Un pyromane sur la rue Frigon?

Le logement qui a été incendié à trois reprises, au cours des dernières semaines, sur la rue Frigon, à Shawinigan, est une perte totale. Tout est complètement calciné. Les murs ont dû être arrachés.

Le pyromane de la rue Frigon a-t-il été démasqué? Les policiers de la Sûreté du Québec ont arrêté un Shawiniganais de 24­ans, hier, pour un feu criminel commis au centre de service Les Chutes de Desjardins, sur la rue Frigon, à Shawinigan. Un incendie allumé seulement quelques heures après celui commis dans un autre immeuble de la rue Frigon, qui a été la proie des flammes à trois reprises au cours des dernières semaines, dont la dernière fois lundi.


Quelques heures après l'incendie de l'immeuble de la rue Frigon, ce sont deux guichets automatiques qui étaient la proie des flammes au centre de service Les Chutes de la caisse Desjardins des Cascades, situé à seulement 100 mètres du lieu du premier feu.

François Arcand a comparu, hier après-midi, au palais de justice de Shawinigan, pour incendie criminel relativement au feu à la caisse Desjardins. Il s'en serait pris aux guichets automatiques alors que des policiers se trouvaient à peine 100 ­mètres plus loin, sur les lieux du premier incendie, au 946, rue Frigon.

 

La Sûreté du Québec n'était pas en mesure de dire, hier après-midi, s'il était lié aux trois incendies commis au 946, Frigon. «Nous sommes présentement en train de faire enquête. C'est l'enquête qui va déterminer s'il y a un lien ou pas. Pour l'instant, nous sommes en mesure de porter des accusations dans le dossier des guichets automatiques, mais dans les autres dossiers, l'enquête n'est pas terminée», précise l'agent Pierre Rivard, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Rappelons qu'un feu s'est déclaré dans cet immeuble de neuf logements, vers 18­h, lundi. Cela avait également été le cas les 28 et 29 septembre. C'est toujours dans le même logement, au troisième étage, que les flammes prennent naissance.

Si le premier incendie avait fait des dégâts mineurs, le deuxième avait causé des dommages considérables. La toiture avait notamment été lourdement endommagée.

D'ailleurs, une seule personne a pu réintégrer son domicile depuis ce sinistre. Lundi soir, c'est plutôt l'eau qui a causé quelques dégâts, le logement incendié étant déjà une perte totale.

La Sûreté du Québec a la certitude que le sinistre de lundi ainsi que celui qui avait causé le plus de dommages dans la nuit du 29 ­septembre sont criminels. Dans ce dernier cas d'ailleurs, des traces d'introduction par effraction avaient été remarquées et plusieurs foyers avaient été allumés.

Le logement touché est complètement calciné. Les murs et le plafond ont dû être arrachés. Les appareils électroménagers ne sont plus que des morceaux de métal tordus.

Après le feu de lundi, 100­mètres plus loin, vers 00­h­50, c'est la caisse Desjardins qui a écopé. Un feu a été allumé sur les deux guichets automatiques. C'est le système d'alarme qui a alerté les pompiers.

À l'arrivée des pompiers, la fumée enveloppait la pièce où se trouvent les guichets. Heureusement, ce n'est que le devant des guichets qui a été endommagé. Ce n'est pas le cas du mécanisme ni de l'argent. Le bâtiment n'a d'ailleurs pas subi de dégâts et les employés du centre de service étaient en poste hier matin. Arcand aurait été filmé par la caméra des guichets. Les policiers lui ont donc mis la main au collet rapidement.