Le Nouvelliste
François St-Martin
Collaboration spéciale
François St-Martin
Puis, il a posé les doigts sur les touches. Une note, puis deux. Et, il a plongé. Profondément. Comme autrefois. Comme avant la maladie. Il a joué des airs restés imprégnés dans son cerveau, au creux de sa mémoire que j’avais cru à tort entièrement effacée.
Puis, il a posé les doigts sur les touches. Une note, puis deux. Et, il a plongé. Profondément. Comme autrefois. Comme avant la maladie. Il a joué des airs restés imprégnés dans son cerveau, au creux de sa mémoire que j’avais cru à tort entièrement effacée.

Sur notre chemin, un piano public

CHRONIQUE / Au cours des dernières années, ils se sont implantés un peu partout au Québec. Ils ont élu domicile sur des sites extérieurs avec, comme seule protection face aux intempéries, un toit sur la tête. Habillés d’œuvres d’art éclectiques, les pianos publics font aujourd’hui partie du paysage de nos villes. J’ai toujours trouvé sympathique de voir les curieux y pianoter quelques notes au passage. Samedi dernier, contre toute attente, j’ai littéralement été submergé d’émotions que je n’aurais jamais vécues si l’un de ces pianos ne s’était pas trouvé par hasard sur notre chemin.