Sylvie Tardif
Sylvie Tardif

Vers le 100e: Un moyen de reconnaissance

Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Sylvie Tardif ne peut s’empêcher de s’enflammer quand on lui demande de raconter des anecdotes concernant Le Nouvelliste. De son grand-père qui y était typographe en passant par ses oncles qui effectuaient également cette tâche d’une autre époque, à son habitude de lecture qui remonte à l’aube de son adolescence, le journal fait partie de son ADN. Ce qui ressort principalement de son affection pour son quotidien régional, c’est la reconnaissance qu’il apporte à toute une communauté.

Cette reconnaissance n’est pas qu’une perception. Elle a été constatée par Jocelyne Lamoureux qui menait une étude chez Comsep. «Les participants mentionnaient qu’ils avaient passé dans Le Nouvelliste et que ça avait une grande importance pour eux. La chercheure mentionnait que le fait d’être reconnus par Le Nouvelliste leur avait amené une grande valorisation. La couverture de projets sociaux aide à améliorer l’estime des gens qui sont en difficulté», mentionne la coordonnatrice chez Comsep. Plus encore, lors de l’incendie qui a ravagé les locaux de l’organisme le 16 janvier 2004 et qui a pratiquement tout réduit en cendres, elle souligne le soutien des médias régionaux dans cette épreuve. «LE fait qu’ils nous ont couverts et qu’ils nous ont pas lâchés. Le tout Trois-Rivières organisait des activités pour nous aider et Le Nouvelliste était là. Autant pour couvrir les cennes noires que les étudiants de l’UQTR nous avaient donnés que pour les soupers spaghettis organisés par d’autres. Ils nous ont permis, Le Nouvelliste et les médias régionaux, d’aller chercher plus de 600 000 $ en dons. Il y avait eu des bailleurs de fonds qui ont participé mais le fait que les médias régionaux s’étaient associés à nous pour couvrir tout ce qu’on faisait, ça nous a permis d’avoir cet argent et d’acheter l’école dans laquelle on est présentement.»