La France célébrée en grand à Trois-Rivières

Actualités

La France célébrée en grand à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Trois-Rivières vibrait au rythme de La Marseillaise, mardi soir, à l’occasion de la fête nationale française. Pour la première fois, un rassemblement de Français et de Québécois avait été organisé en sol trifluvien pour souligner l’événement.

Spectacle de magie, visite d’un perroquet, quiz d’expressions typiquement françaises et québécoises, feux d’artifice, voilà quelques-unes des activités qui attendaient les dizaines de festifs au resto-bar le Chack de Trois-Rivières. Ceux-ci ont pu prendre part à ces différents jeux en dégustant repas et boissons en bordure de la rivière Saint-Maurice.

Développement contesté à Vallée du parc: les citoyens rencontrés mercredi

Actualités

Développement contesté à Vallée du parc: les citoyens rencontrés mercredi

SHAWINIGAN — À la suite de contestations de certains citoyens à l’égard d’un projet de développement mené par la station de ski Vallée du parc, le maire de Shawinigan, Michel Angers, tiendra une assemblée d’information en présence, mercredi.

Au cours des derniers jours, des résidents des zones contiguës à la station de ski, dont une bonne partie demeure sur le chemin des Versants, ont exprimé leur désaccord envers ce projet, qui prendrait place dans leur environnement immédiat.

Beaucoup d’action pour les pompiers de Shawinigan en 2019

Actualités

Beaucoup d’action pour les pompiers de Shawinigan en 2019

SHAWINIGAN — Hausse des interventions, accent sur la formation, houleuse période de négociation: l’année 2019 a fait passer le Service de sécurité incendie de Shawinigan par toute la gamme des émotions. De plus, le premier semestre de 2020 incite la direction à envisager de nouvelles méthodes de prévention pour déjouer toute crise sanitaire qui s’invitera à l’avenir.

Le dernier rapport des activités du service de pompiers a été adopté par le conseil municipal de Shawinigan le 7 juillet. Pas moins de 991 appels ont été recensés en 2019, un nombre toujours en croissance au fil des années. Fait exceptionnel toutefois, le coût du service, à 4,8 millions $, a surpassé de près de 300 000 $ le budget prévu.

Acte de vandalisme au lien interrives La Gabelle: Hydro-Québec déplore également le geste

Actualités

Acte de vandalisme au lien interrives La Gabelle: Hydro-Québec déplore également le geste

TROIS-RIVIÈRES — Tout comme le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, Hydro-Québec déplore l’acte de vandalisme perpétré le week-end dernier aux installations du lien interrives La Gabelle alors que des barrières de sécurité ont été arrachées.

«Chez Hydro-Québec, on a également été abasourdi de constater que les barrières avaient déjà été arrachées, d’autant plus que nous n’avions pas encore terminé de les installer», mentionne Annie Beaudoin, conseillère en communication et collectivités, avant de confirmer que ces installations allaient être fixées plus solidement afin d’éviter que de tels gestes fâcheux soient posés à nouveau dans le futur.

«Le virus est encore là», dit Arruda

Actualités

«Le virus est encore là», dit Arruda

TROIS-RIVIÈRES — De passage à Trois-Rivières, le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, n’a pas hésité à brandir le spectre du reconfinement si la population ne respecte pas les mesures sanitaires en place. Au cours des deux derniers jours, huit nouveaux cas de COVID-19 démontrant un relâchement dans l’application de ces mesures ont été dépistés dans la région par la Santé publique.

«Le virus est encore là», lance le Dr Arruda à la suite d’une rencontre avec les responsables régionaux de la santé afin de dresser un bilan de la pandémie.

Lemieux Assurances remet un chèque de 500 $ à Moisson Mauricie-Centre-du-Québec

Actualités

Lemieux Assurances remet un chèque de 500 $ à Moisson Mauricie-Centre-du-Québec

TROIS-RIVIÈRES — Afin de soutenir Moisson Mauricie-Centre-du-Québec qui a vu ses demandes d’aide augmenter au cours des derniers mois, l’entreprise Lemieux Assurances a récemment remis un chèque de 500 $ à l’organisme.

«Avec les événements que nous avons vécus au printemps et les besoins criants des organismes d’aide, c’est dans la mission et dans l’ADN même de l’entreprise de pouvoir donner un coup de main aux gens qui aident les gens», mentionne le président de Lemieux Assurances, François Lemieux.

Noyade d’un adolescent à l’île Saint-Quentin: une mort qui aurait pu être évitée, conclut le coroner

Actualités

Noyade d’un adolescent à l’île Saint-Quentin: une mort qui aurait pu être évitée, conclut le coroner

TROIS-RIVIÈRES — La mort du jeune Anaël Loïs Nga Onana, survenue le 26 août 2019 à l’île Saint-Quentin, aurait pu être évitée. C’est du moins l’une des principales conclusions du rapport de la coroner Me Marie-Ève Dagenais, qui a eu à enquêter sur la noyade du jeune homme de 15 ans, un événement qui avait secoué toute la communauté à la fin de l’été dernier.

Rappelons que le jeune Anaël Loïs s’était rendu à la plage de l’île Saint-Quentin le 26 août 2019 accompagné de sa mère et de ses trois frères et sœurs. À cette époque, la baignade n’était plus surveillée à cette hauteur, les bouées délimitant la zone sécuritaire de baignade avaient été retirées et des écriteaux indiquaient que la baignade était «à vos risques».

La frontière canado-américaine devrait rester fermée un autre mois

COVID-19

La frontière canado-américaine devrait rester fermée un autre mois

OTTAWA - La frontière canado-américaine devrait rester fermée encore un mois, au moins, jusqu’au 21 août.

Selon les informations obtenues par La Presse Canadienne, le gouvernement de Justin Trudeau a conclu une entente de principe avec la Maison-Blanche pour prolonger à nouveau l’entente qui est en vigueur depuis mars. Ottawa était toujours en attente d’une signature finale des Américains, mardi, mais cela ne saurait tarder, a-t-on appris.

L’entente actuelle, qui interdit tout passage non essentiel entre le Canada et les États-Unis - sauf pour le transport routier et les travailleurs de la santé -, a été prolongée de mois en mois depuis mars. L’accord le plus récent devait expirer le 21 juillet, mais sera en toute vraisemblance prolongé jusqu’au 21 août, compte tenu de l’évolution de la pandémie au sud de la frontière.

Les taux d’infection à la COVID-19 continuent de grimper aux États-Unis alors qu’au Canada, la courbe semble suivre une trajectoire descendante presque partout.

Le docteur Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, a rappelé mardi que les Canadiens avaient fait beaucoup de sacrifices pour aplatir la courbe, «et on ne veut pas gaspiller nos efforts, avec tout ce qu’on a fait à date».

Aux États-Unis, Brian Higgins, l’un des représentants des États frontaliers du nord au Congrès, a exprimé sa consternation, mardi, face à ces informations qu’il a qualifiées de décevantes, mais peu étonnantes.

«En l’absence de leadership du président Trump pour lutter contre la pandémie, les cas aux États-Unis sont en hausse et, par conséquent, les citoyens américains ne sont pas les bienvenus dans plusieurs pays du monde, y compris chez beaucoup de nos alliés», a estimé le représentant démocrate de l’État de New York.

Les Canadiens peu pressés d’accueillir les Américains

Les appels récents de M. Higgins et d’autres collègues au Congrès pour une réouverture de la frontière ont été accueillis avec mépris et dérision sur les réseaux sociaux au Canada, où des sondages montrent clairement que les Canadiens ne sont pas pressés de voir revenir les Américains. Dans un récent sondage Léger mené pour La Presse Canadienne, ils étaient 86 % à être totalement en désaccord avec une réouverture de la frontière à la fin du mois de juillet.

Le nouveau coronavirus est revenu en force dans des États du sud comme la Floride, le Texas, la Georgie et la Louisiane, où les entreprises ont tenté de rouvrir rapidement, contrairement aux recommandations des autorités de la santé publique. Par ailleurs, le port du masque est devenu aux États-Unis un geste partisan, qui polarise selon les clivages politiques traditionnels.

La femme de François Legault exhorte les hommes respectueux à dénoncer ceux qui ne le sont pas

Actualités

La femme de François Legault exhorte les hommes respectueux à dénoncer ceux qui ne le sont pas

La femme du premier ministre François Legault exhorte les hommes du Québec qui font preuve d’un comportement respectueux à l’égard des femmes à dénoncer ceux qui négligent un tel respect.

Dans un message publié sur Instagram, Isabelle Brais demande à ceux qu’elle appelle des chevaliers, des princes et des gentlemen de s’insurger contre ceux qu’elle désigne comme étant leurs frères déviants.

À son avis, ces derniers salissent la réputation des autres hommes et les embarquent dans leur «bateau de merde», selon son expression.

Isabelle Brais ajoute qu’elle déteste ce qu’elle entend ces temps-ci.

Depuis plusieurs jours, des allégations de violences sexuelles et de comportements déplacés déferlent sur le web et visent notamment des personnalités publiques, dont les musiciens Yann Perreau, Maybe Watson, Bernard Adamus, David Desrosiers et Kevin Parent, mais aussi l’animatrice et comédienne Maripier Morin.

À la fin de son message, Isabelle Brais écrit à ses destinataires: «J’aimerais tellement entendre ce que vous avez à dire!»

Lundi, lors de sa conférence de presse dédiée à la lutte à la pandémie de COVID-19, le premier ministre Legault a salué les gens qui ont eu le courage de dénoncer, affirmant que cela aidait les gens à être plus sensibles au phénomène. Il a ajouté que le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, travaillait actuellement à rendre le processus judiciaire moins difficile pour les victimes d’agressions sexuelles.

Isabelle Brais est en couple avec François Legault depuis 29 ans; ils ont eu deux enfants.

Violences à caractère sexuel: une marche prévue ce samedi à Trois-Rivières

Actualités

Violences à caractère sexuel: une marche prévue ce samedi à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Dans la foulée des témoignages et des dénonciations de violences à caractère sexuel publiés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, une marche est organisée ce samedi à Trois-Rivières.

Cette marche est l’initiative de trois étudiantes de niveau universitaire, soit Elizabeth Leblanc-Michaud, Samya Amrani et Juliette Roberge. Elles souhaitent ainsi dénoncer toutes formes de violences à caractère sexuel, mais surtout, en soutien envers toutes les victimes.

La conseillère municipale Charline Plante quitte ses fonctions à Saint-Élie-de-Caxton

Actualités

La conseillère municipale Charline Plante quitte ses fonctions à Saint-Élie-de-Caxton

SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — Dans le dessein de se concentrer sur les membres de sa famille ainsi que sur sa tâche principale d’enseignante, la conseillère municipale de Saint-Élie-de-Caxton Charline Plante a choisi de démissionner.

Avec le confinement qu’a vécu la société au cours des derniers mois, Mme Plante a eu l’occasion de remettre ses plans de carrière en perspective. Celle qui est grand-mère de cinq enfants a finalement choisi de mettre un terme à sa vie de politicienne municipale pour se consacrer pleinement à son métier d’enseignante, qui promet de gagner un cran de difficulté avec les récentes mesures sanitaires mises en place par la Santé publique.

Lien interrives La Gabelle: des barrières de sécurité arrachées

Actualités

Lien interrives La Gabelle: des barrières de sécurité arrachées

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Les barrières récemment installées par Hydro-Québec pour forcer les cyclistes à débarquer de leur vélo lorsqu’ils empruntent le lien interrives La Gabelle ont été littéralement arrachées au cours du week-end.

Des représentants de la société d’État ont en effet constaté que ce nouvel aménagement avait été vandalisé, lundi matin. La Municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, où l’on retrouve l’accès est au lien qui enjambe la rivière Saint-Maurice, a quant à elle déploré ces gestes dans une publication mise en ligne sur Facebook quelques heures plus tard.

Port du masque obligatoire: les commerçants de la région partagés

Actualités

Port du masque obligatoire: les commerçants de la région partagés

TROIS-RIVIÈRES — Bien que certains craignent de recevoir une amende ou de perdre des clients, les commerçants trifluviens semblent pour la plupart se positionner du côté de la Santé publique quant à l’obligation de porter le masque dans tous les lieux publics intérieurs qui entrera en vigueur ce samedi.

Les propriétaires de commerces de la région, qui ont dû passer à travers une énorme période d’adaptation au cours des dernières semaines, semblent majoritairement en accord avec cette mesure qui sera imposée à leurs clients. Selon quelques-uns d’entre eux, ça ne changera presque rien à leur façon de faire actuelle. 

Les gros rebuts suffisamment revalorisés?

Actualités

Les gros rebuts suffisamment revalorisés?

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Trois-Rivières en fait-elle assez pour recycler et revaloriser les encombrants qui sont placés sur le bord de la rue? Alors qu’une entreprise de Trois-Rivières questionne la vision de la Ville sur la revalorisation de toutes ces matières, l’administration municipale clame plutôt faire de plus en plus d’efforts depuis les derniers mois pour mettre de l’avant cette revalorisation, notamment avec des projets développés en partenariat avec la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM).

La période des déménagements a laissé de nombreux rebuts en bordure de rue depuis les deux dernières semaines, et comme chaque année, une collecte spéciale est présentement en cours afin de pouvoir faire le ménage de tous ces encombrants, collecte pour laquelle le citoyen doit d’abord placer une requête via le service 311 afin que l’entreprise responsable de ramasser les encombrants puisse venir dégager le tout.

Desserte ambulancière à La Tuque: il reste du travail à faire selon le maire

Actualités

Desserte ambulancière à La Tuque: il reste du travail à faire selon le maire

LA TUQUE — «C’est une excellente annonce, maintenant le travail vient de commencer.» Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, se réjouit de la mise en place du projet-pilote pour le service ambulancier annoncé la semaine dernière par le gouvernement du Québec. Il ne considère pas pour autant que le dossier est réglé, il soutient qu’il reste du travail à faire pour aller plus loin.

«Le projet-pilote c’est parfait parce qu’on va devoir continuer de discuter des problématiques que l’on a. […] Il faut s’organiser et démêler les rôles de chacun. Jusqu’où va l’ambulance en forêt? Qu’est-ce qu’on attend des premiers répondants? Quel rôle veut-on leur faire jouer? C’est important. Les premiers répondants font de l’assistance, ce ne sont pas des paramédics», affirme Pierre-David Tremblay.

Fonds d’aide des bingos: 28 organismes se partagent 115 000 $

Actualités

Fonds d’aide des bingos: 28 organismes se partagent 115 000 $

TROIS-RIVIÈRES — Quelque 28 organismes communautaires de la région se partagent une somme de 115 000 $ grâce à la contribution du Fonds d’aide des bingos de Trois-Rivières.

Ces bourses distribuées exceptionnellement par la poste afin d’éviter tout rassemblement permettront notamment de soutenir des projets d’intervention concernant les jeunes, les personnes handicapées et les citoyens démunis.

Le public autorisé aux assemblées du conseil municipal de La Tuque

Actualités

Le public autorisé aux assemblées du conseil municipal de La Tuque

LA TUQUE — Les réunions du conseil municipal de La Tuque seront de nouveau ouvertes aux citoyens dès le 21 juillet, et ce, dans le respect des mesures sanitaires.

Depuis le début de la crise de la COVID-19, les conseillers municipaux assistaient aux assemblées publiques via une conférence téléphonique. Ils retourneront à leur siège autour de la table au centre social. Les citoyens quant à eux pouvaient suivre les réunions à la télévision communautaire ou en rediffusion sur le web. La Ville indique que des mesures nécessaires seront mises en place.

Une autre démission à Saint-Élie-de-Caxton

Actualités

Une autre démission à Saint-Élie-de-Caxton

SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — Un nouveau nom s’ajoute à la liste des démissionnaires récents parmi les autorités municipales de Saint-Élie-de-Caxton. Après plus d’un an à occuper le poste de directeur aux travaux publics, Jean-François Marcouiller quitte ses fonctions.

Celui qui vient tout juste de démissionner avait été engagé le 22 février 2019. Selon des règles établies, six mois après cette date, il aurait dû passer une entrevue afin d’officialiser la signature de son contrat d’embauche, si ses qualifications étaient satisfaisantes pour la Municipalité.

Port du masque dans les transports en commun: les usagers de la région coopératifs

Actualités

Port du masque dans les transports en commun: les usagers de la région coopératifs

TROIS-RIVIÈRES — La majorité des usagers des services de transport en commun de Trois-Rivières et Shawinigan ne se sont pas fait tirer l’oreille, lundi, pour porter un masque avant de monter à bord de l’un des autobus sillonnant les rues de l’une des deux villes.

Comme c’est maintenant le cas partout au Québec, le port du masque est dorénavant obligatoire pour quiconque utilise les services offerts par ces deux organisations municipales. La mise en place de cette mesure avait été annoncée il y a quelques semaines par la Santé publique dans la foulée des efforts faits afin de limiter la propagation de la COVID-19 et les risques qu’une deuxième vague frappe le Québec, ce qui pourrait pousser les autorités à décréter un second confinement.

Hommage à Norah et Romy: «Vous êtes toute ma vie», dit leur mère [VIDÉO]

Justice et faits divers

Hommage à Norah et Romy: «Vous êtes toute ma vie», dit leur mère [VIDÉO]

«Vous êtes toute ma vie. Ma raison d’exister. Soyez mes étoiles dans la nuit qui guideront mes pas à travers cette douleur incommensurable».

La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.

Affaissement de terrain à la Zec Jeannotte: la situation est sous contrôle

Actualités

Affaissement de terrain à la Zec Jeannotte: la situation est sous contrôle

La Tuque — La majorité des gens isolés pourront être évacués s’ils le souhaitent de la Zec Jeannotte, en Haute-Mauricie, dans les prochaines heures. Des travaux permettront à certains types de véhicules adaptés aux chemins forestiers de sortir de la zone touchée.

«On a des discussions avec les gens de la Zec. On parle d’environ 75 villégiateurs touchés. Aujourd’hui (lundi), ils ont en train de réparer le chemin numéro 3. D’ici la fin de la journée, ça devrait être fait et 90 % des villégiateurs vont pouvoir sortir s’ils le désirent, parce que les gens ne sont pas obligés. On sait qu’il y a beaucoup de gens en vacances. Il va rester seulement 10 %. On sait qu’il y a des gens sur une île. Ils regardent pour envoyer un hydravion les chercher […] Il n’y a pas de gens en danger pour le moment et tout est sous contrôle», estime le directeur général et coordonnateur des mesures d’urgence de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq.

La Couronne demande le droit d'attaquer la crédibilité d'Éric Salvail

Justice et faits divers

La Couronne demande le droit d'attaquer la crédibilité d'Éric Salvail

La Couronne saura le 4 septembre prochain si son attaque sur la crédibilité d’Éric Salvail est admissible ou pas.

Le juge Alexandre Dalmau, de la Cour du Québec, a pris en délibéré lundi sa décision d’accepter ou de rejeter la requête du Directeur des poursuites criminelles et pénales de présenter une contre-preuve visant à démontrer que l’accusé, dans son témoignage, a donné «une image erronée et fausse» de sa personne au magistrat.

La procureure Amélie Rivard a présenté trois témoignages de personnes disant avoir subi elles aussi soit des attouchements sexuels, de l’exhibitionnisme de la part d’Éric Salvail ou des propos à caractère sexuel de manière constante et répétitive. Ce sont de tels gestes allégués, ainsi qu’une présumée agression sexuelle dans une salle de toilette de Radio-Canada en 1993, qui ont mené Donald Duguay à porter plainte contre le producteur et animateur déchu.

Éric Salvail, qui était présent en Cour lundi, est accusé d’agression sexuelle, de séquestration et de harcèlement sexuel, des gestes qui auraient été posés en 1993.

La démarche de la Couronne ne vise toutefois pas à établir une preuve de faits similaires, qui consisterait à démontrer qu’il s’agit d’un comportement constant de l’accusé, ce que les règles de droit ne lui permettent pas à ce stade-ci du procès. L’objectif de Me Rivard est plutôt de contrer les propos d’Éric Salvail, qui a insisté à quelques reprises dans son témoignage sur le fait qu’il n’agissait pas ainsi, qu’il n’était pas ce genre de personne et que les gens qui le connaissent le savent.

Me Rivard a expliqué que c’est la crédibilité de cette affirmation qu’elle entend miner : «Si jamais cette preuve-là est permise, elle ne servira qu’à attaquer la crédibilité de l’accusé et à rétablir une image que celui-ci aurait pu laisser sous-entendre au tribunal sans inviter le tribunal à conclure qu’il est le genre de personne à commettre ce type d’infraction», a-t-elle affirmé.

Le juge Dalmau a aussi cherché à établir les limites de l’intervention : «Si c’est admis, c’est dans le but de me demander de rejeter le témoignage de M. Salvail, surtout dans la portion où il dit que : je n’ai pas fait ça, je n’aurais pas fait ça, je n’ai jamais agressé sexuellement des gens?»

«Exact», a répondu sans hésiter Me Rivard.

Juge: «Ce sont des agressions sexuelles»

Aucun des trois témoins qui se sont manifestés ne peut être identifié en raison d’une ordonnance du tribunal et aucun des trois n’entend porter plainte non plus.

L’avocat d’Éric Salvail, MMichel Massicotte, a longuement insisté sur le fait que les trois individus en question ne voyaient pas matière criminelle dans les comportements de son client, notamment dans certains propos déplacés tenus en groupe : «Vous avez le portrait de mon client, M. Salvail, qui, en compagnie des gens de son équipe, devant tout le monde, fait des remarques qui peuvent être salaces. On voit qu’il y a derrière tout ça un aspect ludique.»

Le juge Dalmau lui a cependant rappelé la teneur des gestes posés et le fait que la loi ne fait pas la distinction entre la perception des gens et le droit : «Même si les témoins ne le perçoivent pas nécessairement comme ça (...) moi, quand je lis leur description qu’ils font des gestes d’Éric Salvail, ce sont des agressions sexuelles.»

Détournement de procès

Michel Massicotte a aussi vigoureusement contesté le fait qu’Éric Salvail ait mis sa réputation en jeu lors de son témoignage principal, bien que certains extraits laissent croire le contraire. Me Massicotte a cherché à démontrer que c’est la Couronne, en contre-interrogatoire, qui a voulu insister sur cette question : «La procureure de la requérante l’a forcé dès le départ à mettre sa réputation en jeu en lui demandant s’il avait déjà franchi la ligne.»

L’expérimenté juriste a cherché à démontrer que, sans le battage médiatique autour de la cause, la Couronne n’aurait pas eu matière à requête : «La contre-preuve a été obtenue à la suite du fameux témoignage très médiatisé de l’intimé (Éric Salvail) et suite à sa réponse sur le respect de la ligne», a-t-il avancé. Selon lui, le fait que la Couronne ait amené Éric Salvail à dire qu’il ne franchissait jamais la fameuse ligne entre l’humour et l’agression «a suscité la réaction de membres du public qui ont alors décidé de faire une déclaration qui constitue la contre-preuve».

MMassicotte a poussé sa logique jusqu’au point de reprocher à la Couronne de vouloir détourner le procès lui-même : «La présentation en contre-preuve de trois témoignages sur trois événements distincts a pour effet de faire dérouter un peu le procès concernant les allégations du plaignant vers un examen détaillé de la moralité de l’intimé à partir de ses débuts professionnels jusqu’à tout récemment», a-t-il avancé, notant que les trois témoignages faisaient référence à des gestes s’étalant de 1995 à 2017.

«Là, on n’est plus dans le procès Duguay. On est dans un nouveau procès (...) Ça va devenir un procès sur la moralité de M. Salvail.»

Nullement ébranlée, Me Rivard est revenue à la charge en réplique, faisant valoir que la défense allait certainement attaquer la crédibilité de Donald Duguay dans sa plaidoirie : «Avant de se rendre aux contradictions de M. Duguay, on va toujours bien camper la crédibilité de M. Salvail et je pense que cet exercice-là ne peut pas être fait honnêtement et raisonnablement par un tribunal avec l’image que M. Salvail a laissé dans son témoignage.»

Lors de son témoignage, Éric Salvail a nié en bloc les allégations de Donald Duguay, les qualifiant de farfelues.

Donald Duguay a lui-même demandé d’être identifié publiquement.

Trudeau s'excuse pour son erreur dans le dossier du bénévolat étudiant

Politique

Trudeau s'excuse pour son erreur dans le dossier du bénévolat étudiant

OTTAWA — Justin Trudeau a admis lundi qu'il avait personnellement commis une erreur en décidant de ne pas se récuser lorsque son gouvernement a attribué à l'organisme de charité «UNIS» un contrat pour gérer un important programme de bourses aux étudiants qui feront du bénévolat cet été.

Le premier ministre a pris les devants lors de sa conférence de presse quotidienne, lundi, pour expliquer que son implication de longue date, et celle de sa famille, avec l'organisme UNIS (WE) auraient dû le pousser à se retirer des discussions qui ont mené à l'attribution de ce contrat pour la gestion du programme de 900 millions $. «Je n'aurais pas dû être impliqué dans ces discussions, a-t-il admis. C'était mon erreur, je m'en excuse profondément.»

Ces excuses surprises constituent une volte-face pour le premier ministre, qui a essayé depuis des semaines de défendre le contrat controversé, à fournisseur unique, avec UNIS. Les excuses de M. Trudeau surviennent aussi à la suite de révélations selon lesquelles sa femme, son frère et sa mère ont reçu 300 000 $ pour avoir participé à des événements publics d'UNIS depuis quelques années.

M. Trudeau a par ailleurs esquivé lundi matin les questions des journalistes qui lui demandaient s'il était au courant que sa famille avait reçu de l'argent d'UNIS lorsque le cabinet a décidé d'approuver le contrat : il a simplement soutenu qu'il connaissait leur implication dans l'organisme, mais pas en détail.

Désolé des retards

Le premier ministre a indiqué qu'il était particulièrement désolé que le retard dans le programme de Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, causé par la décision de l'organisme de s'en retirer, nuise aux étudiants qui cherchent des moyens d'aider leur communauté pendant la pandémie de COVID-19, alors que les emplois d'été pour les jeunes se font plus rares.

M. Trudeau avait d'abord annoncé la création du nouveau programme en avril, et les détails ont été dévoilés le 25 juin. Le gouvernement a alors déclaré que des dizaines de milliers d'étudiants qui auront des difficultés à se trouver un emploi d'été en raison de la pandémie pourront obtenir une bourse d'études postsecondaires s'ils font du bénévolat — jusqu'à 5000 $ pour le maximum de 500 heures.

Mais le programme a immédiatement suscité des interrogations lorsqu'on a appris que l'organisme UNIS avait été choisi pour l'administrer. M. Trudeau a d'abord assuré que la recommandation venait de fonctionnaires fédéraux et que l'organisme UNIS, bien implanté partout au pays, était considéré comme le seul capable de se lancer rapidement dans la gestion de ce programme.

Mais M. Trudeau a rapidement fait face à des allégations de conflit d'intérêts à cause de ses relations antérieures avec UNIS. Ces allégations n'ont fait que s'amplifier lorsqu'on a appris, la semaine dernière, que sa femme, son frère et sa mère avaient été payés pour participer à des événements publics d'UNIS. Par ailleurs, l'une des filles du ministre des Finances, Bill Morneau, a elle aussi pris la parole lors d'événements d'UNIS, tandis qu'une autre travaille sous contrat pour l'organisme.

Un contrat de 20 millions $

MM. Trudeau et Morneau ont tous deux confirmé qu'ils ne s'étaient pas retirés lorsque le cabinet a approuvé l'octroi du contrat à UNIS. Mais le cabinet de M. Morneau a nié, dimanche, tout lien entre la participation de ses filles et le contrat gouvernemental octroyé à l'organisme pour gérer le programme de bourses — dont la valeur atteignait 20 millions $, a révélé M. Trudeau. L'organisme UNIS a déclaré, notamment par une annonce pleine page dans un quotidien lundi, que cette somme n'aurait couvert que ses frais.

Le gouvernement et UNIS ont mis fin à l'entente le 3 juillet. Le ministère fédéral de l'Emploi et du Développement social a depuis repris la gestion du programme, mais les responsables ont reconnu que ce changement entraînerait des retards dans son déploiement.

Le commissaire à l'éthique, Mario Dion, enquête actuellement sur un éventuel conflit d'intérêts de M. Trudeau dans cette affaire. Les conservateurs et les néo-démocrates ont aussi demandé au commissaire Dion de se pencher sur l'implication du ministre Morneau. Les conservateurs veulent aussi que M. Trudeau comparaisse devant le comité des finances de la Chambre des communes pour répondre aux questions sur la façon dont l'entente avec UNIS a été conclue. M. Trudeau a indiqué qu'il examinerait toutes les invitations et en discuterait avec ses collaborateurs.

Les partis de l'opposition demandent également une enquête du comité d'éthique de la Chambre des communes, et le sénateur conservateur Don Plett a écrit au président de la chambre haute pour lui demander que le Sénat soit rappelé cet été afin d'amorcer sa propre enquête.

Le quotidien «The Globe and Mail» a écrit lundi que le ministre des Ressources naturelles, Seamus O'Regan, et la cheffe de cabinet de M. Trudeau, Katie Telford, avaient déjà aidé l'organisme UNIS à recueillir des fonds, avant que les libéraux ne forment le gouvernement en 2015.

Ottawa a l'intention de prolonger la subvention salariale jusqu'en décembre [VIDÉO]

COVID-19

Ottawa a l'intention de prolonger la subvention salariale jusqu'en décembre [VIDÉO]

OTTAWA — Le gouvernement fédéral a l’intention de prolonger la Subvention salariale d’urgence du Canada jusqu’au mois de décembre.

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce lundi matin, lors d’un point de presse devant sa résidence. Il a précisé que plus de détails seraient annoncés plus tard cette semaine.

La subvention salariale avait déjà été prolongée une première fois, jusqu’au 29 août.

Lors du portrait économique dévoilé la semaine dernière, le gouvernement fédéral prévoyait que le programme coûterait quelque 82 milliards $ aux coffres de l’État en 2020-2021, laissant entrevoir qu’il serait prolongé davantage.

Le premier ministre n’a pas expliqué comment le gouvernement allait modifier la subvention salariale afin d’inciter plus d’entreprises à l’utiliser. Bon nombre d’employeurs ont critiqué le programme, estimant les critères trop rigides.

En date du 6 juillet, 18 milliards $ avaient été octroyés à 252 370 entreprises pour les aider à payer leurs employés.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a déclaré la semaine dernière que ce chiffre serait appelé à augmenter.

«Maintenant, on a un employé sur quatre dans le secteur privé qui (...) est en train d’utiliser la subvention salariale. Nous pensons que ça va augmenter dans les prochains jours avec nos changements», a-t-il dit, au moment de présenter son portrait économique.

La subvention salariale fournit 75 % du salaire des employés, pour un maximum de 847 $ par semaine, des entreprises admissibles et des organismes à but non lucratif.

Frontière canado-américaine

À la suite de sa conversation avec le président américain Donald Trump, M. Trudeau n’avait pas de nouvelles à offrir sur la fermeture de la frontière canado-américaine. L’entente actuelle, qui a été prolongée de mois en mois, vient à échéance le 21 juillet.

Elle empêche tout déplacement non essentiel entre le Canada et les États-Unis.

Les discussions se poursuivent, selon le premier ministre, mais elles achèvent.

«On est à une semaine, à peu près, de la fin de la période actuelle de fermeture de nos frontières et on va avoir des annonces à faire, en travaillant avec les États-Unis, dans les jours à venir sur la frontière», a affirmé M. Trudeau lorsqu’il a été questionné sur le sujet.

Certains États américains font face à un nombre record de cas de COVID-19, au point où certains dirigeants envisagent le retour du confinement pour enrayer le virus.

Même si la situation est hors de contrôle au sud de la frontière, M. Trudeau n’a pas voulu dire s’il serait préférable de restreindre les déplacements entre les deux pays au-delà du mois prochain ou même jusqu’à la fin de cette année.

«Nous allons continuer de répondre à la situation qui existe maintenant. Je pense que de faire des prédictions à long terme, ce n’est probablement pas la meilleure idée, mais nous allons faire tout ce qu’on a besoin de faire dans le court et moyen terme pour assurer la sécurité des Canadiens», a-t-il dit.

Nombre de cas

Il y a eu plus de 3212 000 tests administrés au Canada. Environ 1 % d’entre eux ont détecté la maladie. On fait passer, en moyenne, 38 000 tests par jour.

Jusqu’à maintenant, on a recensé 108 155 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8790 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

  • 56 621 cas au Québec, dont 5628 décès;
  • 36 839 cas en Ontario, dont 2722 décès;
  • 8826 cas en Alberta, dont 161 décès;
  • 3115 cas en Colombie-Britannique, dont 189 décès;
  • 1066 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès;
  • 871 cas en Saskatchewan, dont 15 décès;
  • 325 cas au Manitoba, dont sept décès;
  • 262 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès;
  • 166 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès;
  • 35 cas à l’Île-du-Prince-Édouard;
  • 11 cas au Yukon, tous guéris;
  • cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris;
  • aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Martin Carpentier introuvable après cinq jours de recherches [PHOTOS + VIDÉO]

Justice et faits divers

Martin Carpentier introuvable après cinq jours de recherches [PHOTOS + VIDÉO]

Dimanche, la découverte d’indices a offert un deuxième souffle aux équipes de recherches toujours sur les traces du père de Norah et Romy, retrouvées mortes à Saint-Apollinaire. «La clé dans ce dossier-là, c’est Martin Carpentier», rappelle la sergente Ann Mathieu.

Les corps des jeunes sœurs Norah et Romy ont été retrouvés samedi dernier. Depuis que l’alerte AMBER est levée, les policiers de la SQ sont en véritable chasse à l’homme. Ils travaillent jour et nuit pour retrouver le père des fillettes.

L’histoire de la famille Carpentier est sur toutes les lèvres. Plusieurs questions restent sans réponse. La Sûreté du Québec indique qu’elle possède plusieurs informations qui font avancer l’enquête, mais elle ne peut divulguer des informations qui nuiraient à l’enquête criminelle.

Depuis dimanche, les policiers concentrent leurs activités de recherches dans le secteur de la macabre découverte, dans le boisé entre les rangs Bois-Joly et Saint-Lazare.

«Des éléments d’intérêt ont été trouvés à cet endroit. Nous ne pouvons révéler la nature de ces éléments pour l’instant. Ils ont été récupérés et envoyés au laboratoire médico-légal à Montréal», indique la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ.

Masques obligatoires dès samedi dans les lieux publics fermés 

COVID-19

Masques obligatoires dès samedi dans les lieux publics fermés 

Québec rendra les masques obligatoires dans tous les espaces intérieurs publics de la province dès le samedi 18 juillet, pour les personnes de 12 ans et plus.

Le premier ministre François Legault en a fait l'annonce, lundi, en compagnie du directeur national de santé publique, Horacio Arruda et du ministre de la Santé, Christian Dubé.

Les propriétaires de commerces et autres espaces publics fermés seront chargés de veiller au respect de la nouvelle réglementation. Ceux qui n'appliquent pas les règles pourraient encourir des amendes allant de 400 à 6000 $, a indiqué le premier ministre.

À LIRE AUSSI: Port obligatoire du masque: exaspération chez des commerçants

M. Legault a précisé que des amendes aux consommateurs récalcitrants qui refuseront de porter un masque pourraient éventuellement aussi être imposées.

«Notre objectif n'est pas de donner des amendes», a-t-il toutefois insisté, indiquant qu'il espère que les Québécois accepteront de suivre la nouvelle règle.

Il rappelle qu'il est préférable de porter son masque que de retourner au confinement.

«Je comprends que c'est l'été, c'est pas le fun porter un masque, mais c'est primordial pour ne pas revenir en arrière», a-t-il ajouté.

Les lieux publics fermés incluent les restaurants, mais M. Legault a noté que les clients pourront évidemment enlever leur couvre-visage pour manger.

«On porte un masque quand on est en mouvement. Une fois assis, qu'on est à deux mètres des autres personnes, on peut l'enlever son masque. Par contre, quand on se lève pour aller à la toilette ou quitter le restaurant, on va mettre son masque», a-t-il dit.

Une exception sera prévue pour les personnes qui ne pourront pas porter un masque pour des raisons médicales. Le Dr Arruda a précisé qu'aucun certificat d'exemption médicale ne sera exigé et qu'on s'en remettra «au jugement» du commerçant.

M. Legault a aussi répondu à ceux qui refusent de porter le couvre-visage parce qu'ils jugent que cela brime leur liberté.

«Aujourd'hui, dans le contexte de la pandémie, la liberté est d'être capable de se promener dans les commerces malgré la pandémie. Porter un masque, c'est ça la liberté.»

Un règlement qui rend les couvre-visages obligatoires dans les transports en commun de la province est par ailleurs entré en vigueur lundi.

Attention aux rassemblements

MM. Legault, Arruda et Dubé se sont dits préoccupés par les cas où des soirées organisées avec des dizaines de personnes ont été à l'origine d'une transmission du virus.

Le premier ministre a rappelé que la consigne limite les rassemblements à 10 personnes.

«Malheureusement, on entend que beaucoup de personnes ne respectent pas (cette consigne). Il y a des partys de 20-30-50-60 personnes, des BBQ, même des gros mariages. C'est pas le temps de faire des gros mariages», a-t-il lancé.

«C'est pas vrai qu'on va tout foutre en l'air le travail qu'on a fait depuis quatre mois à cause de personnes qui veulent faire des gros partys.»

La situation des bars le préoccupe également, puisque la consommation d'alcool peut parfois mener les gens à vouloir se rapprocher, a-t-il noté.

Il s'est toutefois montré satisfait des résultats de quelque 600 inspections faites par la CNESST et la santé publique le week-end dernier, qui ont montré que la majorité des gens respectaient la règle du «deux mètres».

Il prévoit que d'autres inspections auront lieu le week-end prochain, alors que commenceront les vacances de la construction.

Un seul nouveau décès depuis 24h

La pandémie de coronavirus a fait un seul nouveau décès au Québec au cours des 24 dernières heures, a-t-on annoncé lundi.

Le bilan se chiffre maintenant à 5628 morts.

On recense 100 nouveaux cas dans les 24 dernières heures, ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 56 621.

Le nombre d'hospitalisations a diminué d'un pour atteindre 305. Vingt-et-un patients se trouvent aux soins intensifs, une augmentation d'un.

Vingt-cinq cas se sont ajoutés dans la région de Montréal, pour un total de 27 628, et 21 en Montérégie, pour un total de 8171.

On recense aussi neuf nouvelles infections en 24 heures au Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit 351 cas.

Inondation et glissement de terrain près de La Tuque: des dizaines de personnes coupées du monde

Inondation et glissement de terrain près de La Tuque: des dizaines de personnes coupées du monde

LA TUQUE — Une cinquantaine de chalets et possiblement davantage de personnes se retrouvent isolés à la suite d’un affaissement de terrain sous un chemin de fer, survenu en fin d'après-midi dimanche, dans la ZEC Jeannotte, en Haute-Mauricie. On ne craindrait toutefois pas pour la sécurité des personnes qui se trouvent ainsi coincées, indique la Sûreté du Québec.

À la ZEC Jeannotte, on décrit une nuit de déluge. De longues portions de chemins forestiers auraient été emportées par les eaux. Plusieurs dizaines de véhicules n'arriveront pas à sortir, compte tenu de l'état des routes, soutient Simon Boisvert, préposé à l'entretien. «À six kilomètres de l'accueil, il y a un chemin qui est arraché sur 50 pieds de long, 15 pieds de profond», relate-t-il.

Plusieurs personnes réussissent à avoir des contacts avec l'extérieur par le biais d'Internet satellite tandis que d'autres se retrouvent ni plus ni moins coupés du monde, fait-il valoir. M. Boisvert rapporte par ailleurs qu'au moins une personne aurait fait des arrangements pour être évacuée par hydravion, pour des raisons de santé. D'autres personnes sous médication envisagent aussi une telle éventualité si leurs médicaments viennent à manquer, semble-t-il.

L'organisation municipale de sécurité civile de la Ville de La Tuque doit se réunir tôt lundi matin pour évaluer la suite des choses et établir un plan d'évacuation, indique-t-on. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, de même que celui de la Santé et des Services sociaux seraient au fait de la situation.

L'aura des petites Romy et Norah accompagne les Demois'Ailes

L'aura des petites Romy et Norah accompagne les Demois'Ailes

SAINT-BONIFACE — Déjà revue d'un bout à l'autre à cause de la pandémie, la 8e édition du Défi des Demois'Ailes s'est conclue dimanche après-midi avec l'aura des petites Romy et Norah Carpentier qui planait sur l'événement. Le drame qui a coûté la vie aux deux fillettes est venu donner une charge symbolique et émotive supplémentaire à la cause de la violence faite aux femmes et aux enfants, pour laquelle les 40 coureuses se mobilisent et amassent des fonds.

La cuvée 2020 du Défi des Demois'Ailes culminait au cours des derniers jours avec cinq jours de course consécutifs totalisant 100 km. Chaque participante parcourait quotidiennement 20 km en deux temps, matin et soir. Le dernier relais de samedi a été dédié à la mémoire des petites Norah et Romy, relate Vicky Lavigne, vice-présidente du Défi des Demois'Ailes. «Ça a beaucoup touché les filles», explique-t-elle, en évoquant le drame. «C'est pour ça que les Demois'Ailes sont là, c'est pour aider ces femmes-là et ces enfants-là, qui sont victimes de violence conjugale», fait-elle valoir.

De fait, et malgré la pandémie, les Demois'Ailes ont réussi à amasser 55 000$ afin d'aider des ressources de la région œuvrant auprès de victimes de violence conjugale. Un double exploit dans les circonstances. Le défi est en effet un événement qui se caractérise par la promiscuité entre les participantes et par l'esprit d'équipe qui se développe entre elles. L'édition qui prenait fin dimanche aura ainsi dû pallier la difficulté supplémentaire de fédérer les coureuses dans la distanciation et dans une relative solitude à travers les différents événements menant au relais final. On se félicite donc d'avoir recréé le sentiment de solidarité qui anime les participantes et d’avoir réussi à amasser une somme qui se compare aux fonds recueillis dans les années précédentes.

Si les femmes s'entraînaient depuis un moment afin de compléter les cinq jours de course, la canicule qui s'est abattue sur la région au cours des derniers jours leur aura également rendu la tâche plus ardue. Samedi, la température ressentie dépassait les 40 degrés. Aussi, au fil d'arrivée dimanche, on pouvait lire tant la joie et la fierté que la fatigue sur les visages.

Bien qu'on se réjouisse dans l'organisation d'avoir réussi à surmonter les difficultés que posait la tenue de l'événement dans un contexte pandémique, et qu'on venait de «passer une très très belle semaine» on avouait tout de même qu'il sera bon renouer avec la formule traditionnelle, l'an prochain, espère-t-on. D'ailleurs, des 40 participantes, 37 auraient signifié leur désir de revenir et de goûter à l’événement comme on l’a toujours connu.

Les fonds amassés par les Demois'Ailes seront distribués au centres d'hébergement La Séjournelle, la Maison Le FAR, la Maison de Connivence, de même qu'à différentes ressources qui jalonnaient le parcours que devaient d'abord suivre les Demois'Ailes et dont les municipalités hôtes avaient déjà contribué à la campagne.

Décès de Norah et Romy Carpentier: onde de choc à Lévis [PHOTOS]

Justice et faits divers

Décès de Norah et Romy Carpentier: onde de choc à Lévis [PHOTOS]

La découverte des corps des jeunes Norah et Romy Carpentier dans un boisé de Saint-Apollinaire samedi a créé une vive onde de choc au Québec, comme au sein de la communauté scout de la province. L'aînée de 11 ans faisait partie du 128e Groupe scout de Charny.

Secouées par le drame, deux animatrices du 128e de Charny ont inauguré un mémorial improvisé au parc des Chutes-de-la-Chaudière. 

«Il y a beaucoup d'émotion dans l'air, elles voulaient créer un lieu où les gens pourraient se recueillir s'ils en ont besoin», explique Dominique Moncalis, porte-parole de l'Association des Scouts du Canada. L'inauguration a eu lieu samedi, avec la tenue d'une vigie en l'honneur des jeunes victimes.