Le pont, il nous le fallait!

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Après la Deuxième Guerre mondiale, la région voulait une alternative aux deux traversiers déjà trop achalandés qui faisaient la navette sur le fleuve Saint-Laurent entre Trois-Rivières et le quai de Sainte-Angèle-de-Laval.

C’est alors que la Chambre de commerce de Trois-Rivières, Le Nouvelliste et la station de radio CHLN lancèrent conjointement la fameuse campagne Le pont, il nous le faut et nous l’aurons, raconte l’historien François Roy, un slogan rassembleur imaginé par le journaliste Magloire Gagnon, animateur de l’émission Omnibus dans ces années-là.

Ce message, martelé par Le Nouvelliste pendant plusieurs années, soutient les porteurs de ballon, car la région rêve d’un espace économique qui couvrirait les deux rives. On lui donnera le nom de Coeur-du-Québec, un projet que seule la construction du pont pouvait permettre.

Ce pont permettra éventuellement de greffer des artères à ce cœur, soit les futures autoroutes 55 et 30.

Ce pont, il nous le fallait et nous l’avons eu.