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COVID-19: le Québec réussit à aplatir la courbe, selon les autorités

Le nombre de cas de COVID-19 dans la province se situe en deçà des projections, se sont réjouis, dimanche, le premier ministre François Legault et son directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

«À chaque journée maintenant, on en a moins qu’on pensait qu’on en aurait à partir de nos scénarios, a déclaré le Dr Arruda. La vitesse à laquelle on est en train d’augmenter est en train de s’étaler.»

«On a un déplacement de la courbe dans le temps et on l’aplatit», a-t-il ajouté en se tapant plusieurs fois le bras pour illustrer le phénomène d’aplanissement souhaité.

«Je le démontre pour que vous compreniez que c’est une courbe qu’on étire, elle est fatigante parce qu’elle dure plus longtemps, mais elle est moins forte.»

Visiblement en grande forme, les deux hommes se sont également félicités du fait que le Québec est l’un des endroits au monde où l’on teste le plus de gens, toutes proportions gardées.

Le Québec a effectué à ce jour 58 000 tests. Il compte au total 2840 cas d’infection. Cent quatre-vingts douze personnes sont hospitalisées, dont 72 aux soins intensifs. Le nombre de décès demeure à 22 depuis samedi.

Quatre-vingts quatre personnes qui étaient atteintes du coronavirus se sont complètement rétablies, a affirmé le Dr Arruda, qui estime que «des centaines» de personnes de plus sont probablement guéries.

Le Québec compte malgré tout près de la moitié de tous les cas de COVID-19 au pays, selon les plus récents chiffres.

«Quand on vous dit qu’il y a 192 personnes hospitalisées et qu’il y a 6000 lits prêts à en accueillir, vous voyez qu’on a une marge et on est prêt au pire. Nos mesures fonctionnent, donc c’est encourageant», a insisté M. Legault.

Le premier ministre a débuté sa présentation dimanche en racontant revenir d’une journée de congé, durant laquelle il a pris une longue marche dans les rues de Québec en compagnie de son épouse, Isabelle Brais.

Il a dit avoir rencontré au total «une bonne centaine» de personnes, «des gens souriants et confiants» qui l’ont encouragé et lui ont donné «beaucoup d’énergie». Il demande aux Québécois de «garder un bon moral» dans les semaines à venir.

Si la situation semble sous contrôle, selon les autorités, deux régions du Québec restent durement touchées: Montréal et l’Estrie, qui comptent 1361 et 296 cas respectivement. Le gouvernement demande à ces régions de fournir plus d’informations à leurs résidants afin qu’ils évitent les quartiers les plus contaminés.

Ajout de ressources pour les aînés

Québec compte par ailleurs ajouter «beaucoup de ressources» dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées.

Les aînés sont les plus susceptibles d’attraper le coronavirus, a rappelé M. Legault, qui a indiqué dimanche qu’il y aura dorénavant davantage de personnels pour assurer la sécurité dans les résidences.

«Il y a trois groupes de personnes qui entrent et qui sortent des résidences: le personnel, ceux qui viennent livrer la nourriture et les résidents eux-mêmes (avec supervision).

«Ce qu’on veut, c’est qu’il y ait plus de contrôle. Des gardiens, des vérifications qui soient faites des symptômes à l’entrée», a déclaré le premier ministre.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, qui à 69 ans s’est placée en isolement volontaire pour montrer l’exemple, sera également appelée à être plus présente dans les médias.

Elle devra notamment donner plus de détails sur cette nouvelle aide d’urgence.

Bauer appelée en renfort

Dimanche, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, ont en outre annoncé avoir passé une commande de 300 000 visières auprès de Bauer, qui se spécialise dans l’équipement de hockey, dans le but d’éviter une pénurie d’équipement de protection des travailleurs de la santé.

L’usine de Blainville doit démarrer la production la semaine prochaine et prévoit produire jusqu’à 40 000 à 50 000 visières par semaine.

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Actualités

COVID-19 : les autorités de santé publique du pays pourraient imposer plus de mesures

OTTAWA — Les autorités de santé publique du pays cherchent d'autres moyens de ralentir la propagation du nouveau coronavirus et l'administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada espère avoir une meilleure évaluation de la situation la semaine prochaine.

«Nous attendons encore les données mais chaque jour nous réfléchissons à ce que nous pourrions faire de plus», a confié la Dre Theresa Tam, à son point de presse quotidien, dimanche.

Elle a souligné l’initiative québécoise, annoncée samedi, de limiter l’accès à une grande partie du territoire de la province. Les policiers contrôlent maintenant les entrées dans huit régions du Québec.

Elle a ainsi laissé entendre qu’on pourrait imposer de nouvelles restrictions à travers le pays.

Le premier ministre Justin Trudeau, pour sa part, n’en est pas à annoncer une intervention des Forces armées canadiennes pour assurer le respect des limites imposées aux citoyens.

«Les membres des Forces armées seront toujours là pour aider quand le Canada en a besoin, seront là pour servir. Mais pour l’instant, on n’a pas eu de demandes spécifiques par rapport à ça. Il n’y a pas de plan en ce moment pour effectuer des opérations au Canada avec les Forces armées», a-t-il répondu à une question de journaliste, dimanche matin.

Il a répété que tous les scénarios sont envisagés et que son gouvernement, tout comme l’armée, est «prêt à toute éventualité».

Dès lundi midi, les déplacements par avion et train à l’intérieur du Canada seront interdits à toute personne présentant des symptômes de la COVID-19.

Ce sera aux employés des compagnies ferroviaires et aériennes de vérifier si le voyageur a une fièvre, de la toux ou des difficultés respiratoires.

Pour ce qui est d’une lumière au bout du tunnel, Dre Tam prêche encore la patience. «Je continue de croire qu’il est trop tôt pour dire (...) mais la semaine prochaine sera un moment très important pour moi, pour observer les tendances», a-t-elle dit.

Le logement comme médicament prescrit

«Dans un pays comme le Canada, personne ne devrait être laissé pour compte», a souligné le premier ministre Trudeau, dimanche matin, en annonçant une nouvelle aide financière à deux organismes de charité; 7,5 millions $ pour Jeunesse, J’écoute et 9 millions $ pour les programmes de Centraide pour les personnes âgées.

Alors qu’on s’inquiète de plus en plus de la situation des itinérants dans les villes du pays, le premier ministre a également rappelé son annonce du 18 mars pour les refuges. Ce sont 157,5 millions $ dont le détail de la distribution sera annoncé dans quelques jours. Québec distribuera la part des villes québécoises.

Il est difficile pour le gouvernement fédéral d’avoir une image précise de la situation actuelle puisque chaque ville est responsable de gérer les refuges pour itinérants sur son territoire. On estime la population itinérante au pays à environ 35 000.

«Nous sommes sur une île qui rétrécit alors que de plus en plus de personnes accostent», a offert comme description de la situation le secrétaire parlementaire du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Adam Vaughan insiste sur l’urgence de distribuer l’argent rapidement parce que les services disparaissent et les abris habituels, comme les centres commerciaux, ne sont plus une option.

«Partout à travers le pays, nous perdons des lits, nous avons de plus en plus de gens qui en cherchent. Nous perdons des employés qui doivent se mettre en isolement ou qui cèdent aux demandes de leurs familles qui s’inquiètent du risque», a-t-il décrit en entrevue téléphonique.

«La plupart des refuges n’atteignent même pas le standard de l’ONU pour les réfugiés, encore moins les nouveaux standards imposés par la COVID-19 pour la distanciation sociale», a-t-il fait remarquer.

Et sa crainte: que la COVID-19 se propage chez cette population si vulnérable. «Quand ça va frapper, ça va frapper fort», a prévenu M. Vaughan.

«Nous avons une somme d’argent importante déjà annoncée mais je pense qu’un effort plus grand pour acquérir des lieux où assurer l’isolement social et la quarantaine pour les itinérants est essentiel, maintenant», a-t-il insisté.

La PCU et le reste

Ottawa prévoit toujours de mettre en ligne le 6 avril le portail de la prestation canadienne d’urgence (PCU). Les 2000 $ par mois devraient être versés moins de 10 jours après une demande.

Devant la multitude d’annonces d’aide financière faites ces derniers jours, M. Trudeau est conscient que certains pourraient ne plus s’y retrouver.

«On est en train de faire énormément de choses nouvelles. On a de nouveaux programmes. Et ça peut être bouleversant d’essayer de trouver exactement comment obtenir l’aide qu’on est en train d’envoyer (...) On va continuer d’essayer de donner toute l’information nécessaire», a-t-il promis.

Rapatriements

Le navire de croisière où quatre personnes sont décédées de la COVID-19 est finalement en route vers un port américain et certains de ses passagers ont pu être transférés dimanche matin sur un autre navire.

«Des passagers en bonne santé ont été transférés du MS Zaandam au MS Rotterdam, et (nos) efforts (...) ont permis d’assurer le passage des deux navires dans le canal de Panama aujourd’hui. Du matériel médical supplémentaire a été livré hier pour les passagers qui demeurent à bord», a fait savoir le ministère des Affaires mondiales, en fin de journée dimanche.

On comptait 248 Canadiens à bord du Zaandam. Aucune des quatre victimes de la maladie n’était canadienne.

Le MS Zaandam et le MS Rotterdam doivent accoster à Fort Lauderdale, en Floride.

Les 244 Canadiens à bord d’un troisième navire de croisière de la même compagnie, le Maasdam, ont pu débarquer à San Diego et prendre des vols vers le Canada samedi. Il n’y avait aucun cas de COVID-19 à bord du Maasdam.

De nombreux citoyens canadiens sont encore incapables de rentrer malgré les vols de rapatriement organisés au cours des derniers jours. Le gouvernement canadien a distribué en tout plus d’un million de dollars à 342 d’entre eux. Il étudie encore les demandes de prêts de 850 autres ressortissants. Chacun de ces prêts peut s’élever à 5000 $.

Nombre de cas

Il y a maintenant 6280 cas confirmés et probables au Canada, dont 63 décès.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 2840 au Québec, dont 22 décès; 1355 en Ontario, dont 23 décès; 884 en Colombie-Britannique, dont 17 décès; 661 en Alberta, dont deux décès; 135 à Terre-Neuve-et-Labrador; 156 en Saskatchewan; 122 en Nouvelle-Écosse; 72 au Manitoba, dont un décès; 66 au Nouveau-Brunswick; 11 à l’Île-du-Prince-Édouard; cinq dans deux des trois territoires. On n’a rapporté aucun cas au Nunavut.

Il faut ajouter à ces bilans les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Plus de 205 000 Canadiens ont été testés jusqu’à ce jour.

Selon les plus récentes données épidémiologiques publiées par l’Agence de la santé publique du Canada, des données tirées d’un échantillon qui représente le quart des cas rapportés, 65 pour cent des contagions au pays sont des cas de transmissions communautaires, 35 pour cent des cas sont liés à un voyage à l’étranger.

Ces mêmes données relèvent également qu’une majorité des malades, soit 69 pour cent, a entre 30 et 69 ans.

Le symptôme le plus présent chez les personnes atteintes est la toux, observée chez 78 pour cent des cas. Les maux de tête et les frissons sont notés chez 53 pour cent des malades.

Sophie Grégoire Trudeau guérie

La conjointe du premier ministre a annoncé sur ses réseaux sociaux samedi soir qu’elle n’a plus aucun symptôme de la COVID-19.

Justin Trudeau travaille de sa résidence depuis le 12 mars, s’étant imposé un isolement volontaire dès l’apparition des symptômes de Mme Grégoire Trudeau qui rentrait de Londres.

Dimanche matin, il a fait savoir que sa conjointe et leurs enfants se sont installés au Lac Harrington, résidence secondaire des premiers ministres. Il a commencé un nouveau décompte de 14 jours d’isolement puisqu’il était «dans la même maison avec quelqu’un qui, jusqu’à il y a quelques jours avait la COVID-19», a-t-il expliqué.

En attendant la lumière au bout du tunnel

Dimanche soir, le pont Samuel de Champlain reliant Montréal à la Montérégie au-dessus du fleuve Saint-Laurent, sera illuminé «avec les couleurs de l’arc-en-ciel», a fait savoir le premier ministre qui a lancé, une fois de plus, un appel à la solidarité et à l’espoir.

«Par moment, on peut se sentir très seul mais n’oubliez pas qu’on est tous en train de traverser cette épreuve ensemble», a rappelé Justin Trudeau.

COVID-19

COVID-19: des barrages routiers sur la route 155

Des barrages routiers ont été érigés samedi sur la route 155, en Haute-Mauricie, afin d'éviter les déplacements vers ou en provenance du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l'Abitibi-Témiscamingue.

Selon ce qu'a indiqué sur sa page Facebook la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, un barrage a été établi par la Sûreté du Québec au kilomètre 3 de la route 155, soit à la hauteur du carrefour giratoire vers Saint-Tite. Un autre barrage a été déployé au kilomètre 150 de cette même route, à l'entrée de la municipalité de Lac-Édouard. D'autres barrages sont à prévoir sur la route forestière qui relie la Haute-Mauricie à l'Abitibi, prévient la députée.

«Nous aimons la visite, mais pas les virus. Ce secteur de la Haute-Mauricie est actuellement épargné, il n'y a aucun cas de coronavirus et nous désirons conserver cela comme tel. Merci de votre compréhension. Vous ne pouvez donc pas aller ni au Lac-Saint-Jean ni en Abitibi, en passant par la Mauricie», a écrit Mme Tardif sur sa page Facebook, samedi après-midi.

La députée précise que les services essentiels, soit les pompiers, ambulanciers et policiers, peuvent toujours passer à ces barrages.
Rappelons que samedi, le gouvernement du Québec a interdit les déplacements non essentiels vers ou depuis huit régions du Québec. La Mauricie et le Centre-du-Québec ne font pas partie de cette liste.

Politique

Le Parti québécois suspend temporairement sa course à la direction

Le Parti québécois (PQ) suspend sa course à la direction.

Dans un communiqué transmis samedi après-midi, la formation politique a fait savoir qu’elle devait montrer l’exemple dans le contexte de la pandémie actuel et interrompre les activités non essentielles.

«Face à la pandémie sans précédent à laquelle fait face le Québec, toutes nos énergies doivent être consacrées à la résolution de cette crise», a déclaré la présidente d’élection, Agnès Maltais.

La réception par la permanence du parti des signatures recueillies par les aspirants à titre de condition de leur candidature est suspendue, peut-on apprendre.

La suspension des dons sera quant à elle effective à partir du lundi 30 mars. La conférence de coordination, qui gère les activités de la course, se réunira de nouveau dans un délai maximal de 30 jours pour évaluer la possibilité de rouvrir la période de mise en candidature. À la suite de la reprise, un délai de 21 jours sera accordé aux candidats pour terminer la collecte de leurs signatures.

La période des débats entre les candidats devait être entreprise sous peu mais ils n’auraient pu se dérouler devant public, en raison de l’interdiction des rassemblements.

Parmi les candidats en lice, il y a le député Sylvain Gaudreault, l’avocat Paul St-Pierre-Plamondon, l’historien Frédéric Bastien, l’humoriste Guy Nantel et l’homme d’affaires Laurent Vézina.

Actualités

Des barrages policiers bloquent l’accès à l’Est et le Nord du Québec

Alors que le premier ministre François Legault permettait encore vendredi aux Montréalais d’aller s’isoler dans une résidence secondaire s’ils le voulaient, le gouvernement a plutôt resserrer l’étau samedi: des barrages policiers interdisent depuis samedi 16 h 00 l’accès aux régions du Nord et de l’Est du Québec.

Tout déplacement jugé non essentiel sera interdit dans huit régions et les voyageurs seront donc priés de faire demi-tour. L’Estrie ne fait pas partie des régions bouclées, alors que c’est un des foyers de la pandémie au Québec.

Le virus continue de faire des ravages au Québec: on compte quatre morts de plus, pour un total de 22, et un total de 2498 cas confirmés, soit 477 de plus que vendredi. Des barrages de la Sûreté du Québec ont aussi été installés près de la frontière américaine.

Huit régions

Des points de contrôle policier seront érigés sur les routes menant au Bas-Saint-Laurent, à l’Abitibi-Témiscamingue, à la Côte-Nord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, au Nord-du-Québec, aux Terres Cris du Québec, et au Nunavik.

«Toutes les allées et venues seront contrôlées, sauf ce qui se rapporte aux services essentiels, tels que conçus dans la liste qu’on a publiée, tout ce qui touche la santé et l’humanitaire», a indiqué la vice-première ministre Geneviève Guilbault qui a fait le point sur la COVID-19 en l’absence du premier ministre François Legault, qui a pris une journée de congé samedi.

Des exceptions

Mme Guilbault a admis qu’il y a des «cas d’exception» qui s’appliquent, par exemple si quelqu’un doit livrer des denrées à ses parents âgés qui sont confinés.

«Il y a toujours le gros bon sens qui s’applique» quand les forces de l’ordre doivent intervenir, a-t-elle dit. Cependant, elle demande si possible aux parents âgés de «se débrouiller autrement» avec des voisins, des amis, ou des parents vivent à proximité.

Montréal et Estrie

Quant à savoir pourquoi l’île de Montréal et l’Estrie, les deux points chauds actuels, ne sont pas soumis au même bouclage, Mme Guilbault a indiqué qu’en vertu de l’état d’urgence sanitaire déclaré vendredi dans la métropole, il y a déjà des contrôles policiers plus stricts dans des «quartiers plus problématiques».

Elle a rappelé que M. Legault avait déjà invité les citoyens à éviter de se déplacer de région en région.

À ses côtés, le directeur de la santé publique, Horacio Arruda, a expliqué qu’il veut éviter que le virus se déplace des «points chauds» vers les huit régions bouclées, puisqu’on y retrouve des «populations plus âgées et plus vulnérables, avec plus de problèmes de diabète et autre», donc plus à risque.

«C’est vraiment préventif, a-t-il déclaré. On ne fait pas une barrière totale, mais on met un filtre pour retarder l’importation du virus.»

Il a assuré que ce n’était pas en raison d’un bond subit du nombre de cas dans les régions visées il n’y «pas d’indice de transmission communautaire» non plus, c’est-à-dire que les cas confirmés sont surtout des personnes qui ont des contacts avec des voyageurs revenus de l’étranger.

Hébergement touristique

Trois ministres du gouvernement du Québec ont ajouté leur contribution à l’effort de lutte contre la pandémie.

Dans la foulée de la consigne de ne pas circuler d’une région à l’autre, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé la fermeture des établissements d’hébergement touristique jusqu’à nouvel ordre. Les terrains de camping qui accueillent les «snowbirds» à bord de leur véhicule récréatif ainsi que les hôtels font exception à cette règle.

RQAP

De son côté, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, veut accommoder le personnel du réseau de la santé en congé parental afin de permettre aux nouveaux parents de revenir au travail pour soutenir leurs collègues dans cette situation d’urgence sanitaire.

Le ministre prolonge de six mois la période à l’intérieur de laquelle les parents peuvent se prévaloir de leurs prestations du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

Finalement, une autre preuve que ces circonstances exceptionnelles entraînent des mesures exceptionnelles, les notaires et les huissiers peuvent désormais agir à distance.

La ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Sonia LeBel, permet aux notaires de clore un acte notarié à distance et aux huissiers de justice de signifier des actes de procédure autrement qu’en mains propres.

Des critères strictes encadrent toutefois ces deux mesures pour s’assurer du respect des droits de chaque partie impliquée dans les dossiers.

COVID-19

Mouvement de solidarité des remorqueurs à Trois-Rivières [VIDÉO]

TROIS-RIVIÈRES — C'est à grands coups de klaxons et de gyrophares qu'une entreprise de remorquage de la région a décidé d'égayer la soirée des employés et patients de plusieurs résidences pour aînés et de l'hôpital régional de Trois-Rivières, samedi. Plusieurs employés de Remorquage Guilbert ont décidé de se faire visibles et audibles afin de remonter le moral de ceux qui ne peuvent rester à la maison... et de ceux qui ne peuvent y retourner.

L'événement avait en fait lieu pour une seconde fois en deux soirs. Vendredi, plusieurs remorqueurs ont allumé leurs gyrophares et klaxonné en passant devant le Centre Cloutier-du Rivage, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières. C'était leur façon de prendre part au mouvement «Flash tes lumières», mis sur pied pour permettre à la population québécoise d'exprimer sa reconnaissance et sa solidarité envers le personnel du réseau de la santé.

«On a organisé ça au pied levé, après avoir reçu une demande d'une chef infirmière dont le fils fait du remorquage. Elle voulait réconforter son équipe et lui montrer que les gens à l'extérieur pensent à eux (les employés du réseau de la santé). Avec toute l'effervescence que ça a connue, on a eu des demandes toute la nuit pour passer devant d'autres endroits et on a décidé de le refaire ce soir (samedi)», explique Ghyslain Hinse, copropriétaire de Remorquage Guilbert.

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Les effets de la COVID-19 sur la vie des diocèses

NICOLET — Les diocèses catholiques n’échappent pas aux effets de la présente pandémie, mais se font sentir différemment selon le côté du fleuve. En effet, pendant que le diocèse de Nicolet annonce plusieurs mises à pied au sein du personnel, les effectifs sont maintenus au diocèse de Trois-Rivières.

Après avoir encouragé les responsables pastoraux à éviter jusqu’ici toute rationalisation, Mgr André Gazaille a dû entériner l’inévitable, soit le départ d’une trentaine d’agents pastoraux et de quelques prêtres collaborateurs dans les paroisses tandis qu’au service diocésain, seul le personnel administratif est maintenu puisque sept agents pastoraux se retrouvent au chômage.

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Cellule d’aide alimentaire dans la MRC de Nicolet-Yamaska

NICOLET — Après la mise en place la semaine dernière d’une cellule pour venir en aide aux entreprises, la MRC de Nicolet-Yamaska vient de lancer avec des partenaires une cellule d’aide alimentaire.

«À l’heure où le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter de façon exponentielle pour freiner la propagation du virus, il devient nécessaire d’épauler les organismes alimentaires pour mettre en place des mécanismes et de l’aide financière pour s’assurer que notre population dans le besoin puisse manger», souligne la préfète et mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

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Tas de sable disponibles à Bécancour

BÉCANCOUR — Malgré la crise de la COVID-19, la Ville de Bécancour maintient toujours une vigie active sur le niveau des eaux, d’où les différentes mesures mises en place.

Ainsi, les tas de sable sont maintenant disponibles au bureau touristique de Bécancour, dans le stationnement de l’hôtel de ville et dans le secteur Belle-Vallée (à proximité du conteneur). Les gens doivent apporter leur propre pelle pour remplir les sacs.

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La routine pour Alain Gaudet

TROIS-RIVIÈRES — «Depuis septembre, je ne suis pas sorti de mon appart, à part peut-être pour aller à des rendez-vous ou des événements caritatifs. Ça va aller à mai peut-être, si on a le droit. Dès que le mercure monte en haut de 20, 21 degrés, je commence à aller faire un petit tour tout seul, mais jamais bien loin, parce que de toute façon, je n’ai pas grand place où aller.»

«Pour moi, c’est business as usual. C’est ma routine, mon quotidien.» Alain Gaudet est un spécialiste de l’isolement. Il est pratiquement cloîtré chez lui non pas depuis des jours ou des semaines mais depuis des années.

COVID-19

Un premier décès dans la région

TROIS-RIVIÈRES — La COVID-19 a fait une première victime dans la région. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a confirmé vendredi après-midi le décès d’une personne de plus de 70 ans, une triste annonce qui s’ajoute à un bilan affichant une hausse de 40,8 % des cas de coronavirus dans la région.

Cette personne était traitée au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières. La direction de la CIUSSS refuse de préciser le lieu de résidence de la victime.

Les données fournies par le CIUSSS pour vendredi font état de 69 cas de coronavirus, soit 20 de plus que la journée précédente. Jeudi, la progression était de 40 % par rapport aux données dévoilées mercredi.

Les autorités de la santé publique avaient annoncé dès jeudi que cette tendance à la hausse allait durer. Les prévisions se sont avérées et devraient se poursuivre, selon la docteure Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique.

«Il faut s’attendre à ce que ça augmente dans les jours à venir. On aura moins de cas importés, les personnes qui reviennent de voyage, et on va observer la tendance qui se dessine vers la transmission locale», déclare la docteure Godi.

La hausse de 40,8 % observée vendredi en Mauricie et au Centre-du-Québec dépasse largement la croissance de 24 % notée à l’échelle québécoise où on observe 2021 cas. Selon la docteure Godi, chaque région affiche des hausses différentes du portrait global québécois et notre région se trouve toujours dans un contexte de retour de voyageurs et de transmission locale. La situation géographique de la région peut aussi être un facteur qui explique ce phénomène.

«Il faut savoir qu’on est entre deux régions avec une forte incidence de cas», explique-t-elle en faisant référence à Montréal et l’Estrie, les deux secteurs du Québec les plus touchés par la COVID-19.

L’élargissement des critères donnant accès aux centres de dépistage a entraîné un accroissement de l’achalandage variant de 10 % à 25 % dans les différentes cliniques. Le CIUSSS a d’autre part annoncé la réouverture des centres de prélèvement à compter du 30 mars. Il faut toutefois prendre rendez-vous en téléphonant au 819 519-3043, du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h.

Ce décès enregistré en Mauricie et au Centre-du-Québec fait partie des 10 morts qui se sont ajoutés vendredi. Le Québec compte maintenant 18 décès reliés au coronavirus, un nombre qui a plus que doublé en 24 heures. Le gouvernement pense à fermer Montréal. Le Québec entre dans une «étape plus critique» de la crise du coronavirus, atteste François Legault. Mais tout n’est pas noir, alors qu’un premier groupe de Québécois s’avèrent officiellement guéris.

Un mois après le premier cas déclaré au Québec, deux semaines après que le gouvernement eut déclaré l’état d’urgence sanitaire, trois jours après la fermeture quasi complète de l’économie provinciale. L’annonce de 10 morts de plus, vendredi, a donné une autre claque au moral québécois.

Avec Montréal et l’Estrie comme plus importants foyers de contagion, la Santé publique garde ces régions sous très haute surveillance et ne se ferme aucune porte. Suivre l’ordre d’isolement dans ces «zones chaudes», comme les appelle le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, s’avère plus crucial que jamais. Et ceux qui n’y sont pas, restez-en loin!

«On n’est pas à l’étape de fermer ces régions-là, mais ne faisons pas exprès pour aller à Montréal ou en Estrie», a insisté le premier ministre Legault, lors de son point de presse quotidien de vendredi, en compagnie du Dr Arruda et de la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Des discussions sur les avantages et les inconvénients de confiner certains quartiers ou toute la ville ont lieu entre la Ville de Montréal, la Santé publique et le gouvernement du Québec, confirme M. Legault. Qui prend par ailleurs samedi un premier congé depuis le début de la crise.

Avec 971 des 2021 cas officiels sur son territoire, la métropole est surreprésentée avec près de la moitié des personnes infectées par la COVID-19 pour le quart de la population du Québec. Même chose en Estrie et ses 227 cas, du simple au double pour la proportion population et cas avérés.

Autre stat qui grimpe

«Faut renchausser l’espoir, même s’il nous joue des tours», chante Richard Desjardins.

Les chiffres grimpent à une vitesse folle et font peur. Plus de 25 000 morts dans le monde, plus d’un demi-million de personnes atteintes. Mais aussi plus de 125 000 malades officiellement guéris.

Dont 29 au Québec. Ce n’est pas beaucoup. Mais c’est 27 personnes pleinement rétablies de plus, juste pour la journée de vendredi. Premier véritable contingent significatif. La Santé publique en avait ajouté une jeudi, l’autre datant de la semaine passée.

L’Ontario restait à huit dans la journée de vendredi et la Colombie-Britannique, province touchée plus tôt par le coronavirus, affichait que 186 de ses citoyens s’en sont remis à 100 %.

«Il y en a sûrement beaucoup plus qui sont guéris [au Québec], mais on n’a pas encore reçu la donnée au niveau central. [...] On va probablement avoir, au cours des prochains jours, une augmentation importante [du nombre de personnes guéries]. Je ne pense pas que nos patients sont plus malades qu’ailleurs», a analysé le Dr Arruda.

La règle initiale des deux tests négatifs nécessaires avec un intervalle de 24 heures pour déclarer quelqu’un guéri ne s’applique plus, ajoute-t-il, expliquant une partie de la multiplication de cas guéris à venir.

Les chiffres officiels de guérisons partout dans le monde, tout comme ceux de personnes atteintes, sont en plus sous-estimés pour des raisons de manque de suivi auprès des cas moins sérieux, le virus étant bénin dans 80 % des cas.

Avec Le Soleil

Nombre de cas de coronavirus en Mauricie et au Centre-du-Québec

  • 25 à Trois-Rivières
  • 19 au Centre-de-la-Mauricie
  • 12 dans la MRC de Drummond
  • 5 dans la Vallée de la Batiscan
  • 5 dans la MRC d’Arthabaska
  • 3 dans Bécancour-Nicolet-Yamaska

Actualités

Pompier testé positif à la COVID-19: Trois-Rivières doit fermer deux casernes pour décontamination

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Trois-Rivières a été contrainte de fermer deux de ses casernes vendredi, après qu’un pompier eut été testé positif à la COVID-19. Un processus de désinfection complet des deux casernes a été déployé et la décontamination devait se terminer en soirée vendredi.

L’employé asymptomatique mais porteur du virus avait déjà été placé en isolement par l’infirmière de la Ville, et les six collègues qu’il avait fréquentés durant ses quarts de travail ont tous été retournés à la maison pour une quarantaine.

Actualités

La réalité rattrape les élus de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — La conciliation télétravail-famille est un défi pour la plupart des parents en ces temps de confinement, et le conseil municipal de Trois-Rivières n’y échappe pas. La conseillère municipale du district des Forges, Mariannick Mercure, a lancé un cri du cœur à ses collègues élus vendredi, afin de revoir l’organisation du travail puisque certains de ses collègues doivent aussi composer avec la réalité de la garde partagée ou de la garde exclusive. Un cri du cœur qui a trouvé écho chez d’autres conseillers.

Vendredi matin, Mme Mercure a exprimé qu’elle «jetait l’éponge» et ne siégerait plus sur les commissions qui se tiennent en télétravail presque quotidiennement à la Ville mais qu’elle estime non urgentes. Mère célibataire, Mme Mercure doit aussi s’occuper de sa fille de 4 ans durant la journée et constate que les discussions qui ne sont pas essentielles deviennent non productives car les parents doivent aussi avoir la tête ailleurs.

Actualités

Pas facile pour les proches

TROIS-RIVIÈRES — Laurent Rocheleau angoisse ces jours-ci. Le Trifluvien de 82 ans n’a plus la possibilité d’aller rendre visite à son épouse qui vit au CHSLD du centre Cloutier-du Rivage. Or, dimanche dernier, il a reçu un téléphone lui annonçant qu’elle venait de faire une chute. Une autre. La cinquième depuis son entrée dans ce CHSLD, le 8 janvier dernier, affirme-t-il.

Confiné dans sa maison en raison de son âge, et ne pouvant aller la voir, car les visites sont interdites dans les CHSLD, M. Rocheleau s’inquiète désormais de la surcharge de travail que signifie l’absence des proches aidants dans les CHSLD pour le personnel en place qui doit assurer le service pendant la pandémie de COVID-19.

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Mobilisation pour la relance des cours le 30 mars

TROIS-RIVIÈRES — Le milieu de l’enseignement supérieur de la région se mobilise afin d’assurer la relance des cours, à distance, dès lundi. Non seulement travaille-t-on sur les moyens techniques qui permettront de continuer à dispenser les formations, mais également sur des moyens de soutenir les étudiants.

À l’UQTR, la Fondation de l’UQTR, l’AGEUQTR et l’AGE des étudiants hors campus sont en discussion à propos de la possibilité de créer un fonds d’urgence afin de venir rapidement en aide aux étudiant(e)s dans le besoin. Les modalités devraient faire l’objet d’une annonce officielle dès lundi.

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Les enfants et le confinement: une approche différente à adopter

TROIS-RIVIÈRES — Vous aurez beau essayer de cacher votre stress à vos enfants, en ce moment, ils le sentiront, et ce, même s’il s’agit de bébés. La mesure de confinement imposée à cause de la COVID-19 n’est pas difficile à vivre que pour les adultes. Elle a aussi un impact sur le développement des enfants, indique le professeur Carl Lacharité de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

«Il y a des enfants qui vivaient dans des conditions préalables où il y avait déjà beaucoup de vulnérabilité», rappelle ce spécialiste de l’enfance qui travaille souvent en collaboration avec la Direction de la protection de la jeunesse. «Donc, on ne peut pas approcher la question du stress et de la détresse des enfants de la même façon dans ces situations», fait-il valoir.

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Haltes routières: les mesures sanitaires rehaussées

TROIS-RIVIÈRES — Le ministère des Transports informe les personnes qui n’ont pas le choix d’effectuer des déplacements essentiels, soit les conducteurs de véhicules lourds et les travailleurs des services essentiels, qu’une série de mesures sanitaires pour rehausser la sécurité des usagers a été mise en place. On rappelle également que le gouvernement demande à toute la population du Québec d’éviter les déplacements interrégionaux.

Plusieurs haltes routières saisonnières seront rouvertes plus tôt qu’habituellement. Cette mesure vise à offrir davantage de points d’arrêt aux personnes qui doivent absolument se déplacer.

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Toujours là pour vous

La COVID-19 nous frappe de plein fouet. Les fermetures se multiplient, les demandes d’assurance-emploi aussi. Le Nouvelliste n’a pas échappé cette semaine à la tempête en étant obligé d’interrompre temporairement la livraison de ses éditions papier du lundi au vendredi. Une première en 100 ans.

Le papier n’est pas mort pour autant. Vous avez entre les mains une édition du samedi différente. La raison est simple: nous avons choisi de donner une nouvelle signature à cette édition du week-end. Nous sommes persuadés que cette lecture livrée le samedi va durer toute la semaine!

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Centre de prévention suicide-Accalmie: au front pour sauver des vies

TROIS-RIVIÈRES — En période de crise comme on vit présentement avec la pandémie de COVID-19, tout peut devenir rapidement un facteur de déstabilisation pour chaque personne. Au Centre de prévention suicide-Accalmie, la ligne de front est prête à répondre à la demande si des gens devaient avoir besoin d’aide dans les prochains jours. Considérés comme essentiels, les services de prévention du suicide peuvent compter sur tout près d’une vingtaine d’intervenants dans la région, en poste 24 heures par jour.

Étonnamment, les appels n’ont pas augmenté au courant des derniers jours sur la ligne 1-866-APPELLE, note le directeur général du CPS-Accalmie, Patrice Larin. Mieux, ils ont même connu une baisse.

COVID-19

COVID-19: les salaires des employés de PME subventionnés à 75%

OTTAWA — Deux jours après avoir présenté la mesure qui devait aider tous les Canadiens à traverser la pandémie, Ottawa annonce une aide de plus.

Le gouvernement fédéral subventionnera à 75% les salaires des employés des PME.

La semaine dernière, il avait prévu une subvention de 10% pour ces salaires. Mercredi, il a annoncé la prestation canadienne d'urgence (PCU) qui devait compenser pour tout le reste.

«On vous a entendus», a déclaré Justin Trudeau, vendredi matin, pour expliquer aux entrepreneurs ce changement.

La mesure est rétroactive au 15 mars. Le premier ministre espère qu'elle inspirera les entreprises à rappeler les employés déjà mis à pied.

«Je pense au petit restaurant familial qui est là depuis plusieurs années et qui a les mêmes employés depuis longtemps, qui ont été là pendant les bons moments, les moments plus difficiles. Et maintenant dans un moment de crise, il se retrouve incapable de pouvoir continuer à payer ses employés dans leur moment de besoin», a offert en exemple M. Trudeau.

«Et oui, la prestation canadienne d'urgence sera là pour énormément de gens qui en ont besoin, mais quand c'est possible, c'est mieux pour tout le monde qu'on garde ce lien entre employeur et employé», a-t-il ajouté.

Il y a deux jours, lorsque la PCU a été annoncée, le gouvernement fédéral l'a présentée comme un moyen de ne pas briser les liens d'emploi, invitant les entreprises à garder leurs employés mais sans les payer, pendant que ces travailleurs recevraient ces 2000 $ par mois, pendant quatre mois, directement d'Ottawa.

Les entrepreneurs avaient continué à réclamer que l'argent fédéral leur soit plutôt versé à eux pour qu'ils le redistribuent à leurs salariés.

La nouvelle subvention pourra donc servir aux entreprises qui conservent leurs travailleurs même si elles ne roulent plus suffisamment pour payer les salaires de tous. Les Canadiens qui ne pourront plus du tout travailler auront la PCU à leur disposition.

Bureaux fermés

Les Canadiens se sont cogné le nez à des portes fermées vendredi matin aux bureaux de Service Canada.

Le gouvernement fédéral a annoncé vers 23 heures, jeudi, que les services ne seront plus disponibles que par téléphone et par Internet.

Vendredi matin, Justin Trudeau et ses ministres cherchaient à justifier cette décision en citant le besoin des fonctionnaires de «travailler dans des environnements sécuritaires».

La frontière canado-américaine

La perspective de déployer des soldats américains à la frontière du Canada a été évoquée cette semaine par Washington.

Jeudi, Justin Trudeau et ses ministres ont fait savoir qu'ils ont clairement dit à l'administration de Donald Trump que pareil geste serait très mal reçu par le Canada. Vendredi, la décision de l'administration américaine n'avait toujours pas été annoncée.

«Hier et aujourd'hui, on a continué de discuter de cet enjeu avec nos voisins et nos alliés américains. [...] Je pense et j'espère que nos voisins et nos alliés étaient à l'écoute. La position du Canada était absolument claire et absolument ferme», a offert la vice-première ministre Chrystia Freeland, vendredi après-midi. Elle démentait ainsi un article d'un journal américain qui, jeudi soir, rapportait que Donald Trump n'enverrait pas de soldats à sa frontière nord.

Autre souci à la frontière, des migrants qui, depuis samedi, sont remis entre les mains des autorités américaines même lorsqu'ils tentent de passer par le chemin Roxham, risqueraient maintenant la déportation vers leurs pays d'origine.

Le Canada proteste contre cela aussi.

«Nous sommes au courant du problème de refoulement. C'est important pour le Canada d'avoir l'assurance que cela n'arrivera pas aux gens renvoyés aux États-Unis. Alors, c'est un enjeu que nous discutons de toute urgence, maintenant», a déclaré Mme Freeland.

Le Québec, exemple du pire à venir?

Les autorités de la santé publique du pays continuent de dire qu'on verra du pire avant de voir du mieux. Invité à décrire ce à quoi ce «pire» ressemble, Dr Howard Njoo, de l'Agence de la santé publique du Canada, a cité le Québec.

«Le pire, nous l'avons déjà vu dans l'expérience au Québec où ils ont constaté une pointe dans le nombre de cas», a dit Dr Njoo.

L'agence s'attend à ce que des expériences similaires se reproduisent en Ontario, où le congé de mars s'est tenu une semaine plus tard qu'au Québec, et un peu partout au Canada avec le retour de centaines de snowbirds.

La question «combien de temps encore?» a de nouveau été posée vendredi.

«On voit énormément de scénarios. Il y a des scénarios plus sérieux ou longs que d'autres. [...] On sait qu'on parle de semaines et peut-être de mois. Mais au fur et à mesure qu'on voit si on est effectivement en train d'aplatir la courbe, [...] nous allons pouvoir prédire avec plus de certitude combien de temps les gens vont être pris dans ce mode de protection», a offert le premier ministre Trudeau.

Rapatriements

Vendredi, le retour de quatre vols organisés par le gouvernement du Canada était attendu en provenance de l'Équateur, du Pérou, du Guatemala et du Salvador.

Selon Affaires mondiales Canada, des vols devaient également ramener des Canadiens, vendredi, d'Espagne et de Pologne.

Un navire de croisière, le MS Maasdam, avec à son bord 280 Canadiens devait accoster à San Diego. Le débarquement du navire dans lequel on n'a signalé aucun cas de la COVID-19 devait se faire vendredi et samedi. Ces Canadiens-là devraient rentrer au pays par des vols commerciaux.

Affaires mondiales Canada examinent encore 800 demandes de prêts de Canadiens coincés à l'étranger et en a approuvé 232. Ottawa offre jusqu'à 5000 $ par prêt.

Nouveaux calculs

Le directeur parlementaire du budget s'est penché sur toutes les annonces d'aide financière faites par le gouvernement fédéral. Son rapport, publié vendredi matin, calcule que le déficit sera de 89,5 milliards $ de plus que prévu. L'exercice budgétaire fédéral de 2020-2021 présenterait donc un déficit d'au moins 112,7 milliards $.

Et puis, dans une autre mise à jour inattendue vendredi matin, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur d'un demi-point de pourcentage, à 0,25%.

Par communiqué, la banque centrale a indiqué que sa décision vise à amortir le choc économique de la propagation de la COVID-19 et de la chute des prix du pétrole.

Nombre de cas

Le dernier bilan canadien est de 4768 cas confirmés ou soupçonnés. On a également compté 55 décès liés à la maladie à COVID-19.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 

  • 2021 au Québec, dont 18 décès
  • 993 en Ontario, dont 18 décès
  • 792 en Colombie-Britannique, dont 16 décès
  • 542 en Alberta, dont deux décès
  • 104 en Saskatchewan
  • 102 à Terre-Neuve-et-Labrador
  • 90 en Nouvelle-Écosse
  • 50 au Manitoba, dont un décès
  • 45 au Nouveau-Brunswick
  • 11 à l'Île-du-Prince-Édouard
  • 5 dans deux des trois territoires. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

Il faut ajouter à ces bilans les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Selon les dernières données épidémiologiques récoltées par l'Agence de la santé publique du Canada, 59% des transmissions du virus sont communautaires et 39% ont pour source un voyageur.

Jusqu'à ce jour, plus de 165 000 Canadiens se sont soumis à un test de la COVID-19.

Jour 16 et encore chez lui

Justin Trudeau est en isolement volontaire depuis maintenant 16 jours. Il s'est installé dans sa résidence pour y travailler depuis que sa conjointe Sophie Grégoire Trudeau a reçu un diagnostic de COVID-19. Elle est en quarantaine dans une pièce de la maison.

«Je vais continuer d'écouter les conseils de médecins qui me disent de rester en isolement», a dit M. Trudeau sans expliquer pourquoi son isolement devait durer plus que les 14 jours prescrits à tous.

«Mais en même temps, on est en train de demander aux gens de travailler de la maison quand c'est possible. [...] Alors, je suis content de continuer de faire exactement ça», a-t-il souri.

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Fonds d’urgence de Centraide Mauricie: un appel à la générosité

TROIS-RIVIÈRES — Centraide Mauricie a lancé il y a quelques jours un fonds d’urgence afin de pouvoir venir rapidement en aide aux organismes communautaires du territoire, en ces temps de crise sanitaire due à la pandémie de COVID-19. Devant la hausse des demandes et la réorganisation nécessaire du travail et des services en raison des mesures gouvernementales, Centraide Mauricie souhaite ainsi éviter qu’il y ait bris de services pour certains organismes communautaires, dont la mission est plus que jamais essentielle.

Selon la directrice régionale de Centraide Mauricie, Julie Colbert, plusieurs organismes doivent présentement adapter de nombreux services, spécialement lorsque leur mission s’adresse aux personnes qui, aujourd’hui, sont contraintes à l’isolement volontaire et au confinement, spécialement les personnes de 70 ans et plus. Par ailleurs, bon nombre de bénévoles dans les organismes communautaires figurent aussi parmi cette tranche d’âge, et ne peuvent désormais plus agir comme bénévoles, étant contraintes de rester à la maison.

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Système D pour les amis à quatre pattes

SHAWINIGAN-SUD — Les hôpitaux et cliniques vétérinaires sont eux aussi des services essentiels, mais pour continuer à desservir la population, des moyens sanitaires hors du commun y sont déployés dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. C’est le cas à l’Hôpital vétérinaire Évolution Énergie de Shawinigan-Sud où le système D est appliqué afin de pouvoir continuer à desservir les gens et leurs amis à quatre pattes en toute sécurité.

Comme l’explique la vétérinaire et propriétaire, Olivia Naud, on utilise désormais une fenêtre à volets pour remettre aux clients les médicaments et la nourriture dont ils ont besoin pour leur animal de compagnie. L’hôpital a également reporté tous les rendez-vous non urgents afin de diminuer l’affluence. Il a également fallu diminuer le nombre d’employés, précise la Dre Naud.

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Les cloches d’églises sonneront dimanche midi

MONTRÉAL — L’archevêque de Montréal, Christian Lépine, et l’évêque auxiliaire de Québec, Marc Pelchat, ont demandé de faire sonner les cloches des églises de leurs diocèses respectifs dès dimanche prochain, pendant 10 minutes, à partir de midi, et tous les dimanches jusqu’à Pâques.

Cette idée avait été proposée plus tôt cette semaine par les évêques français.

Monseigneur Lépine explique qu’en ce temps de carême pour les chrétiens, cette initiative est une façon de démontrer la solidarité et la fraternité de l’Église avec les familles, les malades et leurs proches. Le geste vise aussi à valoriser le dévouement du personnel de la santé et de tous ceux qui veillent à la sécurité et au bien-être des gens.

Mgr Pelchat espère que les cloches familières réchauffent les cœurs, en particulier ceux des personnes aînées qui sont confinées et qui peuvent se sentir davantage seules ou inquiètes.

Cette année, la fête de Pâques sera célébrée le 12 avril.

COVID-19

Nombre de morts record en Italie et Espagne, Boris Johnson contaminé

LONDRES — L'épidémie de coronavirus a déjà tué plus de 25 000 personnes dans le monde, l'Espagne et l'Italie enregistrant vendredi de nouveaux tristes records quotidiens de décès, alors que le virus a en outre contaminé un dirigeant de premier plan, le Britannique Boris Johnson.

Signal d'alarme supplémentaire, le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé que «la pénurie chronique mondiale d'équipements de protection individuels» pour les personnels soignants représentait une «menace imminente» dans la lutte contre la maladie de la COVID-19.

«Quand les personnels soignants sont exposés au risque, nous sommes tous exposés au risque», a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'Italie compte désormais 9134 morts, après 969 nouveaux décès par rapport à jeudi — un bilan quotidien inédit pour un seul pays. La contagion continue toutefois de ralentir, avec une hausse de seulement 7,4% du total des cas positifs (86 498).

Les États-Unis, qui ont enregistré un nombre record de 345 décès en 24 heures, ont franchi vendredi la barre des 100 000 cas officiellement déclarés, pour 1544 morts recensés.

Les chiffres américains rapprochent les États-Unis des bilans de l'Iran (2378) et de la France, désormais près de la barre des 2000 morts (1995), après 299 nouveaux décès en 24 heures.

Après l'Italie, c'est l'Espagne qui compte le plus de morts (plus de 4858, dont 769 lors des dernières 24 heures) dans le monde, devant la Chine (3292 morts).

«Tout ce que nous connaissions s'écroule comme un château de cartes. Alors ce qu'il faut faire, c'est remonter le château», veut croire Santiago de la Fuente, médecin à l'hôpital de Leganès, à une dizaine de kilomètres de Madrid.

«Juste une toux»

Près de 550 000 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans le monde depuis fin décembre, dont plus de la moitié en Europe.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, qui se vantait il y a peu de continuer à «serrer la main à tout le monde», y compris dans un hôpital où se trouvaient des malades de la COVID-19, a annoncé vendredi avoir été testé positif au nouveau coronavirus.

Son ministre de la Santé, Matt Hancock, a également indiqué être contaminé.

Selon ses services, Boris Johnson, 55 ans, ne présente que de «légers symptômes» et continue à diriger la réponse de son pays à la pandémie qui menace de submerger les hôpitaux du Royaume-Uni.

Avant lui, le prince Albert II de Monaco était le seul chef d'État ou de gouvernement officiellement contaminé par le virus.

Le premier ministre français, Edouard Philippe, a quant à lui mis en garde vendredi contre «la vague extrêmement élevée» de la maladie qui «déferle sur la France» et a prolongé jusqu'au 15 avril le confinement de la population, avec une possible nouvelle extension.

Le confinement a également été prolongé de deux semaines en Belgique, et l'Irlande impose un confinement total à sa population à partir de minuit vendredi et jusqu'au 12 avril.

Quelques heures après être entrée à son tour en confinement pour trois semaines, l'Afrique du Sud a annoncé vendredi ses deux premiers décès. Le pays le plus industrialisé d'Afrique est, de loin, le plus touché sur le continent avec 927 cas recensés pour 57 millions d'habitants.

Il s'agit de «prévenir une catastrophe humaine aux proportions énormes», a expliqué le président Cyril Ramaphosa.

«Allah nous protégera»

Dans le centre de Johannesburg, la police a dispersé à coups de fouet des clients agglutinés devant un supermarché.

Pour Ditebogo Koenaite, pilote de ligne, «les classes moyennes et supérieures respecteront le confinement». «Mais je ne pense pas que les plus modestes pourront respecter la distanciation sociale. C'est plus dur dans les quartiers pauvres parce qu'ils partagent les toilettes» notamment, a-t-elle relevé.

À Kinshasa, capitale surpeuplée de République démocratique du Congo, le confinement a été reporté par crainte «d'insécurité» après une flambée des prix des biens de première nécessité.

À Singapour, les autorités menacent désormais de six mois de prison ceux qui ne respecteront pas les distances entre particuliers. Et en Serbie, trois personnes ont été condamnées à de lourdes peines allant de deux à trois ans de prison pour non respect du confinement.

Mais l'affluence était très forte vendredi pour les prières du vendredi dans de nombreuses mosquées, au Pakistan, en Afghanistan ou en Indonésie.

«Allah protégera les musulmans des désastres causés par le coronavirus», a assuré un imam dans une mosquée comble de Kaboul. À Rome, première historique, le pape François a célébré seul une prière sur la Place Saint-Pierre interdite d'accès.

Trois milliards de personnes confinées

Face à l'autre catastrophe, économique, qui s'annonce, la communauté internationale tente de mobiliser des sommes astronomiques.

Aux programmes de sauvetage lancés par plusieurs pays au niveau national s'ajoute depuis jeudi celui concocté par les dirigeants du G20 qui ont promis d'injecter 5000 milliards $ pour soutenir l'économie mondiale.

Dans un entretien à des journaux italiens vendredi soir, le président français, Emmanuel Macron, a appelé à la solidarité budgétaire européenne en se disant favorable à des «emprunts Corona» face aux réticences de Berlin.

Très inquiets de l'accélération de la pandémie de coronavirus, notamment aux États-Unis, les marchés boursiers ont à nouveau sombré dans le rouge vendredi, alors que Donald Trump promulguait le plan historique de relance de l'économie américaine.

Mobilisant 2200 milliards $, c'est le plus vaste ensemble de mesures jamais adopté aux États-Unis.

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La chasse aux petits bonheurs

CHRONIQUE / L’isolement amène son lot de défis, peu importe la situation dans laquelle on se trouve. Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir en ce moment? Qu’est-ce que vous faites pour égayer vos journées?

En ces temps difficiles pour tout le monde, il est sain, quand c’est possible, de se conserver un espace pour soi. Mon conjoint et moi adorons courir. On se fixe habituellement des objectifs chaque année et on se motive à les atteindre. Dans les dernières semaines, on a continué de courir mais sans planification, juste pour avoir un moment de méditation active, une zone de décompression. Avant que la COVID-19 se pointe le nez, la performance était au cœur de notre entraînement. Désormais, on se concentre simplement à maintenir cette activité dans notre quotidien.

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Régie de transport en commun de Shawinigan: les effets de la Covid-19 se font sentir

SHAWINIGAN — Au moment où l’arrivée des autobus hybrides devait donner un nouvel élan à la Régie de transport en commun de Shawinigan, le coronavirus contrecarre ses plans en incitant la population à réduire ses déplacements au strict nécessaire. Deux semaines après le déclenchement d’une série de mesures par le gouvernement du Québec, les effets se font déjà sentir dans les autobus.

Jean-Yves Tremblay, conseiller du district des Hêtres et président de la RTCS, observe une très forte diminution de l’achalandage.

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En isolement avec Yvon Deshaies: de la sueur et des larmes

CHRONIQUE / Yvon Deshaies est un personnage, tout le monde le sait. Le maire a donné à Louiseville une existence nationale à coups d’apparitions souvent spectaculaires dans les médias nationaux.

Eh bien, il vit douloureusement la crise, le maire Deshaies. Il regarde sa ville, les gens affectés, les FERMÉ sur les portes des commerces et ça lui serre le coeur.

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Reprise progressive des cours au Cégep de Trois-Rivières

Trois-Rivières — Les étudiants du Cégep de Trois-Rivières reprendront progressivement les cours dès lundi prochain… mais à distance en cette période de pandémie de la COVID-19. La direction du Cégep rassure toutefois ceux qui sont dans l’impossibilité de reprendre les cours pour des raisons majeures; ils ne seront pas pénalisés dans leur parcours scolaire.

Se disant très sensible aux réalités différentes vécues par ses étudiants en temps de crise, le directeur général du Cégep de Trois-Rivières, Louis Gendron, s’est adressé à eux jeudi après-midi via Facebook Live. Ayant connu certains problèmes techniques avec le son, l’allocution a été enregistrée à nouveau avant d’être diffusée pour que tous les étudiants puissent la regarder.

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Suspension de la session d’hiver: la pétition grossit à vue d’oeil

Trois-Rivières — La pétition lancée dimanche dernier par une étudiante de l’UQTR pour demander au ministre Jean-François Roberge de suspendre la session d’hiver dans les cégeps et les universités grossit d’heure en heure. En fin de journée, jeudi, elle dépassait les 108 000 signatures.

L’instigatrice, Elizabeth Leblanc-Michaud, a indiqué au Nouvelliste qu’elle a envoyé un mot au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, mercredi, pour attirer son attention sur cette pétition même si cette dernière reste ouverte dans le but d’atteindre au moins 150 000 signatures.