Le Nouvelliste
Le Liban fait aujourd’hui face à la pire crise économique que le monde ait vue depuis 1850. La monnaie libanaise a perdu 90 % de sa valeur en deux ans. Concrètement, cela signifie que le panier d’épicerie coûte aujourd’hui de six à sept fois plus cher qu’en 2019.
Le Liban fait aujourd’hui face à la pire crise économique que le monde ait vue depuis 1850. La monnaie libanaise a perdu 90 % de sa valeur en deux ans. Concrètement, cela signifie que le panier d’épicerie coûte aujourd’hui de six à sept fois plus cher qu’en 2019.

La leçon du Liban

Jean-Michel Landry
Jean-Michel Landry
Comité de solidarité/Trois-Rivières
On apprenait récemment que les lignes de prévention du suicide ne dérougissent plus au Liban. En l’espace d’un an, les appels ont plus que doublé. Pourquoi cette détresse collective? On pense immédiatement à l’énorme explosion survenue dans le port de Beyrouth en 2020. (Si les mêmes 2750 tonnes de nitrate d’ammonium avaient explosé au port de Trois-Rivières, on aurait nettoyé les dégâts jusqu’à Nicolet.) On conçoit aussi que les tensions partisanes et confessionnelles qui animent ce pays, pris entre la Syrie et Israël, génèrent leur lot de craintes, de blessures et de deuils. Ces épreuves quotidiennes nourrissent, c’est vrai, la détresse de nombreux Libanais.