Sherbrooke gardera ses déchets

La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie négocie présentement avec la Ville de Sherbrooke afin de mettre fin à l'entente qui lie les deux organismes concernant l'enfouissement de 35 000 tonnes de déchets annuellement en provenance de l'Estrie.


C'est que la Ville de Sherbrooke a conclu une entente afin de devenir copropriétaire d'un lieu d'enfouissement technique à Bury, lui permettant ainsi le contrôle sur la gestion de l'enfouissement de ses déchets.

On se souviendra que la conclusion de l'entente entre Sherbrooke et la RGMRM avait fait couler beaucoup d'encre en décembre 2007.



La Régie avait refusé de recevoir les déchets de Sherbrooke et de Gatineau, car elle craignait de surpasser sa capacité maximale d'enfouissement.

Le hic, c'est que Sherbrooke avait, à la lumière de discussions positives avec la Régie, adopté un règlement autorisant l'envoi de ses déchets en Mauricie. La Ville avait alors mandaté ses avocats pour étudier le dossier. Le lendemain, la Régie faisait volte-face dans le cas de Sherbrooke pour autoriser l'entente.

Or, avec les nouvelles dispositions dont bénéficie maintenant Sherbrooke pour l'enfouissement de ses déchets, la Ville souhaiterait bien pouvoir mettre un terme à cette entente.

«Nous sommes en négociations depuis le printemps pour voir comment ça se fera. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne renouvelleront pas leur entente. Mais nous tentons aussi de trouver des solutions pour qu'ils puissent se retirer de manière progressive», explique Pierre Bouchard, président de la RGMRM.



Évidemment, le retrait de Sherbrooke signifiera une baisse de revenus pour la Régie. C'est pourquoi cette dernière espère profiter d'un possible retrait graduel pour négocier des ententes avec d'autres clients ou d'autres municipalités et ainsi compenser pour les pertes financières liées au retrait de Sherbrooke.

«Tout cela fait l'objet de discussions en ce moment. Rien n'est encore bien attaché, mais nous sommes confiants que tout se déroulera bien et que nous pourrons négocier d'autres ententes pour compenser», signale M. Bouchard.