Les organismes demandent un cadre de financement

Entre 70 et 80 manifestants du milieu communautaire ont interpelé les ministres Sam Hamad et Lise Thériault à l'occasion de leur passage à Trois-Rivières.

La Table régionale des organismes communautaires en santé et services sociaux Centre-du-Québec / Mauricie et le Regroupement des organismes en éducation populaire autonomes de la Mauricie se sont unis, hier, afin de manifester aux abords de l'Hôtel Gouverneur de Trois-Rivières où se trouvaient les ministres Lise Thériault et Sam Hamad pour prendre part à la tournée provinciale des Rendez-vous de la solidarité.


Le premier groupe demande à Québec de mettre rapidement en place une politique de financement pour l'ensemble des groupes communautaires afin qu'aucun ne soit exclu du financement.

«Depuis 36 ans, le financement des groupes communautaires est très variable, carrément insuffisant et surtout injuste. Entre 75 et 99 % des groupes communautaires, année après année, sont mis de côté par rapport au soutien de leur action et de leur intervention», raconte Renaud Beaudry, coordonnateur de la TROC-CQM.



La coalition a l'intention de suivre et d'interpeller la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, tout au long de la tournée des régions du Rendez-vous de la solidarité. Mme Thériault était de passage à Trois-Rivières, hier et visitera les 17 régions du Québec.

Le 16 novembre, la TROC s'adressera aux 125 députés de l'Assemblée nationale afin de leur demander de doter le ministère d'une politique et d'un cadre de financement.

Le Regroupement des organismes en éducation populaire autonomes de la Mauricie était présent à cette manifestation, mais dans le but d'interpeller le ministre Sam Hamad qui copréside la tournée de consultation provinciale en vue de doter le Québec d'un deuxième plan de lutte à la pauvreté.

«On vient lui rappeler que dans un réel plan de lutte, il faut absolument que le gouvernement reconnaisse qu'il a des obligations quant au respect et à l'application des droits», explique Michel Gagnon, coordonnateur du Regroupement des organismes en éducation populaire autonomes de la Mauricie. Parmi ces droits, il y a entre autre le droit à un revenu décent, au salaire minimum et à des prestations d'aide sociale, illustre-t-il.