Les signalements pour harcèlement et incivilité en hausse au CIUSSS MCQ

Les signalements pour harcèlement et incivilité ont connu une hausse, en 2021-2022, au CIUSSS MCQ.

Les signalements pour harcèlement et incivilité dans le milieu de travail ont connu une hausse, en 2021-2022, au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). En effet, 83 signalements ont été enregistrés, ce qui a mené à huit enquêtes. Ces chiffres sont en augmentation depuis quelques années. En 2020-2021, il y a eu 79 signalements et sept enquêtes ont été instituées. Pour 2019-2020, on parle de 63 signalements. L’année précédente, il était question de 60 dossiers. C’est donc une augmentation de 38% en quatre ans alors que dans les années précédentes, la tendance était plutôt à la baisse.


La pandémie a accentué les tensions, ce qui peut expliquer en partie cette montée. «Au cours de la dernière année, on a constaté quand même des situations de comportements d’incivilité. On le voit sur certaines unités. [Avec] la COVID – et on l’a vu je pense dans la société en général – la tension était là [...]», a mentionné Antranik Handoyan, directeur des ressources humaines, communications et affaires juridiques, lors de la dernière séance régulière du conseil d’administration du CIUSSS MCQ.

M. Handoyan constate quand même des bons côtés à cette augmentation qui, selon lui, illustre bien le fait que cette procédure est bien implantée au CIUSSS et que le personnel sait qu’il peut «dénoncer toute situation qui s’apparente à de l’incivilité ou du harcèlement». «La bonne nouvelle, c’est que s’il y a des signalements c’est que les gens ont confiance au système», estime Michel Larrivée, président du conseil d’administration.

À la suite d’un signalement, cinq critères, basés sur la loi, déterminent s’il y a lieu ou non de faire une enquête en bonne et due forme. Cette analyse est basée uniquement sur les informations fournies par la personne plaignante.

Si ce n’est pas le cas, un accompagnement en résolution de situation conflictuelle est quand même prévu. À la suite de l’enquête, des mesures disciplinaires peuvent être appliquées comme une lettre de réprimande au dossier de l’employé, une suspension et même un congédiement. «Évidemment, on essaie de faire le plus possible de l’éducation. Mais il y a des situations où la répétition et le niveau d’intensité du harcèlement requièrent une intervention immédiate qui peut aller jusqu’au congédiement», explique M. Handoyan.

Le CIUSSS a pris différentes mesures pour favoriser un milieu de travail sain dont des formations. Le directeur des ressources humaines a d’ailleurs indiqué que plus de 250 gestionnaires du CIUSSS ont suivi une formation sur la gestion des conflits et que le taux de satisfaction par rapport à celle-ci a atteint les 99%.

Rappelons que le conseil d’administration du CIUSSS a adopté en 2016, une politique sur la civilité et la prévention en milieu de travail ainsi qu’une procédure sur la gestion des situations conflictuelles et de traitement des plaintes de harcèlement et de violence en milieu de travail.