Le Nouvelliste
Marie-Soleil Desrosiers, intervenante au CALACS de Trois-Rivières.
Marie-Soleil Desrosiers, intervenante au CALACS de Trois-Rivières.

Un phénomène de solidarité sociale

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Les intervenants qui œuvrent auprès des victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement s’entendent pour dire qu’il faut une très forte dose de courage pour dénoncer ces gestes. Lorsque des femmes ou des hommes décident de briser le mur du silence, «ça crée un phénomène de solidarité sociale», constate Marie-Soleil Desrosiers, intervenante au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Trois-Rivières. Ce courage est ainsi transmis à d’autres victimes, ce qui peut expliquer la vague de dénonciations survenue cette semaine au Québec, explique-t-elle. «On ne voyait pas ça il y a 20 ans», constate de son côté le professeur Christian Joyal du département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. C’est Internet et les réseaux sociaux, selon lui, qui permettent aux victimes de se regrouper.