à commencer, dit-elle.

Plusieurs compagnies fabriquent cette technologie. Le Collège Laflèche a choisi de faire affaire avec GE. «On trouvait qu’ils avaient des appareils performants qui correspondaient à nos besoins», explique Mme Harvey.

Chaque automne, environ 25 étudiants entreprennent cette formation au Laflèche. Ils devront notamment faire un séjour en milieu hospitalier, un endroit où certains ne sont jamais allés et c’est là que certains décrochent. «On a un contact patient très présent. Il faut parler à nos patients. Il faut toucher aux gens, aux pieds, aux jambes, à l’abdomen. Certains ont de la difficulté avec ça», explique Mme Harvey. C’est pourquoi les cohortes ne comptent souvent que 18 finissants après les trois ans de formation.

Régis par un ordre professionnel, les technologues en radiodiagnostic sont présentement très en demande sur le marché du travail, indique Mme Harvey. «Il faut aimer la technologie, il faut aimer l’art, parce qu’on prend des photos», précise-t-elle. Il faut aussi avoir une bonne perception spatiale pour comprendre la position des composantes anatomiques du corps et évidemment une bonne mémoire.

La prochaine cohorte débutera à l’automne 2021 et le programme est contingenté à 33 étudiants pour l’admission.