Claude Pinard piaffe d'impatience

Claude Pinard

Claude Pinard n'a pas changé. Le bouillant ex-député péquiste de Saint-Maurice qui a fait les délices de la presse régionale et même parfois nationale alors qu'il était deuxième vice-président de l'Assemblée nationale, a hâte d'en découdre avec ses adversaires libéral et adéquiste.


L'homme est en pleine forme malgré un léger rhume. Il revient d'un long séjour estival dans la ville de Québec où il a un pied-à-terre depuis 20 ans et où il a profité des fêtes du 400e... tout en gardant un oeil très intéressé sur la presse mauricienne. Son organisation a toujours su qu'il se tenait en réserve de la République en cas d'élection rapide.

 



Mercredi soir, il a reçu l'aval officiel de son exécutif pour défendre une quatrième fois les couleurs du Parti québécois dans Saint-Maurice.

Ravi, il assure avoir des choses à apporter à Shawinigan qui en a bien besoin. Et la mairie? Et bien la mairie peut bien attendre. C'est à l'Assemblée nationale où il a toujours ses entrées, note-t-il, que Claude Pinard veut servir. «Moi, je n'aurai pas besoin d'une période d'adaptation», a-t-il lancé en riant. Le coloré notaire et ex-maire de Shawinigan-Sud a toujours son franc-parler. Il appelle un chat un chat. Or, selon lui, Shawinigan ne représente plus un actif pour la Mauricie et il veut y voir.

«Shawinigan doit redevenir un actif pour la région. Je peux davantage aider la ville en étant à Québec qu'en me présentant à la mairie. Je suis certain que d'excellentes candidatures vont se pointer. Je peux aider davantage un conseil municipal avec ma propre expérience au conseil municipal de Shawinigan-Sud et avec mes 13 ans à Québec. Même actuellement, je connais tous les ministres qui sont là. Je ne repartirais pas de zéro. Je vais surtout attendre la venue du nouveau conseil municipal. Quant au reste du comté, il y a Saint-Mathieu, Saint-Boniface, Mont-Carmel, que je connais bien. Il y a beaucoup d'ouvrage à faire.»

Claude Pinard s'apprête à reparler de politique environnementale et de nouvelles technologies de l'environnement, en y associant les centres de recherche du Laboratoire des technologies de l'énergie et du Collège de Shawinigan.



«Le LTE c'est notre université à nous. C'est ça l'avenir du centre de la Mauricie. Il nous faut des créneaux différents de Trois-Rivières», lance-t-il.

Déjà sur la ligne de départ, Claude Pinard n'attend que le signal.