Daniel McMahon, recteur de l’UQTR.

Vers le 100e: Fan des caricatures de Delatri

Trois-Rivières — Il est né à Nicolet où il a finalement habité toute sa vie. Il a été maire de cette ville, puis préfet de la MRC Nicolet-Yamaska. Avec de telles responsabilités et une telle implication sociale, on comprend que la lecture quotidienne du Nouvelliste s’est imposée dans le quotidien de Daniel McMahon.

«J’ai grandi avec Le Nouvelliste», raconte-t-il. «Je déjeune avec Le Nouvelliste. Ça a toujours été comme ça.»

Même s’il se dit intéressé par à peu près tout ce qui s’écrit dans le journal, le recteur de l’UQTR avoue bien candidement, toutefois, que «la première affaire que je regarde dans Le Nouvelliste tout le temps, c’est la caricature», dit-il en précisant qu’il a été tout particulièrement un «fan de Tony Delatri» qui a traduit l’actualité en dessins pendant 26 ans.

«Les caricaturistes ont une capacité à résumer une situation que moi j’ai toujours trouvée fascinante», explique-t-il.

«J’en ai eu quelques-unes comme maire. Quand j’ai quitté pour aller à l’Ordre (des comptables agréés) il y en avait eu une, puis quelques autres au cours des quatre dernières années à l’Université», rappelle-t-il en s’émerveillant de la manière dont un simple dessin arrive à résumer un dossier de l’actualité.

En tant que politicien municipal, «le premier journaliste avec lequel j’ai eu à transiger sur une base régulière, c’est Marcel Aubry qui couvrait la Rive sud», se souvient-il.

Le recteur se souvient du «style très particulier» du journaliste qui est aujourd’hui retraité. «Il voulait connaître toute l’information. Il avait une volonté de couvrir l’information et il avait sa façon particulière de nous poser ses questions avec toujours un sourire et parfois, il savait la réponse avant même de poser sa question», se souvient-il.

Daniel McMahon n’oubliera pas non plus son arrivée au rectorat de l’UQTR. «On avait un enjeu très particulier. On a eu à dealer avec des situations assez complexes», rappelle-t-il, dont plus récemment le lock-out des professeurs. «Le Nouvelliste a toujours été là pour donner l’information. Quand je regarde le bilan global de toutes les informations depuis 4 ans que je suis en poste, la couverture pour mettre en valeur nos chercheurs, mettre en valeur ce qui se passe, est quand même assez exceptionnelle», analyse-t-il. «Il y a bien des universités, à Montréal, qui aimeraient avoir la même couverture. Pour une région, c’est drôlement précieux», souligne-t-il.

Si Le Nouvelliste n’arrivait pas à fêter son 100e anniversaire, «ce serait une catastrophe», croit-il.

Un tel média «donne la couleur et la saveur de ce qui se passe chez nous», estime le recteur. «On ne pourrait jamais avoir une couverture de cette nature-là si l’on était desservi par les médias que ce soit de Montréal ou de Québec», dit-il.