Riley Perreault-Turcotte, Myles Perreault-Turcotte et Sabrina Lacerte, de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, souhaitent un autre 100 ans aux artisans du <em>Nouvelliste</em>.
Riley Perreault-Turcotte, Myles Perreault-Turcotte et Sabrina Lacerte, de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, souhaitent un autre 100 ans aux artisans du <em>Nouvelliste</em>.

100 ans… et droit devant!

Le Nouvelliste a officiellement 100 ans.

C’est effectivement le 30 octobre 1920 que la première édition du quotidien de la Mauricie et du Centre-du-Québec a été publiée. Cent ans plus tard, après avoir affronté vents et marées, Le Nouvelliste est plus vivant et plus pertinent que jamais. Tourné vers le futur, il est résolument prêt à affronter un nouveau chapitre de son histoire.

Les derniers mois devaient être ponctués de plusieurs petits événements festifs, présentés aux quatre coins de notre belle et grande région, pour souligner comme il se doit cet important anniversaire. On connaît la suite: la pandémie est venue jouer les trouble-fête et la majorité de ces rassemblements ont dû être annulés.

Certes, le coronavirus a bouleversé nos vies. En même temps, ces moments de crainte, d’isolement et d’incertitude nous ont permis de comprendre que c’est ensemble qu’il est possible de traverser les pires épreuves et que l’espoir et la solidarité seront toujours les meilleures armes contre toute fatalité, aussi forte et imprévue soit-elle.

On connaît ça, au Nouvelliste, l’importance de se serrer les coudes pour traverser les moments difficiles. En fait, deux éléments nous ont permis de nous relever les manches au cours des derniers mois et de négocier aujourd’hui l’avenir avec optimisme: l’inconditionnel appui du milieu et la mise en place de cet esprit coopératif au sein des employés du Nouvelliste. Cette superbe mobilisation nous a littéralement sauvés et nous voulons aujourd’hui profiter de ce 100e anniversaire pour remercier tous ceux qui n’ont jamais cessé de nous soutenir et qui ont participé à la concrétisation de ce beau projet de relance. Merci aux différentes communautés qui nous ont appuyés, merci aux artisans du Nouvelliste qui ont construit cette solide réputation, merci aux employés qui poursuivent cette mission d’excellence, et merci à nos fidèles lecteurs qui nous font confiance depuis maintenant un siècle.

C’est d’ailleurs dans cet esprit rassembleur que l’équipe du Nouvelliste aborde les prochains mois. Les défis sont grands et l’automne 2020 s’annonce chargé. Les derniers mois de pandémie nous ont dirigés plus vite que prévu vers de nouveaux défis. Plus que jamais, le virage numérique est au cœur de notre plan d’affaires. Ainsi, nous allons continuer d’intensifier notre offre de contenus, sept jours sur sept, sur nos différentes plateformes numériques. Parallèlement, nous avons été dans l’obligation de suspendre nos éditions imprimées du lundi au vendredi lorsque la crise de la COVID-19 a éclaté.

Ces décisions, auxquelles nous devions être confrontés dans un an ou deux, se sont imposées plus rapidement que prévu en raison de la pandémie. Elles sont difficiles à prendre, mais elles sont incontournables pour assurer la survie du Nouvelliste et, du même coup, préserver la diversité et la qualité de l’information régionale.

Cela dit, nous sommes fiers de vous confirmer que nous allons maintenir notre édition imprimée du samedi qui devient un rendez-vous incontournable bonifié. Au menu: des reportages qui vous permettront de mieux connaître et comprendre les enjeux de l’actualité, des éditoriaux qui vous feront réfléchir, des chroniques qui vous feront tantôt sourire, tantôt pleurer, sans oublier notre cahier Mag avec nos recettes, nos huit pages jeux et nos chroniques bière, vins, horticulture et tourisme.

C’est donc une invitation que nous vous lançons à découvrir notre édition du week-end. Dans le cadre de notre 100e anniversaire, nous avons actuellement des promotions qui favorisent un premier contact avec cette version magazine. Des tirages, des offres spéciales, etc. Une belle occasion de vous abonner et de soutenir votre quotidien régional dans la relance de son modèle d’affaires.

En ce sens, Le Nouvelliste lancera prochainement une autre phase de son plan de transformation en implantant un service payant d’information sur ses plateformes numériques. En d’autres mots, il faudra désormais payer pour lire les reportages du Nouvelliste que l’on peut actuellement consulter gratuitement sur ordinateur, tablette ou téléphone intelligent.

Bonne nouvelle: en tant qu’abonné de notre édition imprimée du samedi, vous profiterez sans frais supplémentaires de tous nos services numériques.

Ce n’est pas la première fois que le débat est soulevé: l’information de qualité a un prix et c’est pour cette raison que Le Nouvelliste demandera désormais une contribution financière pour avoir accès à ses applications ainsi qu’à son site Internet. C’est principalement l’exode des annonceurs publicitaires vers Google, Facebook et autres géants qui a placé les médias traditionnels dans une situation précaire et qui les force aujourd’hui à revoir leur modèle d’affaires.

Les médias sont à la croisée des chemins. À travers le monde, toutes les entreprises médiatiques cherchent les solutions pour traverser la crise. Au Québec, l’aide gouvernementale est venue momentanément stopper l’hémorragie. Il reste par contre du travail à faire, des décisions à prendre, et c’est exactement ce que fait Le Nouvelliste en présentant un nouveau modèle courageux, mais qui a les qualités d’être réaliste et responsable.

Plus que jamais, nous avons besoin de votre appui pour réussir ce virage historique. Vous avez été nombreux, il y a un an, à nous démontrer votre appui lorsque nous avons connu des difficultés financières. Ensemble, nous nous sommes relevés et nous avons créé une coopérative qui nous a permis de voir la lumière au bout du tunnel. Nous souhaitons aujourd’hui, avec ce plan de relance, mettre définitivement cette tempête derrière nous et continuer ce qu’on fait de mieux depuis maintenant un siècle: vous offrir de l’information de proximité indépendante et de qualité.

Louis Ménard,
Président du conseil d’administration

Stéphan Frappier,
Directeur général et rédacteur en chef