Maurice Richard et Jean-Guy Dubois

Vers le 100e: «Un outil incontournable»

Bécancour — Ensemble, ils cumulent 44 années à la mairie de Bécancour, soit près de la moitié de l’âge du Nouvelliste. Tant pour Jean-Guy Dubois que Maurice Richard, l’histoire du quotidien régional est associée de près à leur propre histoire.

«Notre relation remonte aux années 50: la cueillette du Nouvelliste dans la boîte aux lettres, près du chemin, était un geste quotidien dans mon Bécancour natal. Pour mon oncle Ulric, Le Nouvelliste était son lien privilégié avec le monde et il prévenait Marie-Anne de ne surtout pas oublier le renouvellement à son abonnement», se plaît à raconter le premier magistrat actuel.

Puis, celui-ci a redécouvert Le Nouvelliste durant ses années de jeunesse, à travers ses implications sociales pour lesquelles, dit-il, la couverture était indispensable.

«La vie sociale, culturelle, les grands événements, les grands dossiers, les nouvelles régionales: tous y trouvaient leur intérêt», décrit-il.

Par la suite, Le Nouvelliste est devenu un compagnon inséparable durant ses campagnes électorales, «un puissant outil d’information et même de séduction». «Je ne saurais toutefois affirmer que je lui dois des victoires», a admis M. Dubois.

«Et la vie politique a finalement soudé notre relation. Notre quotidien démontre une présence constante et de qualité pour l’information, la compréhension des grands enjeux et le rayonnement régional. Un incontournable outil de partage pour les citoyens de chez nous et d’ailleurs. Bref, on a plus que jamais besoin du Nouvelliste. Bravo et merci à ses artisans d’hier, d’aujourd’hui et de demain et bon centenaire», renchérit le maire de Bécancour.

Comme citoyen, quand il reçoit Le Nouvelliste, Maurice Richard est d’abord intéressé par la première page pour connaître les grands événements. «Et ça me sert à savoir la date», sourit-il.

Après avoir porté son attention sur les avis de décès, «commençant à prendre de l’âge», l’ancien député libéral trouve intéressant de découvrir la Tête d’affiche. «Normalement, ça parle du monde actif qu’on connaît et majoritairement, ce sont des bénévoles», explique celui qui se dit particulièrement attiré par les photos de même que par la page éditoriale.

Et quand il pense au quotidien régional à titre de personnalité publique, il se remémore tous ces journalistes avec qui «j’ai fait et je fais affaire».

«Le Nouvelliste, ça me rappelle Roger Levasseur avec son cigare, Marcel Aubry qui sort de l’université, Marc Rochette. Roger Levasseur, c’est un gars qui a passé une partie de sa vie dans le coin des Bois-Francs, à Victo et à Bécancour. Aubry, lui, était plus proche de la 20 dans le coin de Sainte-Eulalie. Marc Rochette est plus Trois-Rivières. Tu ajoutes à ça Jean-Marc Beaudoin qui est resté plusieurs années à Sainte-Angèle, sur la rive sud, à Bécancour. Ce que je veux dire par là, c’est que les journalistes connaissent le milieu et vivent avec le milieu. Ils savent de quoi ils parlent. C’est à cause d’eux que ça m’intéresse de lire Le Nouvelliste», reconnaît-il.

Et le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour a aussi une pensée pour les camelots, que ce soit cette dame qu’il aperçoit passer tôt le matin sur le trottoir «avec son petit chariot», hiver comme été, ou ce Michel Dufresne qui aura distribué le journal pendant des dizaines d’années.

«Le Nouvelliste a fait partie de ma carrière d’élu, soit 42 ans. Le quotidien, ce n’est pas un hebdo, c’est le quotidien et on ne peut pas se passer de cet élément d’information-là qui vient de la base», a conclu M. Richard.