En pleine action, quelques minutes après la défaite crève-cœur des Cataractes au printemps 2009.

Vers le 100e: Information en pleine évolution

Parfois, on ne réalise pas sur le coup qu’on est en train de vivre un moment important, historique même. En 2009, quand le directeur de l’information Michel Saint-Amant m’a donné une caméra vidéo et un micro pour couvrir la finale opposant les Cataractes de Shawinigan aux Voltigeurs de Drummondville, je n’y voyais qu’un autre défi pour la journaliste multitâche que je suis. Puis, du haut de la galerie de presse du Centre Marcel-Dionne, j’ai réalisé que je vivais un moment dont je me souviendrais toute ma vie. Au-delà du match enlevant qui se déroulait sous les yeux de milliers de spectateurs enthousiastes, je participais à la transition numérique que le journal prenait.

Depuis, les choses ont grandement évolué. Les photographes se chargent de la captation des images (qui sont de meilleure qualité!) et le multimédia fait partie de la routine quotidienne du journal. L’information est pensée différemment, bonifiée de compléments et livrée sur les multiples plateformes avec une rigueur qui elle, a toujours été au cœur des préoccupations de ses artisans des 100 dernières années.

C’est donc dans cette volonté d’être bien de son époque que Le Nouvelliste a couvert en vidéo de nombreux événements qui ont marqué l’histoire récente de la région. Je me souviens particulièrement de la fermeture de l’Alcan à Shawinigan le 29 novembre 2013. Il faisait extrêmement froid et les journalistes faisaient le pied de grue sur le trottoir en face de l’usine. L’ambiance était aussi lourde que la neige qui craquait sous nos pieds. Peu de travailleurs voulaient nous parler. Jusqu’à ce qu’un retraité marche vers nous d’un pas décidé. Puis, le micro sous le nez et les larmes aux yeux, il a spontanément partagé sa tristesse et ses souvenirs. Je me souviens également des couvertures plus joyeuses du Festivoix, des premières des spectacles à la Cité de l’énergie et les capsules Zone Affaires qui mettent en lumière le travail des entrepreneurs de la région. Il y a également d’autres projets pour l’avenir parce qu’il y a maintenant tellement de façons de transmettre ce qui se passe chez nous et, parce que c’est ce que nous faisons de mieux, nous voulons le faire longtemps encore.