Le Nouvelliste
La construction de la « barrière de séparation israélienne » s’étend sur 700 km et contribue à isoler la population palestinienne.
La construction de la « barrière de séparation israélienne » s’étend sur 700 km et contribue à isoler la population palestinienne.

Des espoirs au désespoir

Daniel Landry
Comité de solidarité/Trois-Rivières
Cette année marquera le trentième anniversaire des Accords d’Oslo (1993). Il s’agissait d’un traité laissant entrevoir l’espoir de la résolution du conflit d’apparence inextricable entre Israéliens et Palestiniens. L’objectif ultime consistait en l’établissement de conditions pour la mise en place d’un État palestinien à l’intérieur des frontières de 1967, et d’ainsi assurer un climat de paix dans une région du globe marquée profondément par les guerres (1948-1949, 1967, 1973) et par la première Intifada (1987-1993). La célèbre poignée de main entre les leaders Yasser Arafat et Yitzhak Rabin permettait alors de croire qu’une sortie de crise se dessinait enfin au Proche-Orient. Or, les décès dramatiques de ces deux leaders (Rabin en 1995; Arafat en 2004) ont sans doute sonné le glas aux espoirs d’Oslo. De toute évidence, Oslo a échoué. Pire encore, en 2023, un nouvel Oslo semble complètement utopique.