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Marier temps des Fêtes et simplicité volontaire

Le Réseau québécois pour la simplicité volontaire lance une invitation à profiter plus sobrement du temps des Fêtes.

Cette période de l’année n’a pas à en être une de magasinage intensif, souligne le coordonnateur du réseau, Jean-François Boisvert.

Plutôt que d’offrir des biens matériels en cadeaux, il suggère de donner de son temps, que ce soit pour garder les enfants, donner un coup de main avec les travaux ménagers ou transmettre un savoir-faire.

Parmi les autres gestes durables à poser pendant la période des Fêtes, il cite en exemple l’éradication de tout ce qui est jetable.

Il propose notamment de recevoir avec des couverts réutilisables et d’investir dans des décorations durables.

M. Boisvert tient à souligner que les adeptes de la simplicité volontaire ne cherchent pas à s’en prendre aux commerçants, mais sont plutôt animés par un souci écologique.

Il signale que le rythme actuel de consommation ne correspond pas à la quantité limitée de ressources que la planète a à offrir.

«On ne peut pas continuer comme ça indéfiniment, expose-t-il. Tôt ou tard, il va falloir consommer de façon plus modérée.»

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Michel Angers à la présidence de la Régie de gestion des matières résiduelles

Shawinigan — Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a été élu, jeudi soir, à la présidence de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. Il succède ainsi à René Goyette, un ancien conseiller de la Ville de Trois-Rivières qui a assumé ce poste au cours des quatre dernières années.

C’est un dossier que le maire Angers connaît très bien puisqu’il y est impliqué depuis huit ans. Depuis 2005, deux conseillers de la Ville de Trois-Rivières, Pierre-A. Dupont et René Goyette, ont présidé les destinées de l’organisme. Leur mandat respectif avait été entrecoupé (en 2008) par la présidence du maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Pierre Bouchard. La Ville de Shawinigan voit enfin, cette année, le balancier venir de son côté.

Aucun des trois derniers présidents n’a eu la vie facile, depuis 12 ans. Il y a eu d’abord cette importante et coûteuse dispute juridique avec le producteur de tomates Savoura. Des frictions avec la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès concernant des problèmes d’odeurs en provenance des cellules d’enfouissement ont aussi défrayé les manchettes. Des écoulements dans la rivière Saint-Maurice de produits toxiques contenus dans le lixiviat d’une cellule d’enfouissement a aussi occasionné des soucis à la Régie qui s’est fait taper sur les doigts par le ministère de l’Environnement. La Régie a dû également se battre en cour contre l’homme d’affaires montréalais Lucien Rémillard pour des questions de propriété du lieu d’enfouissement technique de Champlain. En 2014, une très longue grève des cols bleus avait obligé les cadres à exercer des métiers pour lesquels ils n’étaient pas formés afin de garder le LET de Saint-Étienne-des-Grès ouvert.

Bref, le dossier de la Régie n’a jamais été facile. Malgré tout, il intéresse le maire Angers qui est maintenant prêt à y consacrer ses énergies.

Au cours du mandat de M. Goyette, dit-il et «avec le conseil d’administration, on a réglé des dossiers. Ça n’a pas été un mandat facile», concède-t-il. La maison est maintenant presque nette pour l’arrivée du maire Angers, sauf qu’il «reste un dossier majeur. Ça va être toute la question de la troisième voie», dit-il.

«L’été dernier, on est allé du côté de Toronto et du côté de Rimouski également», dit-il, pour visiter diverses installations et technologies de traitement des matières organiques et en choisir une qui pourrait faire l’affaire, en Mauricie.

«Quelque part en 2018, il faut prendre une orientation sur le choix du site et le choix du traitement», dit-il.

On sait que jusqu’à présent, le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry et celui de Champlain, Guy Simon, ne se sont pas montrés intéressés à obtenir cette installation chez eux, sauf dans le cas de M. Simon, si la bâtisse de traitement est fermée et ne laisse pas échapper d’odeurs.

«M. Landry est maire de sa municipalité et en même temps, c’est un excellent administrateur. Il y aura certainement des discussions, des orientations à prendre autant avec lui qu’avec M. Simon. Je suis un homme de consensus. Je suis un homme de débats. Des fois, pour convaincre les gens, ça prend de l’argumentation, ça prend aussi des faits. C’est ce que je fais avec mon conseil municipal et on ne s’en tire pas trop mal», fait valoir M. Angers.

Le maire indique qu’il va commander d’autres études pour y voir bien clair dans ce dossier.

«L’enjeu de la troisième voie, ce n’est pas une question de choix. C’est une obligation», rappelle-t-il.

«Certainement qu’on sera capable de s’occuper chez nous de nos matières putrescibles», estime-t-il.

«Il y a des modèles au Québec qui fonctionnent particulièrement bien. Les technologies ont passablement évolué. On n’est plus à l’époque de Saint-Luc-de-Vincennes», assure le nouveau président de la RGMRM.

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Projet de plus de 4 millions $ à Vallée du Parc

Shawinigan — Le message lancé depuis plusieurs mois par le directeur général du centre de glisse Vallée du parc, à Shawinigan, a finalement été entendu. Prêchant en faveur d’une intervention plus dynamique du gouvernement du Québec pour soutenir l’industrie du ski, Alain Beauparlant peinait à contenir ses émotions, vendredi matin, en prenant conscience que la ministre du Tourisme, Julie Boulet, confirmait deux subventions totalisant près de 1,5 million $ afin de soutenir des investissements de 4,4 millions $ au cours des deux prochaines années.

Pour comprendre tous les efforts déployés pour la réalisation de ce projet qui renferme plusieurs volets, il suffisait d’entendre l’homme d’affaires remercier ses employés et la députée de Laviolette à la fin de son allocution. La charge émotive qui enveloppait sa conclusion démontrait toute l’importance que revêtait cette annonce pour l’avenir de la station.

«C’est un dossier qu’on travaille depuis très longtemps», explique M. Beauparlant. «On était rendu là.»

«J’ai toujours dit, depuis mon arrivée en poste en 2009, que Vallée du parc deviendrait un centre de destination et je continue à le croire», ajoute-t-il. «Mon émotion vient du fait que ce que j’avais dit en 2009, je vois en 2017 que ça commence à se réaliser. J’ai vu l’ouverture de mon propriétaire et l’aide financière que la ministre annonce représente une reconnaissance envers la station. Ça m’a touché profondément.»

L’enveloppe gouvernementale comprend une subvention de 1,42 million $ provenant du Programme de soutien aux stratégies de développement touristique - Volet 1: Appui à la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal. Une deuxième aide de 41 250 $ est versée dans le cadre de l’Entente de partenariat régional avec Tourisme Mauricie. 

Mme Boulet effectuait, vendredi matin, sa toute première annonce dans ce volet du programme de soutien aux stratégies de développement touristique. En après-midi, elle distribuait d’autres subventions en Estrie.

«Je suis très heureuse de venir faire cette annonce dans mon comté, dans une station de ski qui est rendue multiactivités pour toute la famille», commente la ministre du Tourisme, qui a elle-même passé de nombreuses heures sur ces pentes avec sa famille. 

«Les stations de ski au Québec, c’est 800 millions $ de retombées économiques, 33 000 emplois. On stimule donc l’économie de la Mauricie, on vient fidéliser les gens et rehausser l’attractivité de cette station. Au gouvernement, on veut que le Québec devienne une destination touristique hivernale prioritaire.»

D’ailleurs, l’Association des stations de ski du Québec n’a pas mis de temps à saluer les investissements annoncés vendredi, grâce auxquels une douzaine de membres à travers la province bénéficieront de subventions totalisant 15 millions de dollars.

Améliorations

Avec ces fonds, le centre de glisse Vallée du parc se lancera dans l’aménagement de cinq nouvelles pistes de niveau intermédiaire à avancé dans le secteur est et d’une nouvelle remontée mécanique de quatre places avec tapis d’embarquement. Il améliorera aussi son système d’enneigement artificiel avec un équipement plus écologique, qui consommera moins d’énergie et d’eau. Les amateurs devraient également percevoir bientôt une amélioration de l’éclairage des pentes. La piste de luge alpine sera éclairée en 2018-2019, ce qui en fera un produit unique au Québec. Un agrandissement du chalet de service à la clientèle fait aussi partie des projets. Enfin, l’amélioration des pistes de fatbike, de ski de fond et de la glissade sur tubes ainsi que la création d’un sentier de glace se concrétiseront au cours des prochains mois.

«Nous voulons réaliser ces investissements le plus rapidement possible, sur une période maximale de deux ans», estime M.Beauparlant. 

Avec les cinq nouvelles pistes, Vallée du parc en comptera 25. Le directeur général croit que ces nouveautés provoqueront assurément tout un effet.

«Elles offriront un dénivelé différent et un panorama très, très surprenant», promet M. Beauparlant. «Dans ce secteur, le dénivelé des pentes sera doublé.»

Ces investissements porteront à environ 18 millions $ les sommes injectées dans ce fleuron régional depuis l’entrée en scène de Claude Gauthier comme propriétaire, en 2009. Dynamisé par ce signal, l’homme d’affaires confirmera bientôt d’autres importants projets, à «très, très court terme», assure M. Beauparlant.

Le centre de glisse Vallée du parc emploie environ 300 personnes pendant la saison hivernale. Les nouveaux investissements pourraient entraîner la création d’une vingtaine de nouveaux postes.

La prochaine étape consistera à bonifier l’offre de ce terrain de jeu pour la période estivale.

«Le mandat que M. Gauthier me donnait, c’était de consolider notre produit d’hiver», mentionne M. Beauparlant. «Après la nouvelle remontée mécanique et cinq nouvelles pistes, on pourra se permettre de rêver à un produit d’été.»

Actualité

Récompensé pour 26 années de bénévolat

Trois-Rivières — Alors que les bénévoles d’Opération Nez rouge s’activent pour une fin de semaine très achalandée de raccompagnements en Mauricie, pour Laurent Pascal qui entame sa 26e année de bénévolat au sein de l’organisation, c’est une soirée toute spéciale qui l’attendait vendredi. Ses collègues lui avaient réservé un hommage surprise pour souligner son implication.

Celui qui s’active en tant que bénévole et formateur au sein d’Opération Nez rouge depuis les 26 dernières années ne s’attendait d’ailleurs pas à recevoir un tel hommage vendredi soir lui qui, à la suite de la formation donnée aux autres bénévoles comme il le fait chaque soir, s’est vu remettre une plaque commémorative pour souligner son travail.

«Évidemment je suis ému et cet hommage m’a surpris. Je ne pensais pas qu’on allait reconnaître mon travail, mais ça me donne envie de faire encore plusieurs autres années avec eux», soutient Laurent Pascal.

Cette piqûre pour le bénévolat au sein d’Opération Nez rouge, Laurent Pascal avoue l’avoir eue il y a 26 ans lors de son premier raccompagnement. Cette piqûre ne l’a d’ailleurs jamais quitté depuis. 

«J’ai décidé d’embarquer dans l’aventure avec d’autres amis qui faisaient du raccompagnement il y a 26 ans, et ç’a toujours continué depuis. J’aime venir ici chaque année pour rencontrer les gens et je trouve bien plaisant de pouvoir discuter avec eux. On est là pour venir en aide aux gens et c’est ça l’important», avoue-t-il.

Cette occasion de souligner le travail d’un fidèle bénévole était d’ailleurs primordiale pour toute l’équipe d’Opération Nez rouge. «Chaque année, on essaie de récompenser les gens qui sont avec nous depuis longtemps et cette année, c’est le travail de Laurent qu’on souhaitait souligner. Cet hommage permet de l’introniser dans notre grande équipe d’Opération Nez rouge», précise la coordonnatrice d’Opération Nez rouge Trois-Rivières, Mylène Bélanger.

Les bénévoles étaient d’ailleurs nombreux vendredi à prendre part à une des plus grosses fins de semaine de l’Opération Nez rouge. Ce sont ainsi plus d’une vingtaine d’équipes qui étaient plus en forme que jamais vendredi, afin de raccompagner les nombreux clients qui allaient solliciter leur aide. 

La vie régionale en images

Paniers à l’école du rocher

Les élèves de l’école secondaire du Rocher ont formé pour une 17e année consécutive une chaîne humaine, afin de transporter les nombreuses denrées recueillies dans le cadre de leur projet de paniers de Noël. Cette année, les élèves de l’école secondaire du Rocher ont été en mesure d’amasser un total de 25 boîtes de denrées, soit deux fois plus que lors de la précédente édition. En plus des denrées, ils ont par ailleurs recueilli 500 $, leur permettant ainsi de mieux garnir les paniers de Noël. Sur la photo, on retrouve à l’avant François Lajoie, animateur de la vie spirituelle et engagement communautaire de l’école du Rocher, entouré d’une partie de son équipe soit Nathan Larivée ,Charles Thibodeau, Jeremy Flageol, Thimothé Harnois, Gaétan Proulx, bénévole, Guylaine Pelletier, éducatrice spécialisée, Emma Rousseau, Rosalie Lemire et Gérémy Michaud. 

L'actualité en bref

Shawinigan — Après avoir procédé à l’ouverture des sentiers de randonnée le 13 décembre, le parc national de la Mauricie a annoncé que les amateurs de ski de fond pourront profiter des sentiers de ski à partir de maintenant.

La neige tombée dernièrement a permis aux équipes d’entretien d’entreprendre leurs opérations de damage et de traçage.

Rappelons que le parc national de la Mauricie a été contraint de repousser l’ouverture de sa saison hivernale en raison des précipitations de pluie reçues au cours des dernières semaines.

Pont Laviolette

«Des liens plus forts que jamais»

Trois-Rivières — «Monsieur Lesage avait vu juste puisque l’ouverture du pont Laviolette a permis aux régions du sud et du nord de développer des liens d’affaires uniques. Encore aujourd’hui, ces liens sont plus forts que jamais comme le prouve notre partenariat en développement économique entre Bécancour et Trois-Rivières.»

Voilà comment le représentant du maire Yves Lévesque, Daniel Cournoyer, a souligné le 50e anniversaire du pont Laviolette lors d’une réception civique tenue jeudi à l’hôtel de ville, en présence de nombreux dignitaires.

«Ce fameux pont, souhaité au début des années 60 et inauguré en décembre 1967, était considéré comme étant le projet le plus économique entre deux régions par le gouvernement de Jean Lesage», avait déclaré au préalable le conseiller municipal.

Sans oublier, dit-il, que l’image projetée par le pont Laviolette est devenue l’image de la Ville de Trois-Rivières. «À combien d’occasions les médias utilisent-ils cette image lorsqu’il est question de Trois-Rivières?», a fait remarquer M. Cournoyer.

Selon la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, «50 ans, ce n’est pas un âge vénérable pour une infrastructure». «Le pont Laviolette a permis de créer un lien étroit entre le Centre-du-Québec et la Mauricie. Nos deux régions sont devenues complémentaires et interdépendantes. C’est le seul lien rive nord-rive sud entre Montréal et Québec», a-t-elle signalé tout en parlant des 500 millions de dollars de retombées générées annuellement par le pont.

La députée de Laviolette a rappelé qu’il s’agit de la structure la plus importante en Mauricie qui fut construite au coût de 50 millions de dollars alors que sa mise en chantier dépasserait aujourd’hui le milliard de dollars. Jusqu’à présent, les frais d’entretien ont atteint 170 millions de dollars et, précise la ministre du Tourisme, «le pont est totalement sécuritaire», en raison des inspections régulières.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, considère que 8000 des quelque 40 000 véhicules qui traversent le pont Laviolette chaque jour le font pour fins de travail, d’éducation, de loisirs et de services de santé. «Depuis cinq ans, on a ajouté une dimension émotive à tout ça», a fait valoir le premier magistrat.

Finalement, le fils du concepteur Georges Demers, Jean Demers, a témoigné à quel point le pont Laviolette représentait le projet dont son père était le plus fier.

«C’était la solution la plus emblématique et intéressante au plan économique. Vous l’avez eu le pont et vous avez été entendus», a conclu celui qui a eu une pensée pour les victimes de l’époque.

Infrastructures

Nouveaux investissements dans les arénas

Saint-Tite — Après Sainte-Anne-de-la-Pérade, c’est au tour de Saint-Tite et de Saint-Boniface de recevoir de l’aide gouvernementale pour la mise aux normes de leur aréna respectif.

Dans le cas de Saint-Boniface, l’investissement gouvernemental pourrait atteindre 618 566 $. Le projet global est d’environ 1,2 million $, indique Louise Caron, présidente de la Corporation de développement communautaire de Saint-Boniface qui gère l’aréna.

Pour l’instant, la Municipalité appuie le projet, mais n’a pris aucun engagement financier, indique la secrétaire-trésorière de Saint-Boniface, Maryse Grenier.

L’organisme sans but lucratif a donc l’intention de solliciter la Municipalité pour compléter le manque à gagner et comptera sur d’autres subventions, voire des emprunts, pour réaliser son projet.

Mme Caron espère que les travaux se feront en 2019 puisque 2020 est la date limite pour enlever le fréon dans les systèmes de réfrigération. Elle veut faire en sorte que tous les travaux, notamment la réfection du système électrique et la pose d’un plafond réfléchissant, se fassent en même temps durant la période estivale où l’aréna n’est pas loué.

Dans le cas de Saint-Boniface, tout comme dans celui de Saint-Tite, les investissements permettront de mettre les installations aux normes, en particulier en modifiant le système de réfrigération fonctionnant au gaz R-12 ou R-22.

Dans le cas de Saint-Tite, le soutien financier de Québec peut atteindre jusqu’à 800 000 $. Le nouveau système de réfrigération fonctionnera avec un réfrigérant synthétique de nouvelle génération.

Selon l’attachée de presse de la ministre Julie Boulet, l’investissement total prévu à Saint-Tite est de 3 millions $.

Il n’a pas été possible de parler à la mairesse, Annie Pronovost, jeudi, pour en savoir plus. «Nous sommes très heureux de recevoir cette somme substantielle de notre gouvernement qui pourra nous aider grandement à la mise aux normes du système de refroidissement de notre aréna», a toutefois indiqué la mairesse par voie de communiqué. Cette aide financière contribuera «à l’occupation et à la vitalité du territoire», dit-elle, tout en faisant preuve d’un «souci de l’environnement en innovant de façon responsable.»

Notons que 27 projets, au Québec, ont fait l’objet de recommandations favorables à la suite d’un troisième appel de projets lancé en avril 2017. L’investissement du gouvernement pour l’ensemble de ces projets est de 17 millions $. L’attachée de presse du ministre Sébastien Proulx, Marie B. Deschamps, indique que ces investissements toucheront quatre projets en Mauricie, dont un n’a pas encore été annoncé et un autre au Centre-du-Québec qui sera dévoilé bientôt.

En 2012, 31 chantiers avaient été financés et 80 en 2016.

Actualités

Prêt de 10 M$ au Groupe Capitales Médias

Investissement Québec prête 10 millions de dollars au Groupe Capitales Médias (GCM) pour l’aider à négocier son virage vers le numérique, a annoncé jeudi après-midi la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade. Cet argent s’inscrit à l’intérieur d’un plan d’investissements de 26 M$ échelonné jusqu’en 2020 que lui a soumis GCM.

«Cela ne signifie pas que le papier va disparaître, a mis en garde le propriétaire du groupe Martin Cauchon, après la rencontre de presse qui s’est tenue dans l’imprimerie du Progrès du Saguenay. Notre plan d’affaires est de diffuser l’information sur plusieurs plateformes numériques, mais nous allons conserver nos éditions papier aussi longtemps que ce sera possible...mais personne ne sait jusqu’à quand.»

La ministre Anglade, qui a déjà eu vent des protestations de Pierre Karl Pladeau dont les journaux sont supportés par les profits de Vidéotron, a mentionné que le gouvernement québécois a analysé la demande d’aide du groupe comme il l’aurait fait pour toute entreprise génératrice d’emplois.

«Le Groupe Capitales Médias, ce sont 400 emplois dans les régions du Québec et sans notre aide, ils étaient menacés. Avant tout, nous prêtons à une entreprise», a précisé la ministre.

En deuxième analyse, admet Mme Anglade, Québec a pris en considération la mission particulière de GCM. «Nous nous sommes demandé si les citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient mieux servis d’avoir Le Quotidien que de ne pas l’avoir, et nous avons conclu que c’était préférable. Nous nous sommes posé la même question pour les gens de la Mauricie (Le Nouvelliste) et la réponse fut oui aussi, et ainsi de suite pour les six quotidiens du groupe.»

GCM inclut également Le Soleil de Québec, Le Droit d’Ottawa, La Tribune de Sherbrooke et La Voix de l’Est de Granby.

Pour le gouvernement du Québec, il ne fait aucun doute qu’une information régionale de qualité fournie par six quotidiens est essentielle à la démocratie. Et s’il a décidé d’apporter son aide, c’est qu’il y avait urgence, compte tenu de l’importance, pour les médias, de développer un modèle d’affaires qui leur permettra de durer en dépit de l’attrait qu’exercent les Google et Facebook de ce monde sur les annonceurs publicitaires.

Indépendance

Qui dit démocratie, dit aussi indépendance. Là dessus, tant la ministre Anglade que Martin Cauchon et Claude Gagnon, PDG de GCM, ont été clair: «L’aide aux médias, ça se fait dans d’autres pays. Et ici, personne ne remettrait en question l’indépendance de Radio-Canada. Les gouvernements changent, et avoir de l’aide ne veut pas dire qu’on s’attache. Pour nous, l’indépendance n’a jamais été soulevée lors de nos discussions; et s’il en avait été le moindrement question, on se serait retirés de la table, tout simplement», a dit M. Gagnon.

Martin Cauchon est bien conscient qu’il traîne sa réputation d’ancien ministre libéral fédéral. «Pour moi, c’est davantage un handicap, car dans ce cas-là, l’appareil gouvernemental se questionne et ça veut dire quoi? Que le dossier a été analysé avec extrêmement de rigueur.»

M. Cauchon a ajouté que de croire que ses salles de rédaction sont sous influence du propriétaire, comme l’ont murmuré certains quand il a pris possession du groupe il y aura bientôt trois ans, est «faire insulte au professionnalisme des journalistes de GCM qui, jour après jour, produisent une information de qualité dans les régions du Québec».

Porte ouverte

Aux journalistes qui lui ont demandé pourquoi elle n’annonçait pas une aide pour Le Devoir ou les publications de Québecor, Mme Anglade a tout simplement répondu: «Pourquoi pas? S’ils nous présentent des projets pour passer au numérique, nous allons les analyser selon leur mérite», a promis la ministre.

Réactions

Le président régional de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Michel Gaudreau, a mentionné sur les ondes de Radio-Canada qu’il était heureux de l’aide apportée par Québec aux quotidiens régionaux, comme le demandait la FPJQ.

M. Gaudreau, journaliste à Radio-Canada, interpelle maintenant Ottawa, disant que c’est à son tour de supporter la presse régionale, comme le demande une coalition de propriétaires, journalistes, et citoyens de diverse provenance.

Le syndicat Unifor, qui représente les travailleurs de la Tribune de Sherbrooke, qui fait partie du groupe, ainsi que les employés de l’imprimerie du Progrès du Saguenay, ont salué l’annonce, tout comme le président du Syndicat des communications du Progrès du Saguenay affilié à la FNC-CSN, Louis Tremblay.