Suicide assisté: la bataille de Ginette Leblanc s'amorce

Ginette Leblanc s'est présentée en cour, ce matin, alors que sa cause visant à autoriser le suicide assisté était entendue.

La cour supérieure a commencé à entendre, ce matin, au palais de justice de Trois-Rivières, les arguments déposés aux procureurs généraux du Canada et du Québec, dans le dossier de Ginette Leblanc, cette Trifluvienne atteinte de la maladie de Lou Gherig qui demande l'aide au suicide pour éviter des souffrances.


Le procureur général du Canada, Me René Leblanc, a rappelé au juge Michel Richard qui présidait l'instance, ce matin, qu'il est lié à la décision de la Cour suprême en ce qui concerne le droit au suicide assisté. Aider une personne à se donner la mort, au Canada est un geste reconnu comme criminel.

Ce dossier a déjà été entendu par la Cour suprême il y a 18 ans dans le célèbre dossier de Sue Rodriguez.



Me Leblanc a fait valoir que au procureur de Ginette Leblanc, Me René Duval du cabinet Duval, Lauzon, Ménard, qu'il aura le fardeau de la preuve s'il veut tenter de faire renverser cette décision. Me Leblanc a aussi dit au juge Michel Richard: «Vous êtes lié à la décision de la Cour suprême».

Plusieurs organismes militant en faveur ou contre le droit au suicide assisté ont demandé à être entendus, hier. Toutefois, les parties ont convenu de se revoir le 1er juin à cet effet