Pascal Lavallée et Martin Brière dirigent la boulangerie Germain de Sainte-Thècle.
Pascal Lavallée et Martin Brière dirigent la boulangerie Germain de Sainte-Thècle.

Boulangerie Germain, une marque à maintenir

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
«Dans la région, la boulangerie est connue. Des grands-parents qui venaient ici quand ils étaient jeunes reviennent avec leurs petits-enfants et ils mangent le même beigne à la crème depuis tout ce temps. Ce sont des souvenirs. C’est quelque chose. Les gens font le détour pour venir chez nous. On se compte chanceux. On est des marchands de bonheur.»

Lorsque Martin Brière a relancé en 2010 la boulangerie Germain avec son ami Pascal Lavallée, il était acquis que leur commerce allait garder ce nom inscrit dans l’histoire de Sainte-Thècle. Mais tout en maintenant les produits ayant fait la renommée de la boulangerie, les deux amis ont donné un coup de jeunesse au commerce, notamment en diversifiant les produits et en mettant sur pied une boutique en ligne.

Une boulangerie est située sur la rue Notre-Dame depuis 1899 grâce à l’initiative de Charles Comeau. Si on fait exception d’une fermeture de quelques mois à la suite de la vente du commerce des Germain à un propriétaire qui n’a fait que passer, le commerce, repris en 2010 par les deux partenaires d’affaires, continue de servir des centaines de clients désireux de savourer un pain frais du jour.

«Je suis imprimeur et Pascal est biologiste. Je suis natif de Sainte-Thècle et Pascal est un résident de longue date. L’idée était d’avoir un projet commun. On a tout bonnement tenté la relance dans un intérêt d’affaires. On croyait au nom de Germain qui est là depuis 1955. Les affaires vont bien», raconte M. Brière.

Une douzaine de propriétaires se sont succédé depuis 1899. La famille Germain a été présente durant plus de soixante ans avec Willie Germain, sa fille Carolle et le conjoint de celle-ci, Yvan Cossette. Martin Brière désirait maintenir la qualité du service de cette famille et les produits qui ont fait sa réputation comme le pain frais, les galettes aux dattes, les beignes à la crème et les brioches. Mais les nouveaux propriétaires ont amené les plats préparés, ont développé le volet de la pâtisserie et offrent un service de traiteur.

Cette diversification fait en sorte que les mets cuisinés et le service de traiteur représentent chacun 30 % des affaires. La boulangerie et la pâtisserie se partagent également les 40 autres %.

«On a été à l’écoute des gens, explique M. Brière. Au niveau du traiteur, on a des classiques. Mais on offre aussi le service de barbecue à domicile: on arrive avec un service clé en main avec des burgers et des hot dogs de luxe. On est là de l’entrée au dessert, on arrive avec la vaisselle. Les gens ne touchent à rien. On sert encore du pain frais du jour, on a ajouté des pains croûtés, aromatisés à notre façon, on a ajouté des bagels. On est allés chercher une nouvelle clientèle. On est sortis des chemins tracés, car les gens ont des besoins différents des années passées. On a diversifié l’entreprise, mais on a un cadre qu’on respecte.»

La famille Germain a accompagné les deux nouveaux propriétaires lors de l’acquisition en 2010. Depuis ce temps, le commerce a agrandi et le nombre d’employés a grimpé de cinq à trente.

«On s’entoure de bonnes personnes, souligne M. Brière. On veut des personnes qui s’attachent à l’entreprise. On veut développer des relations de longue durée.»