Actualités

Deux événements sportifs pour la cause

SHAWINIGAN — Deux événements sportifs se tiendront au cours des prochaines semaines afin d’amasser des fonds qui permettront à la Fondation de la SSS de l’Énergie d’améliorer la qualité des services aux usagers de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie et de soutenir des projets en santé mentale.

Les 9 et 10 juin prochain, 55 cyclistes parcourront 200 km à vélo sur les routes de la région dans le cadre de la cinquième édition de la Randonnée de l’Énergie – Peinture Boomerang tandis que le 9 juin, des golfeurs s’exerceront lors de l’Omnium de golf Desjardins qui aura au Club de golf Le Mémorial.

Monde

Des journalistes partent pour la Corée du Nord en vue de la destruction d'un site nucléaire

PÉKIN — Des journalistes étrangers sont partis mardi pour la Corée du Nord où ils doivent assister à la destruction de son site d'essais nucléaires, une promesse vue comme un geste de bonne volonté avant un sommet prévu avec les États-Unis.

Des reporters de Chine, de Russie et des États-Unis ont embarqué dans un petit avion à l'aéroport international de Pékin, a rapporté la chaîne de télévision chinoise CCTV, qui fait partie des médias invités.

Monde

Nigeria: les élèves de Dapchi craignent toujours de retourner à l'école

KANO, Nigéria — Quatre mois après l'enlèvement d'une centaine d'élèves à Dapchi par Boko Haram, l'école pour filles dans le nord du Nigeria a rouvert ses portes : mais l'immense majorité des lycéennes ne veulent pas retourner en classe de peur des représailles du groupe jihadiste.

Le 19 février dernier, des combattants ont kidnappé 111 étudiantes de 11 à 18 ans, dans un scénario quasi identique à l'enlèvement de Chibok, qui avait déclenché l'indignation dans le monde il y a quatre ans.

Monde

Cinq ans de prison pour un défenseur de la langue tibétaine

PÉKIN — Un défenseur de la langue tibétaine a été condamné mardi en Chine à cinq ans de prison pour «incitation au séparatisme», une affaire qui témoigne de l'extrême sensibilité de la question tibétaine dans le pays.

Tashi Wangchuk est originaire du Qinghai (ouest), une province chinoise peuplée de nombreux Tibétains. Il avait fait l'objet fin 2015 d'un documentaire du quotidien américain New York Times.

Monde

Crash à Cuba: 50 corps identifiés, dont celui du pilote

LA HAVANE - Les corps de 50 des 111 personnes tuées dans le crash aérien survenu le 18 mai à La Havane ont été identifiés, dont celui du pilote mexicain de l’appareil, ont annoncé mardi les autorités cubaines.

«Nous avons identifié 50 corps», dont quatre des six membres d’équipage mexicains, y compris les pilote et co-pilote, a annoncé devant la presse Sergio Rabell, directeur de l’institut médico-légal de La Havane.

Les dépouilles de deux autres hôtesses n’ont pas encore été identifiées.

M. Rabell a précisé que les corps du commandant de bord et de son second avaient été autopsiés conformément aux protocoles en vigueur en cas d’accident.

Par ailleurs, seul un Sahraoui a été identifié parmi les autres étrangers ayant péri dans le sinistre, le plus grave survenu sur l’île depuis 1989.

Avec 113 personnes à bord, un Boeing 737-200 qui devait assurer la liaison entre La Havane et Holguin, à 670 km à l’est, s’est écrasé vendredi dans une zone de cultures peu après avoir décollé de l’aéroport international Jose Marti.

L’appareil était loué par la compagnie aérienne cubaine Cubana de Aviacion au Mexicain Global Air, qui a été suspendu «temporairement» lundi par les autorités mexicaines, le temps de vérifier que cette compagnie respecte les normes de sécurité internationales.

Une des trois Cubaines encore en vie après le crash est décédée lundi soir, alors que les deux autres se trouvaient toujours mardi «dans un état critique extrême» dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital Calixto Garcia de La Havane.

Aucune explication sur l’origine de l’accident n’a encore été fournie par les autorités cubaines, qui ont retrouvé une des deux boites noires «en bon état».

Au total, ont péri dans cet accident 100 Cubains - dont cinq enfants - six membres d’équipage mexicains, trois touristes étrangers - une Mexicaine et un couple argentin - ainsi que deux ressortissants sahraouis résidents à Cuba.

Politique

Réforme électorale: Trudeau se dit ouvert

OTTAWA - Justin Trudeau dit qu’il accueillera à bras ouverts les propositions d’amendements des partis d’opposition sur le projet de loi qui vise à réformer les élections et les pratiques des formations politiques.

Face aux demandes répétées des conservateurs, le premier ministre a martelé mardi qu’il était prêt à entendre leurs propositions pour modifier le projet de loi C-76 du gouvernement libéral.

L’opposition officielle demande au gouvernement d’encadrer les publicités gouvernementales et les dépenses des ministres, en plus de leur interdire de voyager pendant les trois mois précédant le déclenchement des élections.

M. Trudeau a réitéré ce message lorsque le chef conservateur, Andrew Scheer, a déploré que la loi n’interdise pas aux groupes militants d’utiliser des ressources étrangères en vue d’influencer les élections.

M. Scheer a toutefois remis en question la sincérité du premier ministre, soulignant que Justin Trudeau avait «ordonné» à Élections Canada d’implanter les modifications contenues dans le projet de loi, avant même qu’un débat ne se tienne sur le sujet.

Le chef conservateur a accusé le premier ministre Trudeau de «truquer les règles» à son avantage.

Le député néo-démocrate Nathan Cullen a pour sa part reproché au gouvernement «d’intimider» les partis d’opposition en les menaçant de couper court au débat.

Le projet de loi C-76 annulerait plusieurs réformes adoptées sous l’ancien gouvernement conservateur, dont la controversée Loi sur l’intégrité des élections.

Il limiterait notamment les dépenses des partis politiques et des groupes militants pendant les trois mois précédant le déclenchement des élections.

Mais si les dépenses et publicités gouvernementales ou les voyages ministériels ne sont pas interdits en parallèle, cela avantagera les libéraux au pouvoir et nuira aux partis d’opposition, avance M. Scheer.

«Ce qu’il fait, c’est de limiter la capacité des partis d’opposition d’entamer un dialogue avec les Canadiens, tout en refusant d’appliquer ces mêmes restrictions à son propre gouvernement», a-t-il décrié.

M. Trudeau a répondu en attaquant l’ancien gouvernement de Stephen Harper, qui avait selon lui imposé des réformes malgré le désaccord des partis d’opposition, du directeur général des élections et de la plupart des experts. Il a insisté pour dire que son gouvernement agira différemment.

«Nous encourageons les membres de l’opposition à proposer des amendements et des propositions, parce que contrairement à eux, lorsqu’ils étaient au pouvoir, nous sommes ouverts aux suggestions pour améliorer la démocratie au Canada», a-t-il rétorqué.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) prétend toutefois que M. Trudeau s’inspire de l’approche Harper. Les libéraux ont menacé d’imposer une limite de temps sur les débats et n’ont consulté les partis d’opposition ni sur le contenu du projet de loi ni sur la nomination de Stéphane Perrault comme nouveau directeur général des élections.

«Pourquoi les libéraux ne travaillent pas avec nous au lieu de nous intimider?», a lancé le député Nathan Cullen.

Politique

Jean Boulet confirmé pour la CAQ

TROIS-RIVIÈRES— Même si jusqu’à tout récemment, il prétendait encore que son chef, c’était le travail, voilà que Me Jean Boulet s’est présenté mardi aux côtés de François Legault, venu confirmer sa candidature caquiste dans Trois-Rivières. Les deux hommes s’étaient rencontrés à ce sujet en août 2017.

Interrogé à savoir s’il se sentait plus à l’aise de sauter dans l’arène politique maintenant que sa sœur Julie se retire, le nouveau représentant de la CAQ croit que «c’est une diversion qui aurait peut-être retenu l’attention des médias».

«Je pense que Julie a travaillé avec beaucoup d’énergie, d’intensité, de dynamisme. Elle est fière de ce qu’elle a fait. Elle a pris une décision que je respecte totalement», a-t-il simplement commenté.

Par ailleurs, Me Boulet n’a pas caché qu’il avait été un sympathisant libéral «pendant un certain nombre d’années». «J’ai rencontré des libéraux. Je n’ai pas eu de discussions avec le PLQ, il y a eu une opportunité qui s’est présentée, mais ça n’a pas duré longtemps, ça a duré l’espace d’une conversation», a-t-il admis en réponse à une question sur une possible candidature libérale.

Quand on lui demande ce qu’il fera de mieux que Jean-Denis Girard, il souligne faire partie d’une équipe qui a une vision de l’avenir. «Ce que je constate avec les libéraux, c’est qu’on a été austère et là, on saupoudre. Ce saupoudrage est un reflet d’un manque de vision et ça me préoccupe beaucoup», a-t-il répondu.

Chose certaine, François Legault s’est ouvertement réjoui de pouvoir compter sur cet avocat spécialisé dans le droit du travail qui soit autant impliqué et reconnu dans sa communauté, tantôt par sa présidence de la Chambre de commerce, tantôt par sa présidence de Centraide Mauricie, en passant par ses fonctions d’administrateurs au sein d’organisations culturelle, portuaire et de santé.

«Il va jouer un rôle important dans le développement économique de Trois-Rivières», a déclaré le chef de la CAQ sans aller jusqu’à prédire la nomination ministérielle d’un autre membre de la famille Boulet en Mauricie.

François Legault s’est toutefois engagé à relancer l’économie mauricienne et à travailler pour créer des emplois payants. «La région n’a pas réussi à remplacer les emplois payants perdus dans le secteur industriel. D’abord, le nombre d’emplois en Mauricie a reculé de 7600 depuis 15 ans et de 3100 depuis quatre ans. 

Cependant, le principal problème demeure le niveau de revenu qui est 11 % plus bas en Mauricie que dans le reste du Québec. Un écart négatif aussi important n’est pas normal. Le gouvernement du Québec doit en faire beaucoup plus pour attirer des emplois mieux payés en Mauricie», a-t-il martelé lors de la conférence de presse tenue au Musée POP, dans la salle Gilles-Boulet, oncle de Jean Boulet. Le chef a aussi déploré le fait que la région soit pénalisée fiscalement avec la taxe scolaire qui y est trois fois plus élevée que dans les Laurentides. 

Me Boulet affirme que les défis ne manquent pas en Mauricie. «Il faut augmenter les investissements dans la diversification de l’économie régionale et se donner un plan pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui freine l’essor de nos entreprises», croit-il. 

Ses implications dans des causes l’ont rendu conscient «des dures réalités que sont la pauvreté et l’exclusion». «La récente entente avec les médecins spécialistes a créé un déséquilibre dans le réseau de la santé, qui exerce une grande pression sur les finances publiques, alors qu’il manque d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires pour s’occuper de nos aînés», déplore celui qui se définit comme un «nationaliste et régionaliste». «Je suis pour un Québec fort au sein du Canada et une Mauricie forte au sein du Québec», a-t-il conclu tout en parlant de Trois-Rivières comme d’une capitale régionale.

Éducation

Les garderies privées pas à la hauteur, déplore Hivon

La vice-cheffe du Parti québécois Véronique Hivon croit qu’il est temps de «valoriser les bons services de garde» au Québec, soit les Centres de la petite enfance (CPE). «Il faut faire exactement l’inverse de ce que le gouvernement libéral a fait et l’inverse de ce que propose la Coalition avenir Québec.»

Mme Hivon commentait mardi les résultats de la nouvelle étude de l’Observatoire des tout-petits, qui indique que la qualité de l’ensemble des services de garde au Québec s’est très peu améliorée au Québec depuis 10 ans. Les CPE se distinguent toutefois en offrant des services de meilleure qualité que les garderies privées ou les milieux familiaux.

L’étude démontre que 34 % des garderies privées en installation fréquentées par les 18 mois à 5 ans en 2014 sont de «faible qualité», alors que parmi les CPE étudiés, seulement 3 % sont de faible qualité. 

Les critères pour déterminer la qualité sont, entre autres, les jouets adaptés, les aliments sains, la variété de livres, l’aménagement de la cour et les interactions avec l’éducatrice. 

Selon Mme Hivon, le gouvernement actuel se targue d’agir tôt, mais n’agit pas en conséquence en favorisant le «développement anarchique» de garderies privées. À preuve, sa loi pour améliorer la sécurité et la qualité des services de garde ne permet pas de recenser et de contrôler les milieux familiaux privés. Le gouvernement Couillard a également bonifié dans le dernier budget le crédit d’impôt pour les parents dont l’enfant fréquente une garderie privée. 

Les garderies commerciales ne «sont pas à la hauteur» de ce qu’on attend d’elles, lance Mme Hivon. Un gouvernement du Parti québécois ouvrirait de nouveaux CPE et ramènerait un même tarif pour tous les enfants, afin de diminuer progressivement le nombre de garderies privées au Québec. 

Mme Hivon critique également la volonté de la CAQ d’ouvrir des maternelles 4 ans pour tous les enfants du Québec. Une promesse qu’elle juge «complètement irréaliste», et qui ferait mal au réseau des CPE. 

Le PQ propose de conserver des classes de maternelle 4 ans seulement dans les milieux défavorisés.

Monde

Grande avancée du «droit d'essayer» les médicaments expérimentaux aux États-Unis

WASHINGTON — Le Congrès américain a approuvé mardi une loi controversée, vigoureusement soutenue par Donald Trump, qui permettra à des patients en phase terminale d'essayer des traitements expérimentaux encore non autorisés.

«Nous disposons à portée de main de traitements novateurs» qui pourraient donner à ces patients, ayant souvent tout essayé parmi les traitements disponibles, «une deuxième chance à la vie», a plaidé le républicain Michael Burgess, lui-même médecin, lors des débats à la Chambre des représentants avant l'adoption finale du texte.

Politique

Commentaires islamophobes: démission du président des conservateurs de Louis-­Hébert

Tout juste élu président de l’Association conservatrice de Louis-Hébert, l’homme d’affaires François de S. Labrecque a remis sa démission mardi après que Le Soleil ait porté à l’attention du Parti des commentaires islamophobes et homophobes publiés sur le réseau social Facebook.

Il s’agit d’une deuxième victime politique qui écope après avoir fait des commentaires controversés sur les réseaux sociaux en une semaine. La semaine dernière, Muguette Paillé se retirait de la course à l’investiture du Parti québécois dans Maskinongé après que des commentaires racistes et islamophobes qu’elle avait faits sur les réseaux sociaux aient été rendus publics.

François de S. Labrecque avait pour sa part critiqué le ministre fédéral de l’immigration, Ahmed Hussen, en ces mots le 7 mars : «L’invasion... un ministre de religion musulmane». Le 8 février, il écrivait en anglais : «J’en ai assez de voir ce qui se passe avec les homosexuels. Ils font tellement de mal à notre monde». 

En novembre 2015, il avait également commenté une infographie truffée de fausses statistiques publiées par l’organisation électorale de Donald Trump au sujet de la couleur de la peau des auteurs et des victimes de meurtres. «Maintenant, vous savez que les noirs tuent... Disons les vraies choses», avait-il écrit, aussi en anglais.

«Propos inacceptables»

En fin d’après-midi, après avoir reçu les captures d’écran consultées par Le Soleil, l’attachée de presse du Parti conservateur pour le Québec, Catherine Major, a confirmé que M. Labrecque n’était plus le président de l’Association.

«M. Labrecque a remis sa démission à titre de président de Louis-Hébert après que le Parti conservateur du Canada eut pris connaissance des propos inacceptables qui ont été publiés sur sa page Facebook», a déclaré Mme Major.

«Nous condamnons ses propos avec vigueur et ils ne représentent en aucun cas la position de notre parti. M. Labrecque a été élu il y a à peine quelques jours à titre de président et sa nomination n’avait toujours pas été officialisée auprès d’Élections Canada», a-t-elle poursuivi.

Informé lui aussi des propos de M. Labrecque par Le Soleil, Samuel Simard-Michaud, l’un des administrateurs de l’Association conservatrice de Louis-Hébert, les a qualifiés de «surprenants» et a ajouté qu’il n’était pas au courant lui non plus des déclarations de son président sur Facebook.

Ni homophobe ni islamophobe

Quant au principal intéressé, il s’était entretenu avec Le Soleil quelques heures avant de donner sa démission et avait pourtant nié être islamophobe ou homophobe. «Il faut regarder ce qui est écrit et le mettre en contexte. Vous ne vous adressez aucunement à une personne homophobe. Ce que je critique, c’est que certains d’entre eux donnent un mauvais nom à tous les autres», a-t-il déclaré.

«C’est la même chose pour les musulmans et c’est la même chose pour les gens d’affaires, car il m’est aussi arrivé de critiquer des gens d’affaires qui font des choses croches. Je suis offusqué de voir ce que des gens de certains regroupements peuvent faire», poursuit-il.

Malgré ses critiques, il jure n’être ni islamophobe ni homophobe. «Je travaille dans le commerce international et je suis déjà allé dans des pays musulmans comme l’Indonésie et le Maroc. Également, il y a deux bons amis de la famille qui sont homosexuels.»

«Je n’ai pas fait ces commentaires pour écraser qui que ce soit. Mais certains sont plus sensibles que d’autres quand ils voient un texte. Je ne suis pas un «flyé» ou un «débile». Par contre, c’est sûr que des fois, je brasse, je pose une question-choc pour avoir des réponses», a-t-il justifié, ajoutant que Facebook n’était pas le centre de sa vie.

Commerce international

Âgé de 55 ans, M. Labrecque est un ancien enseignant qui s’est recyclé dans le commerce international. Depuis plus de 20 ans, il est président et propriétaire de l’entreprise Persico Inc., qui exporte aux États-Unis et en Europe des produits de quincaillerie fabriqués au Québec. 

Selon le site de réseautage LinkedIn, il a aussi été membre de la Coalition avenir Québec en 2012 comme responsable des communications et des finances pour la Capitale-Nationale. De 1992 à 1998, il avait aussi été vice-président et actionnaire de l’entreprise 20/20 inc., qui importait des vêtements provenant du Chili et du Pérou pour des clients comme Simons et Clément.