Justice et faits divers

Perquisitions visant des Hells Angels dans l’est du Québec

RIMOUSKI - Une nouvelle série de perquisitions liées au trafic de stupéfiants a été lancée jeudi matin au Québec, dans des régions de l’est cette fois.

Des policiers de l’Escouade nationale sur la répression du crime organisé (ENRCO) qui ont été déployés au lever du jour visent une quinzaine de résidences et de véhicules, principalement dans les régions de Rimouski, de Trois-Pistoles et de Gaspé, de même qu’aux Îles-de-la-Madeleine. Des saisies sont prévues, mais aucune arrestation ne devrait être faite ce jeudi.

L’enquête policière démontrerait que l’important réseau de trafic de stupéfiants qui est ciblé est lié à des membres influents des Hells Angels.

Ces perquisitions suivent quelques dizaines d’autres qui ont été effectuées le 9 janvier dernier au Québec, à Longueuil, Brossard, Drummondville, Scott, Sainte-Marguerite, Mascouche, Blainville et Saint-Jérôme, de même qu’au Nouveau-Brunswick.

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Possible scission du CIUSSS: déchirements au Centre-du-Québec

Bécancour — L’engagement électoral de la Coalition avenir Québec de doter le Centre-du-Québec de son propre centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) a pour effet de provoquer des déchirements sur la rive sud. Si le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, prône le maintien de la structure actuelle du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie et du Centre-du-Québec, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, réclame son CISSS centricois tandis que la présidente de la Table régionale des MRC, Geneviève Dubois, est à la recherche d’un consensus régional.

«Actuellement, deux régions n’ont pas leur CIUSSS, la Mauricie et le Centre-du-Québec. Je veux voir les propositions, on est en attente. Nous, ce qui est important, c’est la proximité des services, la reconnaissance du Centre-du-Québec comme une région. Par quoi ça passe, je vais attendre les propositions pour me prononcer davantage», a commenté le président de l’UMQ, en mission en France.

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Des plages horaires de plus pour consulter

Trois-Rivières — En cette période où les virus d’hiver sont très présents dans la population, des plages horaires ont été ajoutées dans de nombreuses cliniques médicales de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour répondre à la demande. C’est de cette façon que les médecins de la région ont choisi d’adapter l’offre de services en fonction des besoins de la région, une mobilisation toute à leur honneur, estime le Dr Pierre Martin, chef du département régional de médecine générale au CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec.

On se souviendra que la semaine dernière, la ministre de la Santé, Danielle McCann, annonçait la mise en place de cliniques d’hiver, ces cliniques temporaires un peu partout au Québec pour répondre à la demande croissante en lien avec les virus d’hiver et ainsi enlever de la pression sur les urgences. Toutefois, la mise en place de ces cliniques devait relever de chacune des régions pour s’adapter aux besoins des collectivités.

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Un site dédié aux journaux de la Mauricie

Trois-Rivières — L’avenir des journaux imprimés est plus que jamais à l’avant-plan de l’actualité. Dans ce contexte, l’initiative du professeur de l’UQTR, André Bougaïeff, de rendre accessible au public une recherche menée il y a une trentaine d’années avec des étudiants, trouve une résonnance particulière. Accessible par le biais du site Internet www.uqtr.ca/journauxmauricie, on y retrouve une grande source d’information sur les journaux régionaux qui ont été publiés entre 1817 et 1987, date où l’étude a été réalisée.

Après avoir gardé tout ce temps cette information dans ses cartons, le 50e de l’UQTR est devenu un prétexte pour diffuser au grand public cette mine de renseignements sur le journalisme trifluvien et même régional. En plus de photos et de documents d’archives, plusieurs entrevues avaient été réalisées dans le cadre de ce travail avec des fondateurs de journaux. «Il y avait dans ce document plein d’information qu’on ne retrouvait pas forcément ailleurs.»

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De la visite inusitée au Shawinigan High School

Shawinigan — Les élèves de la classe de 6e année du Shawinigan High School ont pu entendre parler d’histoire, d’appartenance et même d’économie locale, en caressant des animaux, lundi dernier.

L’activité, une initiative de Vanessa Turcotte, éleveuse de chevaux canadiens à la First farms de Notre-Dame-du-Mont-Carmel en compagnie de son mari, Guillaume Perreault, avait lieu dans la classe de l’enseignante Kim Kiolet pour une 6e année consécutive. Cette tradition a débuté alors que les enfants du couple Perreault-Turcotte étaient eux-mêmes élèves dans la classe de Mme Kiolet.

Tennis

Australie: Raonic et Shapovalov victorieux, Andreescu et Bouchard éliminées

MELBOURNE, Australie - Deux victoires et trois défaites pour les Canadiens jeudi, aux Internationaux de tennis d’Australie.

Chez les hommes, Milos Raonic et Denis Shapovalov ont remporté leur match de deuxième tour, mais chez les dames, Eugenie Bouchard et Bianca Andreescu ont été éliminées. De plus, en double féminin, le tournoi de la Canadienne Gabriela Dabrowski a pris fin au premier tour.

Dans un duel qui a duré 4 h 01 minute et qui a été interrompu pendant environ une demi-heure à cause de la pluie, forçant les organisateurs à fermer le toit de l’Aréna Rod-Laver, Raonic l’a emporté par des scores de 6-7 (4), 7-6 (6), 7-6 (11), 7-6 (5) sur le Suisse Stanislas Wawrinka.

C’est la troisième fois que Raonic bat Wawrinka en sept affrontements, et en chaque occasion il y est parvenu lors d’un tournoi du Grand Chelem. C’est aussi la troisième victoire de suite du Canadien contre le Suisse, qui compte trois titres en carrière en tournois du Grand Chelem.

Comme c’est son habitude, Raonic a été étincelant au service, amassant 39 as contre six doubles fautes. Wawrinka s’est également bien tiré d’affaires à ce chapitre avec 28 as et seulement deux double fautes. Les deux joueurs ont réalisé deux bris de service, Wawrinka en trois tentatives et Raonic en sept occasions.

Le plus important bris d’entre tous est survenu lors du neuvième jeu de la quatrième manche, alors que Wawrinka menait 5-3 et tentait de forcer la tenue d’un set décisif. Avec un score de 15-40, Wawrinka a sauvé une première balle de bris, mais à l’opportunité suivante, Raonic a réalisé un coup droit gagnant qui a ramené le duel à service égal.

Au bris d’égalité, un coup droit imprécis du Suisse a permis à Raonic de mettre fin au match et d’accéder au troisième tour.

Pour Wawrinka, la défaite est d’autant plus douloureuse qu’il est venu à deux points de gagner le deuxième set et qu’il a détenu trois balles de manche lors du set suivant.

Quant à Denis Shapovalov, 25e favori du tournoi, il a disposé en trois sets du Japonais Taro Daniel, 6-3, 7-6 (2) et 6-3. Le jeune Canadien de 19 ans a terrassé son adversaire avec 16 as; il lui a aussi arraché deux bris de service.

Plus tôt en journée, le tennis canadien avait vu Bianca Andreescu, en simple, et Gabriela Dabrowski, en double, subir l’élimination.

Longue bataille pour Andreescu

Malgré une belle démonstration de talent et de ténacité contre une adversaire dix ans son aînée, Andreescu s’est inclinée au terme d’une éreintante bataille de deux heures 14 minutes, 6-3, 3-6, 6-2 contre la Lettonne Anastasija Sevastova, 13e tête de série.

Gonflée à bloc après avoir forcé la tenue d’une troisième manche, Andreescu avait pris les devants lors du set décisif en brisant Sevastova dès le jeu initial. Cette dernière a cependant riposté avec un bris dès le jeu suivant, puis un autre, décisif, au 6e jeu lors duquel Andreescu a été blanchie.

À partir de ce moment, Andreescu, visiblement épuisée, n’a plus été en mesure de riposter aux attaques de Sevastova, perdant son service pour une troisième fois lors du huitième et dernier jeu du troisième set.

Malgré la défaite, Andreescu aura connu un périple fructueux, gagnant 11 des 13 matchs qu’elle a joués depuis le 1er janvier. Après être passée par les qualifications, Andreescu a atteint la finale de la Classique ASB d’Auckland en Nouvelle-Zélande, la première de sa carrière sur le circuit de la WTA.

Au passage, elle a éliminé la Danoise Caroline Wozniacki et l’Américaine Venus Williams avant de s’incliner en trois manches face à l’Allemande Julia Goerges. Par la suite, elle a obtenu son billet pour le tableau principal des Internationaux d’Australie grâce à trois autres victoires lors du tournoi de qualification.

Pendant ce temps, Dabrowski et la Chinoise Xu Yifan, troisièmes têtes de série du double féminin, ont perdu dès le premier tour face au tandem tchèque composé de Barbora Strycova et Marketa Vondrousova. Ces dernières ont gagné le match en trois manches de 6-2, 3-6, 6-3 en 1 h 55 minutes.

Accident sur le pont Laviolette

Un accident survenu jeudi matin sur le pont Laviolette à Trois-Rivières entraîne une congestion de la circulation en pleine heure de pointe.

L'accident s'est produit peu après 8 h, alors que le conducteur d"un véhicule qui circulait en direction nord a vraisemblablement perdu la maîtrise de son volant. Une collision avec d'autres véhicules est survenue. 

La Sûreté du Québec est sur les lieux de l'accident.

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Le corps du Canadien Kirk Woodman retrouvé au Burkina Faso

OUAGADOUGOU - Le corps d’un «homme blanc portant des impacts de balle» a été retrouvé mercredi soir à Siéga, dans le nord du Burkina Faso, pays en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a appris jeudi l’AFP auprès d’une source sécuritaire.

«Le corps est en train d’être conduit vers Dori (nord) pour identification», a précisé cette source.

Selon des sources officielles au Burkina Faso, c'est le Canadien Kirk Woodman, de la société minière canadienne Progress Minerals,  qui est la victime. L'homme avait été enlevé sur le site de Tiabangou (près frontière du Niger) mardi soir par un groupe armé qui avait pris la fuite en direction du Niger sans passer a priori par le Soum.

Plusieurs ressortissants étrangers ont été enlevés ces derniers mois au Burkina.

Un Italien Lucas Tacchetto, 30 ans, originaire de Venise, et sa compagne canadienne Edith Blais, 34 ans, originaire de Sherbrooke (près de Montréal) sont portés disparus depuis mi-décembre alors qu’ils devaient faire la route entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Le couple était parti, par la route, d’Europe vers l’Afrique de l’Ouest, selon les médias locaux.

En septembre 2018, un Indien et un Sud-Africain travaillant également dans le secteur minier ont été enlevés sur la mine d’or d’Inata au Nord-Ouest.

En janvier 2016, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn, qui dirigeaient une clinique depuis de nombreuses années, avaient été enlevés à Djibo. Mme Elliot avait été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure captif.

Un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord), est toujours détenu par des jihadistes depuis son enlèvement en avril 2015.

Les forces armées sont incapables d’enrayer les attaques attribuées aux jihadistes d’Ansaroul Islam, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et d’autres groupuscules. D’abord localisées dans le nord du pays, elles se sont étendues en 2018 dans l’est et dans l’ouest, faisant plus de 270 morts depuis 2015.

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Justin Trudeau promet d’agir, soutient Ensaf Haidar

Le premier ministre Justin Trudeau a promis à Ensaf Haidar que le Canada allait agir le plus rapidement possible dans le dossier de son mari Raif Badawi, emprisonné en Arabie saoudite depuis plusieurs années. Le premier ministre a pris le temps de rencontrer Mme Haidar pendant une trentaine de minutes en marge de la retraite de son cabinet des ministres à Sherbrooke.

« C’était bien, j’ai parlé avec M. Trudeau et il m’a donné la promesse qu’il allait faire quelque chose, a mentionné Ensaf Haidar aux nombreux représentants des médias sur place. Je ne sais pas c’est quoi la stratégie, mais il m’a promis de faire quelque chose. Il m’a donné l’espoir. »

À lire aussi:  Ensaf Haidar rencontrera Justin Trudeau

Yves-François Blanchet couronné chef du Bloc québécois

L'ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet a été couronné chef du Bloc québécois. Il a été la seule personne à avoir présenté une candidature valide.

Le président d'élection de la course à la direction, Pierre Bouchard, en a fait l'annonce dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme de la période de mise en candidature de deux mois qui a pris fin à minuit. 

«À la fin de la période de mise en candidature, je n'ai reçu qu'une seule candidature qui répond à toutes les conditions prescrites aux règles de la course à la chefferie du Bloc québécois, je déclare donc monsieur Yves-François Blanchet élu chef du Bloc québécois», a-t-il écrit dans un bref communiqué. 

M. Blanchet, qui est âgé de 53 ans, a été ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois de décembre 2012 à avril 2014. Il a par la suite collaboré à une émission télévisée d'affaires publiques jusqu'à l'annonce de sa candidature à la direction du Bloc québécois le 26 novembre dernier. 

Avant de faire le saut en politique, M. Blanchet était connu dans le monde artistique, notamment comme gérant du chanteur Éric Lapointe et comme président de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ). 

Dans un texte publié sur le site du parti faisant état de sa vision, M. Blanchet écrit être candidat pour promouvoir «inlassablement» l'indépendance du Québec et afin de «gagner le Québec et gagner pour le Québec». 

Selon le site du parti, l'ingénieur Jean-Jacques Nantel a été la seule autre personne a avoir demandé un bulletin de mise en candidature. Il n'aurait donc pas été en mesure de répondre aux conditions minimales fixées par le parti. 

Pour qu'une candidature soit valide, elle devait notamment être accompagnée des signatures de 500 membres en règle du parti et d'un chèque pour frais d'inscription d'au moins 7500 $. Les règles mises en place par la formation souverainiste précisent que les signatures devaient provenir d'au moins quinze circonscriptions et que chacune d'elle devait en présenter au moins vingt. 

La course à la direction du Bloc québécois a dû être déclenchée à la suite de la démission tumultueuse de Martine Ouellet, en juin dernier, au terme d'une crise où sept députés avaient claqué la porte du parti.