Le Nouvelliste
Selon l’auteur de cette lettre, le dg d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, manque de respect lorsqu’il affirme que les personnes qui s’opposent à l’agrandissement d’un parc industriel parce qu’il détruirait des milieux humides sont des terroristes ou des dictateurs.
Selon l’auteur de cette lettre, le dg d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, manque de respect lorsqu’il affirme que les personnes qui s’opposent à l’agrandissement d’un parc industriel parce qu’il détruirait des milieux humides sont des terroristes ou des dictateurs.

Une question de respect

Carrefour des lecteurs
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Carrefour des lecteurs / Certaines personnes, lorsqu’elles sont à court d’arguments, ne voient pas d’autres façons de défendre leurs positions qu’en caricaturant leurs adversaires et en énonçant des énormités. C’est hélas ce qu’a récemment fait le directeur d’Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières, monsieur Mario De Tilly dans le dossier du projet Carrefour 40-55. Cet enjeu est pourtant crucial puisqu’il s’agit d’un projet d’étalement de la zone industrielle qui menace de détruire plusieurs hectares de milieux humides, dont des tourbières. Il est important que malgré nos désaccords sur cet enjeu, les discussions demeurent respectueuses. Or, ce n’est pas ce qu’a fait le directeur d’IDE en accusant les opposants au projet de faire de la «dictature». Non, se mobiliser pour la protection des milieux humides ne fait pas de nous des «terroristes» ou des «dictateurs» comme le sous-entend monsieur De Tilly. Affirmer cela, c’est manquer de respect pour ses interlocuteurs, ce qui nuit considérablement au dialogue.