Jouer du marteau pour une bonne cause

De gauche à droite: Gilles Lechasseur, président de l'Association des professionnels en outillage municipal du Québec, François Dubois, président de Bail-Mauricie, Denis Beaulieu, conseiller municipal, et Alain Lizotte, initiateur du projet.

Plus de 50 membres de l'équipe des travaux publics de la Ville de Trois-Rivières offriront gracieusement une journée de travail afin d'aménager une résidence habitée par une personne handicapée.


Alain Lizotte, coordonnateur à la voirie, et André Dionne, contremaître aux bâtiments, sont à l'origine de cette bonne action. Ils s'engagent à réaliser ces travaux chez une personne qui sera choisie par Bail-Mauricie.

«Ça fait plusieurs années que l'idée nous trottait dans la tête. Mais après la fermeture d'Aleris, la Ville a embauché des anciens employés aux travaux publics. Aleris, c'était du monde qui était dans le besoin de travailler. Ça a été le coup d'envoi», raconte M. Lizotte.



À la recherche de commanditaires

Ce dernier est à la recherche de commanditaires pour fournir les matériaux et pour offrir une journée de divertissement à la personne choisie pendant que les travaux auront lieu.

«On va faire les préparatifs avant la grande journée des travaux. S'il y a du montage d'équipement, on va le faire de soir pour que le samedi réservé aux travaux, on puisse travailler», précise M. Lizotte.

«Nos gens de métier veulent travailler au service d'une cause. Ils vont faire les travaux pour une personne qui n'a pas nécessairement les moyens de payer l'adaptation de sa maison, qu'on parle de rampe d'accès extérieure, de la salle de bain, des comptoirs à la bonne hauteur», mentionne François Roy, directeur du service des communications à la Ville de Trois-Rivières.



François Dubois, président de Bail-Mauricie, salue cette initiative des employés municipaux.

«C'est une idée extraordinaire pour deux points: il y a beaucoup de familles qui font des demandes de subvention pour des travaux d'adaptation de domicile. Les subventions peuvent aller jusqu'à 16 000 $. Mais quand on fait des travaux, c'est vite dépensé. Et deuxièmement, c'est pour les délais. Les travaux vont se faire cet automne. Quand des gens font des demandes de subventions, ils peuvent attendre cinq ans avant d'avoir une réponse du programme.»

M. Dubois indique que le choix de la personne sera faite par tirage au sort parmi celles qui ont adressé une demande de subventions. On connaîtra l'heureux élu après le 16 septembre.

«C'est une idée à répéter. Et j'espère que ça fasse des petits dans d'autres villes du Québec.»

Cette annonce est faite au moment où Trois-Rivières accueille la journée technique de l'Association des professionnels en outillage municipal.