Un mois d’août chaud, mais pas exceptionnel

Le mois de juillet ne passera pas à l’histoire dans la région et le mois d’août n’aura rien d’exceptionnel, même si au final la température moyenne pourrait être au-dessus des normales de saison. La météo des derniers mois aura toutefois été favorable à la prévention des feux de forêt. Pour un deuxième mois consécutif, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) enregistre peu d’incendies dans la région.


La première semaine d’août, malgré un peu de temps maussade, devrait se terminer légèrement au-dessus de la moyenne en raison de la journée de samedi qui s’annonce très ensoleillée et très chaude. Les normales de saison pour cette période de l’année sont de 25°C le jour et de 14°C la nuit à Trois-Rivières.

«Pour ce qui est de la deuxième semaine, on sera plus près de la normale, voire légèrement en dessous. Il faut s’attendre une deuxième semaine un peu décevante. Il faut dire que légèrement sous la normale, alors que la normale est près de 25°C le jour, ce n’est quand même pas si pire», souligne le météorologue d’Environnement Canada, Jean-Philippe Bégin.



Quant aux deux dernières semaines du mois d’août, les prévisions pointent vers des températures plus élevées que la normale.

«Il faut toutefois garder en tête qu’à partir du dernier tiers du mois d’août, les normales commencent à dégringoler», prévient le météorologue.

Quant aux précipitations, les experts ne s’attendent pas à ce qu’il y ait de journée complète de pluie dans la prochaine semaine. La région reçoit habituellement entre 94 mm de pluie à La Tuque et 101 mm à Trois-Rivières durant le mois d’août.

Le mois de juillet 2022 pour sa part ne devrait pas passer à l’histoire. Il a fait en moyenne 19,6°C à Trois-Rivières alors que la normale est de 20°C alors que du côté de La Tuque, on a observé une température de 19,1°C comparativement à 18,8°C. Au niveau des précipitations, Trois-Rivières a reçu 74 mm alors que la normale est de 117 mm. En Haute-Mauricie, il est tombé 108 mm de pluie alors que la moyenne est de 130 mm.



Peu d’incendies de forêt


En juillet, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a combattu un petit nombre d’incendies pour un deuxième mois consécutif.

Au Centre-du-Québec, il n’y a eu aucun incendie durant le dernier mois alors qu’en Mauricie, on dénombre quatre incendies qui ont affecté un total de 4,2 hectares.

«C’est un seul incendie qui est responsable de cette superficie. C’est un feu qui est survenu dans le secteur de la MRC de Mékinac et c’est un feu de foudre», précise la porte-parole de la SOPFEU, Josée Poitras.

Dans la province, les pompiers forestiers ont eu à combattre seulement 43 feux qui ont affecté un total de 24,8 hectares de forêt. Ces données sont nettement sous la moyenne des dix dernières années pour un mois de juillet, alors qu’elle se situe à 93,8 feux qui affectent 5883,9 hectares.

La situation peut s’expliquer, selon la SOPFEU, par un mois de juillet «ponctué par plusieurs systèmes dépressionnaires qui ont régulièrement traversé la province, empêchant ainsi le combustible forestier de s’assécher». On note par ailleurs une dizaine de feux de foudre en raison des orages qui ont touché la province.

«Bien que les incendies initiés par la foudre correspondent à 23% des feux répertoriés pour le mois de juillet, ils ont engendré 90% de la superficie affectée», note la SOPFEU.



Rappelons également que ce mois de juillet plus tranquille a permis à une vingtaine de pompiers forestiers, dont sept de La Tuque, d’aller prêter main-forte à l’Alberta qui est aux prises avec plusieurs incendies de forêt.

La prudence est toujours de mise


Depuis le début de la saison 2022, la SOPFEU est intervenue sur 308 incendies qui ont brûlé 231,8 hectares, alors que la moyenne des dix dernières années, à pareille date, s’élève à 382 feux pour une superficie de 18 747,9 hectares.

La saison des feux de forêt n’est pas terminée et la prudence est toujours de mise. Les feux de camp mal éteints, les mégots de cigarette et les véhicules tout terrain peuvent tous être à l’origine d’un incendie de forêt.

L’organisme invite la population à consulter le danger d’incendie sur son site web ou sur son application mobile avant de s’adonner à des activités en forêt.