Jean-Pierre Jolivet avec la petite Marion Martel-Moreau

Prendre un enfant dans ses bras...

Trois-Rivières — Jean-Pierre Jolivet a fait la manchette du Nouvelliste à maintes reprises lors de son passage en politique. Il se souvient entre autres de cette soirée de 1976 où il avait été élu pour la première fois pour le Parti québécois. Par contre, un souvenir brille particulièrement fort dans le fond de sa mémoire. Un souvenir immortalisé par le photographe Sylvain Mayer en 1999 et publié en une du Nouvelliste le lendemain. Ce cliché le représente avec la petite Marion Martel-Moreau dans ses bras.

La jeune fille est atteinte d’une lésion cérébrale et les traitements par hyperoxygénation pointaient à l’horizon comme une lueur d’espoir. Comme elle n’avait pas été retenue pour le projet pilote réalisé dans des hôpitaux de Montréal, Nicole Fugère-Jolivet, la conjointe de M. Jolivet, avait mis en branle une campagne de financement.

Elle et son mari faisaient partie de l’armée composée d’une vingtaine de bénévoles qui épaulaient les parents quotidiennement afin de stimuler la fillette de façon sensorielle. Lors de la conférence de presse dévoilant les détails de cette initiative, la petite Marion est venue se blottir dans les bras du député de Laviolette de l’époque.

«C’était vraiment émouvant parce que j’étais là pour appuyer ma femme lors de la conférence de presse et grâce au travail de Sylvain Mayer, cette photo est devenue l’image de la campagne.»

«La campagne de financement avait rapporté l’argent nécessaire pour que la petite aille, durant une semaine, recevoir les traitements de la chambre hyperbarre à Vancouver. Ç’a n’a pas donné les résultats souhaités mais ils auront pu l’essayer», se souvient-il.

L’objectif établi à 10 000 $ avait été atteint notamment grâce au traitement qu’en avait fait Le Nouvelliste.

«On avait pas Facebook à cette époque!», lance-t-il est soulignant le rôle important du quotidien.